
Vous voulez qu’on écoute votre musique? Alors ne parlez pas de Rock!
Aujourd’hui notre ami Marc-André Laporte sur site quebecois Donne ta Musique se penche sur un sujet crucial. Comment parlez-vous de votre musique? En général, pas bien. Je fais souvent l’exercice lorsque je suis en intervention de demander à chacun de se présenter en 30 secondes. Et j’ai souvent droit à un magnifique “je fais du rock” ou “je fais de la pop”. Super. Alors ça, ça me donne envie de vous écouter tiens. Et c’est justement le sujet de l’article de Marc-André.
Lors d’une nouvelle rencontre, on a cette fâcheuse habitude de rapidement poser la question suivante:
« Que fais-tu dans la vie? »
On veut savoir quel est le boulot de la personne comme si ça pouvait nous permettre rapidement de la juger. Si vous jouez de la musique, je parie ma chemise que la question cette question est remplacée par:
»Quel genre de musique vous jouez? »
Je la pose constamment cette question et on me répond constamment
« du indie rock »
ou
« du jazz »
ou
« du rap »
Ou tous les styles recensés sur cette carte.
Je suis déçu à chaque fois car ça n’attire pas mon attention et je finis par oublier de prêter oreilles à vos projets. J’ai tellement entendu de indie rock qu’il est malheureusement impossible pour moi d’en faire une référence intrigante.
Je crois qu’il est temps de laisser la catégorisation aux magasins de musique. Ce qui est ironique c’est que les surfaces diminuent depuis quelques années et par le fait même, le nombre de catégories de musique aussi.
HMV a maintenant une catégorie « Musique légère ». Vous ne voulez pas vous y retrouver, j’en suis persuadé.
Présentez maintenant votre musique comme si votre son était une rencontre entre deux entités. Faites l’exercice, vous verrez que ce n’est pas facile. Mais pour un mélomane, ça attire beaucoup plus l’attention.
Voici quelques exemples:
Rhye = Portishead rencontre The XX
Mirel Wagner = Leonard Cohen rencontre Cat Power
Ce référencement est très précis et vous arriverez à toucher les fans d’un artiste ou de l’autre. Chose que vous ne ferez jamais à tous les fans de Heavy Metal.
Style musical = marketing de masse
X rencontre Y = marketing de niche
Le marketing de masse n’est pas une bonne avenue pour votre projet.
Soyez précis!
Maintenant, faites l’exercice. Dites-moi quelle est la rencontre de votre son.
Tout sur la synchronisation musicale (titres dans des films, séries et trailers)
En avril dernier s’est tenu la conférence “How To Place Music In Hollywood Films, Television and Trailers” organisée par la NARIP (National Association of Record Industry Professionnals). Le panel composé de Music Supervisors en provenance directe de L.A venait nous livrer leurs secrets sur le placement, ou synchronisation, de titres dans des films, séries et trailers.
La synchronisation c’est le mot qui fait rêver tout producteur ou éditeur de musique : face à la crise du disque les revenus complémentaires qu’elle génère sont de véritables bouées de sauvetages.
Le sujet étant particulièrement intéressant DBTH s’est rendu à cette conférence et vous livre ici son compte rendu.
9h : arrivée à l’espace Oscar Nemeyer, accessoirement siège du Parti Communiste Français, après avoir récupéré son badge, pris un café et salué les quelques têtes connues parmi les professionnels présents on se dirige vers la grande salle de conférence du PCF.
Présentation du panel
Tess Taylor, présidente de la NARIP, modèrera la conférence avec Romain Vivien, DG de Believe Digital.
Les guests speakers arrivés tout droit d’Hollywood comme nous le rappelle le powerpoint projeté en arrière-plan sont :
- Andrea Von Foester, directrice musicale au cinéma et en télévision (Chronicle, Grey’s Anatomy, The O.C., 500 Days of Summer, Stargate Universe)
- Marcy Bulkeley directrice musicale chez Big Pictures Entertainment, société productrice de bandes-annonces (Inception, Sponge Bob, Sherlock Holmes, Harry Potter 6 & 7, Looper)
Bref nous avons devant nous de vrais music supervisors qui sont en charge de la sélection musicale qui accompagne films & séries à gros budgets.
Pendant les 4h de conférence de nombreux points seront abordés : comment “pitcher” (présenter) un titre à un music supervisor, les règles de base et autres prérequis concernant l’envoi de ses titres, les questions contractuelles, les ayants droits, les revenus etc….
Après s’être présentés nos guests américains nous expliquent brièvement qu’ils adorent la musique française, tout au long de la conférence on mentionnera Air, Phoenix, M83, C2C (si vous voulez placer vos titres dans une superproduction, mieux vaut faire de l’électro !).
Quelques chiffres :- Un long métrage peut utiliser jusqu’à 30 titres différents, dans une série on est généralement entre 3 et 12 passages musicaux sauf pour les comédies qui peuvent totalement s’en passer en se contentant de « rires en boîte ».
- Pour les bandes annonces (trailers) c’est très variable, on utilise souvent un mix de « score » (musique d’accompagnement qui détermine l’ambiance : dramatique, stressante, joyeuse…) et de titres commerciaux pour attirer l’attention du public. Par exemple pour Very Bad Trip 2, la bande annonce de 2’30 utilise des titres des Beasties Boys, de Jay-Z et de Kanye West ce qui représente 1 million de dollars en synchronisation !
C’est d’ailleurs en plaçant ses titres sur des bandes annonces que l’on peut toucher le jackpot : la musique utilisée pour un film représente environ 3% du budget total alors que le marketing peut représenter jusqu’à 30%. Le music supervisor a donc un budget extrêmement serré pour la musique contenue dans le film, mais pour la bande annonce c’est dans la part marketing du budget qu’il peut aller piocher.
Voici un petit tour d’horizon des conseils donnés…- Contact
A moins que votre titre soit hyper médiatisé et que l’on vienne vous chercher il faudra démarcher ou « pitcher », pour cela il faut trouver le contact d’un music supervisor. Il faudra donc faire vos recherches et trouver les agences spécialisées et obtenir le précieux email d’un responsable. Oubliez les comptes Facebook, les numéros de portables, ou les envois de CD par la poste : les musics supervisors sont ultra-sollicités et il faudra privilégier le contact par email.
- Pitch par email
votre email doit être bref et contenir toutes les informations dont pourra avoir besoin le responsable ainsi que des liens d’écoute. Ne vous attendes pas à recevoir une réponse : « Pitching is like a letter to Santa Claus ». Souvent le responsable écoutera vos titres, les chargera sur son iPod et ne pensera à une utilisation possible pour votre titre que longtemps après (d’où l’importance d’avoir toutes les métadonnées et informations de contact dans votre emails). Pas la peine de relancer, cela ne fera qu’énerver votre interlocuteur qui reçoit des centaines de mails par jour. Voici donc ce que doit contenir votre email :
- Description des titres
Le genre musical doit être précisé dès l’objet du mail, il faudra bien entendu développer dans le corps du mail en donnant un précisant le thème du titre, les groupes similaires (les « Black Keys sound-alike » ont la cote en ce moment), décrire le développement du titre (intro pendant les 30 premières secondes puis arrivée des cordes à 45’, refrain à 1’05″), mettre en avant les éléments intéressants de la chanson « A partir de 1’43″ le refrain avec les chœurs d’enfant est magnifique ». Vous pouvez également parler de l’artiste, tout élément sortant de l’ordinaire « Il a grandi avec Léonard Cohen et lui a appris à jouer à la guitare » ou toute anecdote qui pourrait attirer l’attention du responsable car comme ils l’admettent « Funny does not hurt ».
- La musique
Certains musics supervisors veulent uniquement des liens permettant de télécharger vos titres, d’autres apprécient d’avoir un lien pour une écoute immédiate en streaming. Il vaut donc mieux prévoir les deux : des liens Soundcloud ainsi qu’un lien de téléchargement qui n’expire pas (oubliez Wetransfer). Si vous avez aussi les parties instrumentales de vos titres n’hésitez pas à le signaler et à les inclure.
- Les métadonnées
C’est l’un des éléments les plus importants, le music supervisor n’a pas de temps à perdre et il doit trouver rapidement les informations dont il a besoin ainsi votre fichier audio doit être accompagné de ses métadonnées, si possible renseignées dans la description du fichier lui-même. En plus du nom de l’artiste et du morceau il faudra préciser si possible l’ISRC, le nom du producteur, de l’éditeur ainsi que les informations de contact ! N’hésitez pas à ajouter des mots clés ou des thèmes à votre enregistrement : Love song, Roadtrip, Frightened, Male vocals…
- Les droits
Pensez à préciser si vous êtes le producteur, l’éditeur ou les deux. Si vous êtes dans ce dernier cas c’est parfait car vous pourrez indiquer « one stop rights owner » : en effet pour le responsable de la synchronisation il est vraiment plus simple de n’avoir à négocier qu’avec un seul ayant droit. Si vous ne détenez pas tous les droits sur le titre indiquez les autres personnes à contacter pour obtenir leur autorisation. Pensez également à indiquer si vous avez les droits monde ou sur une zone géographique limitée. Tout ce que vous pouvez faire pour simplifier le travail du responsable de la synchronisation est un avantage sur vos concurrents.
Comment découvre t-on et consomme t-on la musique?
Aux Etats-Unis, je tiens à le préciser. Neanmoins excellente infographie vue sur The Music Void, mais qui vient de chez The Music Bed. Et elle a été réalisée en analysant plus de 3000 enquêtes en utilisant les outils de Nielsen.
Il est essentiel pour vous de bien comprendre comment fonctionne et qu’utilise le public que vous voulez toucher. Pourquoi? Car si vous ne savez ce qu’ils font ou où ils sont, comment voulez vous leur faire découvrir ce que vous faites?
Que peut-on apprendre?
- Que le nombre d’abonnés aux services de Streaming a progressé de 44%
- Les “gens” découvrent la musique à la radio, les teens découvrent la musique sur Youtube
- La recommendation reste essentielle
- 36% des teens achètent un CD par an, 51% ont déjà acheté de la musique en telechargement
- 21% des plus de 18 ans on déjà acheté un titre en digital dans la semaine de la sortie
- Et sur les consommateurs moins teens et plus âgés, 41% des plus de 55 ans ont réduit leurs dépenses culturelles alors que seulement 28% des 25-34 ans disent le faire.
Sinon, rien à voir avec cette infographie, mais l’on apprend ici qu’un utilisateur d’iTunes consomme un panier moyen de 40 $. Et ça, c’est un bon signe.
Faire une video musicale avec seulement un iPhone
Il y a maintenant tellement de technologies à notre disposition que l’on se demande comment être toujours plus créatif, quoi faire, quoi rajouter, quoi utiliser..Regardez les videos musicales par exemple. Il n’y a pas si longtemps, si vous ne disposiez pas d’une caméra HD de la meilleure qualité, vous aviez assez peu de chances d’être diffusé en télé.
Aujourd’hui, on ne peut plus vraiment dire que l’attente d’un artiste est de voir son clip passer à la télé, mais plutôt d’arriver à le mettre en avant sur Dailymotion ou obtenir des vues sur Youtube. Autour de moi, quand j’entends parler clip, on me dit ‘Ouaih la télé c’est pas mal ça me fera des droits”. Mais sur le reste…..Mais c’est pas parce que ça passe sur Youtube que la vidéo ne doit pas être jolie. Et heureusement, les techno disponibles aujourd’hui pour quelques centaines d’euros dépassent les caméras de plusieurs milliers d’euros d’il ya dix ans. En fait, même la qualité de la vidéo que vous obtenez à partir d’un iPhone 5 est incroyable (alors à ceux qui me ferait un procès pro Apple je précise que je me refuse à acheter un iPhone. Et que je traîne un Blackberry. Et oui) .
Voici une vidéo pour la Allied Irish Banks qui a été entièrement réalisée sur un iPhone. Certes, il n’y a pas d’effets spéciaux, mais la video est assez chouette pour passer en télé et répondre à leurs normes.
Alors en sachant que de nombreuses videos avec seulement des paroles ou l’artwork de l’album peuvent obtenir des milliers/millions de vues sur Youtube, une video sur iPhone peut aussi bien marcher! Bien sûr, ce n’est pas la panacée, il faut aussi avoir l’idée, et faire une video avec un meilleur matériel, c’est bien aussi. Mais quand on a pas toujours les moyens ou le temps, c’est toujours bon à prendre!
Et n’hésitez pas à aller relire les petites leçons de clip de Xavier Paufichet!
Illustration photo: “We want more”
Des chiffres sur Twitter en France
Je pense être bien plus sur Twitter que sur Facebook. Je peux l’avouer, Facebook m’insupporte totalement. Mais bon, d’un point de vue professionnel, je n’ai pas le choix. Alors que Twitter….je veille, je lis, je discute, je râle…. Et je choisis avec qui je discute.
Sur ce site, on a souvent parlé de Twitter:
- Comment adapter votre communication suivant le réseau social (Facebook, Twitter, Youtube, Instagram…)
- Twitter pour les musiciens? Le livre blanc présenté au MaMA à telecharger
- Vendez votre musique, vos billets de concerts, votre merch sur Twitter avec Chirpify!
- Les (nouveaux) meilleurs horaires pour poster sur Facebook et Twitter
Et maintenant Twitter a annoncé se lancer sur la musique.
Le site d’Influencia a détaillé un peu plus qui utilisait Twitter en France. On a même une infographie Argus de la presse et Ipsos/ CGI).
On apprend donc que 5% des Français détiennent un compte Twitter et l’utilisent actuellement et que la très grande majorité des Français n’a donc jamais eu de compte Twitter (89%). Que Twitter est bien plus un moyen d’information que de communication. Que le potentiel de développement reste quand même très limité, la plupart des personnes n’utilisant plus leur compte Twitter actuellement ou n’ayant pas de compte Twitter n’ont pas l’intention d’en créer un ou de l’utiliser à nouveau (93%). Enfin, près des 2/3 des utilisateurs actifs de Twitter ont moins de 35 ans (61%). C’est également une population plus masculine que la moyenne (55% d’hommes) et qui réside davantage en milieu urbain (plus de 100 000 habitants, 67%) et en Ile de France (33%).
Comment adapter votre communication suivant le réseau social (Facebook, Twitter, Youtube, Instagram…)
Aujourd’hui rien de très scientifique, on fait plutôt de l’ironique. Mais de l’ironique qui tient la route. Je suis tombée sur cette image hier qui met en relation comportement de l’utilisateur et le réseau social.
Alors on ne communique pas pareil, du tout, entre Facebook, Twitter, Instagram ou Youtube. On ne s’adresse pas aux mêmes personnes, on ne publie pas le même contenu, on ne lie pas ses comptes (NON ON NE LIE PAS FACEBOOK ET TWITTER). Oui, c’est du temps de communiquer différemment sur chaque réseau, c’est la raison pour laquelle il est bien plus pertinent de ne communiquer bien que sur quelques réseaux (Facebook, Twitter,Youtube = les fondamentaux), le reste est accessoire et depend de votre temps, outils, compréhension, stratégie…(pour plus d’informations, je détaille tout cela dans mon livre “Musique et stratégie numérique” (Irma) que vous trouvez ICI.
Et puis il y a un truc à ne pas oublier au final. Si vous avez fait le choix d’être sur les réseaux sociaux, c’est pour vous connecter à des gens qui sont interessés par ce que vous faites. Vous devez donc communiquer AVEC eux, pas POUR eux ou SUR vous. Nuance légère mais qui fait toute la différence.
Comment développer votre visibilité et monétiser sur Youtube (Le guide du créateur)
La semaine dernière, Youtube a mis en ligne son “creator guide” updaté pour les musiciens. Ce guide, directement proposé par Youtube, veut vous aider à developper les meilleures stratégies (et outils) pour developper votre fan base, et la visibilité de vos vidéos.
Les deux plus grandes difficultés sur YouTube sont d’amener les gens à regarder vos vidéos puis arriver à générer des revenus pour ces vues. C’est sur ces deux sujets que le guide se concentre.
Que faites vous que pour les gens sur Youtube vous trouvent? Avez vous bien référencé vos contenus? Vous êtes vous assurés que les métadonnées sont aussi descriptives que possible? Vous devez penser à faire en sorte que la recherche pour les autres soit la plus facile possible. N’oubliez pas non plus les promotions croisées avec d’autres créateurs de YouTube ainsi que bien pousser vos contenus sur les réseaux sociaux pour promouvoir vos dernières vidéos.
Il est aussi maintenant plus facile pour les musiciens de revendiquer leurs contenus sur Youtube, lorsqu’ils sont utilisés par d’autres. Ils peuvent aussi monétiser ce contenu tout comme monétiser les contenus de leur chaine grâce au programme partenaire.
Dans ce guide, Youtube se penche donc sur l’optimisation, les stratégies de sortie et l’engagement avec les fans. Quand j’aurai un peu plus de temps, je vous ferai un post bien plus détaillé sur le sujet. J’ai néanmoins repris les points fondamentaux:
1. Metadata Metadata Metadata
2. Tag Tag Tag
3. Attention au choix du thumbnail: Vous voulez inviter à la curiosité non?
4. Une description véritablement descriptive (lien, date, bio, etc..)
5. Utilisez les annotations!
6. N’hésitez pas à personnaliser le layout (avec toutes les infos necessaires)
7. Lors d’une sortie, ne mettez pas en ligne UNE mais DEUX videos. Le clip officiel et le titre uniquement avec les paroles. Oui les videos avec juste une image fixe et des paroles qui défilent ça marche. C’est facile à trouver, à utiliser et de nombreux fans les utilisent.
8. Utilisez la communauté, incitez les à partager, communiquer (via les annotations par exemple).
9. Utilisez les data véritablement (qui vient vous voir, de quel pays, combien de temps).
10. Proposez des avantages exclusifs: une excellente façon de garder vos fans engagés comme des clips vidéo behind-the-scenes par exemple…
11. Un petit chat en direct avec vos fans: YouTube recommande de consacrer un moment par mois à une session live de questions réponses sur Youtube. AvecGoogle Hangout, ça devient facile…
Sur Don’t believe the Hype, nous avons publié de nombreux articles sur comment utiliser Youtube. N’hésitez pas non à les consulter:
- Artistes: comment optimiser vos vidéos sur Youtube?
- Youtube, plus grande plate-forme de streaming (vs Deezer et Spotify), et sa rémunération.
- Modifier et améliorer directement vos vidéos en ligne sur Youtube
- Les innovations et les nouveaux outils de Youtube dans la musique en ligne
- Petites leçons de clip à l’usage des artistes
Et vous pouvez telecharger le Guide ici.
Les cassettes sont elles le nouveau Vinyle?
Article spécial post Disquaire Day.
Alors on nous parle de rupture technologique, de nouveautés, de mp3, de flac, de .wav, de fichiers compressés. Mais, le vinyle est toujours là. Il est même en sacré progression. Et puis on a aussi la cassette. Qui revient. Alors on sait pas comment la lire, mais de plus de plus d’artistes se remettent à faire des cassettes. Mathieu Gandin avait d’ailleurs publié ici un article sur les packaging fous des labels, en parlant notamment du label une K7 de deux titres de Sitar Outreach Ministry (du folk narcoleptique), le dit objet est emballé dans une jaquette en carton faite main, avec plusieurs feuilles, une vieille ficelle et un sac en plastique donnant à l’ensemble un goût de substance hallucinogène. Alors bien sûr, il faut plus voir cela comme un objet, un collector, quelque chose que vous poserez chez vous et qui vous rappellera un souvenir. Et oui, cette technologie du siècle dernier a encore un peu de vie.
Hypebot a récemment publié un article sur le nombre d’articles sur les cassettes dans les recherches Google, et tout cela nous montre que ça repart fort! C’est par contre assez difficile à quantifier car la plupart des cassettes sont des éditions limités, distribuées par des labels indé ou des micro labels.
Et voici une video du Wall Street Journal sur le retour de la cassette, avec interview des acheteurs et des vendeurs. Et c’est plutôt parlant!
Pourquoi la page contact sur votre site web est essentielle?
Le saviez vous? Un grand nombre d’artistes créent de chouettes sites, avec presque tout ce qu’il faut dedans. Je dis PRESQUE. Parce que souvent, la partie qui peut être la partie la plus importante de toutes est oubliée: LA PAGE CONTACT.
Parce qu’après tout, votre site est là pour montrer qui vous êtes. Faire écouter ce que vous faites. Il s’agit donc ensuite de saisir toutes les opportunités. Mais si l’on ne peut pas vous contacter, comment fait-on? Si un tourneur, un manageur, une maison de disques veut vous contacter? Un fan veut avoir des infos? Ben non, ils peuvent pas, car vous n’avez rien prévu pour que l’on puisse vous parler.
Donc, quand on finalise son site, on y pense, et on rajoute certaines choses:
- Assurez-vous que la section de contact est facile à trouver. Et qu’elle n’est pas cachée quelque part, au fin fond de votre menu. Et même, le top, c’est d’avoir un lien avec le contact sur toutes les pages.
- Pensez à proposer plusieurs moyens de vous contacter . Une adresse email (celle ci peut être anonyme comme contact@.. ou le nom du groupe), ou un formulaire. Certains incluent même un numéro de teléphone; Mais bon, là, c’est vous qui voyez. Sinon, contact par skype, google Hangout….
- Si vous donnez une adresse email, attention aux robots de spam qui tournent sur le web pour récupérer votre adresse email. Je vous conseille donc de mentionner votre adresse email ainsi nomdugroupe (at) url . com Ainsi, les robots reconnaitront bien moins l’adresse.
- Si vous utilisez une adresse email, assurez-vous que vos coordonnées sont vraiment visibles sur la (les) pages. Pas avec plein d’autres adresses, de flux de réseaux sociaux, etc…
- Prenez l’exemple du groupe Butcher Mobile Band. Site clair, hyper léger et avec tous les contacts bien visibles http://butchermobileband.com
- Pensez aussi à mettre un maximum d’infos sur vos concerts et où acheter les places. Liens, adresses, achat sur place, etc…
Plus vous serez facile à trouver, plus vous aurez d’opportunités. Malheureusement, vos visiteurs ne vont pas sillonner le web pour trouver des infos, s’ils ne les ont pas maintenant, c’est perdu pour vous. Alors on y pense, et on met ses contacts bien visibles!
Le manager d’artistes: métier, remunération et obligations juridiques
Emmanuelle Bruch est avocate à la cour. Elle a été également éditrice et productrice pendant plus de dix ans dans le secteur musical. Elle a déjà publié plusieurs fois sur le site, de la check list juridique pour bien démarrer de l’artiste avisé à Sample, remix, cover, de quoi a t’on le droit?
La loi du 23 juillet 2010 a apporté des changements au statut de manager. Me Bruch vous explique donc, concrètement, quels sont les droits et obligations du manager au regard de la loi.
La loi du 23 juillet 2010 a (enfin ?) apporté des changements au statut du manager. En dehors du fait que le manager a désormais le même statut que l’agent artistique, les deux professions ont désormais un régime simplifié. Ce post a pour but d’indiquer quels sont les droits et obligations du manager au regard de la loi du 23 juillet 2010, et de ses deux décrets d’application du 11 mai 2011, et du 27 aout 2011.
L’article L 7121-9 du code du travail assimile les professions d’impresario et de manager (ou toute autre dénomination) à la profession d’agent artistique, laquelle consiste à recevoir mandat à titre onéreux d’un ou plusieurs artistes du spectacle aux fins de placement et de représentation de leurs intérêts professionnels.
L’activité de l’agent est considérée comme une activité commerciale (article L 7121-11 du code du travail), et tout litige relatif à cette activité doit donc en principe être porté devant le tribunal de commerce.
Les missions du manager sont définies par l’article R7121-1 du code du travail, et sont les suivantes :
- Défense des activités et des intérêts professionnels de l’artiste du spectacle
- Assistance, gestion, suivi et administration de la carrière de l’artiste du spectacle ;
- Recherche et conclusion des contrats de travail pour l’artiste du spectacle ;
- Promotion de la carrière de l’artiste du spectacle auprès de l’ensemble des professionnels du monde artistique ;
- Examen de toutes propositions qui sont faites à l’artiste du spectacle ;
- Gestion de l’agenda et des relations de presse de l’artiste du spectacle ;
- Négociation et examen du contenu des contrats de l’artiste du spectacle, vérification de leur légalité et de leur bonne exécution auprès des employeurs.
Ces missions doivent être expressément mentionnées dans le contrat liant l’artiste au manager.
IncompatibilitésAvant la loi du 23 juillet 2010, ce type d’activités nécéssitait l’obtention d’une licence d’entrepreneur de spectacle, et leur pratique était limitée par une liste exhaustive d’incompatibilités. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, la seule incompatibilité demeurant étant, selon l’article L7121-9 du code du travail, l’activité de producteur d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles.
L’œuvre audiovisuelle est, selon l’article L112-2 du code de la propriété intellectuelle, l’œuvre consistant dans des séquences animées d’images, sonorisées ou non. Le producteur d’une œuvre audiovisuelle est, selon l’article L132-23 du code de la propriété intellectuelle, la personne physique ou morale qui prend l’initiative et la responsabilité de la réalisation de l’œuvre.
A noter que le manager ne peut donc en aucun cas être producteur de vidéoclips, ou d’EPK, ou de toute autre séquence animées d’images. Il ne lui est toutefois pas interdit d’être réalisateur d’une œuvre audiovisuelle, auteur d’un scénario, etc..
Par ailleurs, selon l’article L 7121-12 du code du travail, sous réserve du respect de l’incompatibilité prévue à l’article L.7121-9 (susmentionnée), un agent artistique peut produire un spectacle vivant, LORSQU’IL EST TITULAIRE D’UNE LICENCE D’ENTREPRENEUR DE SPECTACLES VIVANTS.
Dans ce cas, il ne pourra percevoir aucune commission sur l’ensemble des artiste composant la distribution du spectacle. A noter que le non respect de cette disposition est sanctionné par une peine d’emprisonnement de 6 mois, et une amende de 3750 € en cas de récidive (cf : articles L7121-15 à L7121-17 du code du travail).
Les formalités à accomplir pour exercer la profession de manager, d’impresario, ou d’agent artistiqueL’article L7121-10 du code du travail crée un registre national sur lequel les agents artistiques doivent s’inscrire. L’inscription sur ce registre est de droit.
Selon l’article R.7121-3 du code du travail, l’inscription au registre national des agents artistiques comporte les éléments suivants, transmis par l’agent artistique :
- Le nom et le prénom de la personne physique ou du dirigeant de la personne morale ;
- L’adresse professionnelle, le numéro de téléphone et l’adresse électronique ;
- S’il y a lieu, le nom de l’enseigne commerciale ;
- La forme juridique sous laquelle est exercée l’activité ;
- La ou les spécialités de l’agence artistique ;
- Une déclaration de la personne physique ou morale indiquant si elle exerce, directement ou indirectement, l’activité de producteur d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles.
Par ailleurs, l’agent artistique doit avertir dans le délai d’un mois, par tous moyens y compris par voie électronique, le ministre chargé de la culture de tout changement intervenu depuis la date de son inscription dans les éléments mentionnés au présent article. Lorsqu’une modification de ces éléments est constatée par le ministre, celui-ci ne peut modifier le registre qu’à l’expiration d’un délai de quinze jours suivant l’information préalable de l’intéressé, adressée par tous moyens y compris par voie électronique.
Le ministre chargé de la culture délivre un document attestant de l’inscription sur le registre, le cas échéant par voie électronique. Le ministre chargé de la culture tient à jour une liste accessible au public des agents inscrits sur le registre national des agents artistiques, le cas échéant sous forme électronique. La liste comporte les mentions énumérées à l’article R. 7121-3.
A toutes fins utiles, il est précisé qu’il est possible de remplir le formulaire CERFA en ligne (https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_14425.do), et de l’adresser par mail à l’adresse suivante : registredesagentsartistiques@culture.gouv.fr
II. Quel type de contrat faut il signer avec l’artiste, et quelles clauses ce contrat doit il contenir ?Selon l’article R. 7121-6, le type de contrat entre l’artiste et le manager est un mandat. Le mandat entre un agent artistique et un artiste est régi dans les conditions prévues au titre XIII du livre III du code civil, soit les articles 1984 et suivants dudit code.
Le mandat doit préciser, au minimum :
- La ou les missions confiées et les modalités pour rendre compte de leur exécution périodique
- Leurs conditions de rémunération
- Le terme du mandat ou les autres modalités par lesquelles il prend fin.
Selon l’article L. 7121-13 du code du travail, les sommes que les agents artistiques peuvent percevoir en rémunération de leurs services et notamment du placement se calculent en pourcentage sur l’ensemble des rémunérations de l’artiste. Selon l’article D. 7121-7, l’agent artistique perçoit en contrepartie de ses services, dans les conditions fixées par le mandat mentionné à l’article R. 7121-6, une rémunération calculée en pourcentage des rémunérations, fixes ou proportionnelles à l’exploitation, perçues par l’artiste.
- Les sommes perçues par l’agent artistique en contrepartie des missions définies à l’article R. 7121-1, autres que celles mentionnées au second alinéa de l’article D. 7121-8, ne peuvent excéder un plafond de 10 % du montant brut des rémunérations définies au premier alinéa.
- Toutefois, lorsque, conformément aux usages professionnels en vigueur notamment dans le domaine des musiques actuelles, des missions particulières justifiant une rémunération complémentaire sont confiées par l’artiste à l’agent en matière d’organisation et de développement de sa carrière, le plafond mentionné à l’alinéa précédent est porté à 15 %.
Le contrat de travail signé entre l’artiste et l’employeur prévoit la partie qui prend en charge les sommes dues à l’agent artistique et, le cas échéant, selon quel partage. Ne peuvent être prises en charge par l’employeur que les sommes calculées en pourcentage des rémunérations qu’il verse directement à l’artiste et dont l’agent artistique bénéficiaire est explicitement désigné dans le contrat de travail.
La rémunération complémentaire mentionnée au troisième alinéa est prise en charge par l’artiste. Elle peut toutefois être versée par l’employeur pour le compte de l’artiste.
- Ne peuvent être pris en considération pour le calcul de la rémunération de l’agent artistique en application du premier alinéa de l’article D. 7121-7 les remboursements, indemnités et avantages en nature perçus par l’artiste à titre de frais professionnels. Dans les conditions fixées par le mandat mentionné à l’article R. 7121-6 et sur présentation de pièces justificatives, les frais engagés par l’agent artistique en accord avec l’artiste peuvent faire l’objet d’un remboursement.
Pour résumer, la rémunération de base du manager est de 10% sur l’ensemble des recettes brutes de l’Artiste, ces 10% pouvant être directement versés par l’employeur de l’Artiste, ou par l’Artiste lui-même.
Le mandat peut toutefois prévoir une rémunération supplémentaire de 5% au cas où le manager participe au développement de la carrière de l’Artiste, ce qui doit être expressément stipulé dans ledit mandat. Toutefois, cette rémunération supplémentaire ne peut être mise qu’à la charge de l’Artiste. Ces 5% peuvent toutefois être réglés par l’Employeur de l’Artiste au manager « pour ordre et pour compte de l’artiste ».
Le remboursement des frais exposés par le manager dans le cadre de sa mission peut être prévu dans le mandat, sur présentation de justificatifs.
Illustration photo: We want more
Domino, Domino Drip, tout l’accès au catalogue Domino et la réinvention du fan club.
Dans le cadre de notre partenariat avec Music Ally, nous nous penchons sur le site de notre Agence DBTH sur Domino, leur Domino Drip et “l’abonnement à leur catalogue’. Si vous souhaitez vous repencher sur les derniers cas pratiques, vous pouvez vous retrouver le recap ici. Et n’hésitez pas à vous abonner à Music Ally et à leur offre gratuite ici: http://musically.com/subscribe/
Le label Domino Records a lancé son application Domino Drip qu’il qualifie de « ré-invention du fanclub ». L’application permet de recevoir les nouveaux albums des artistes du label ainsi que des titres exclusifs , des inédits et des places de concerts réservées aux membres pour des concerts de Hot Chip, Dan Deacon ou John Cale.
Le principe est simple : chaque mois Domino sélectionne deux albums et des bonus que les membres inscrits pourront télécharger. Au moins un des deux albums étant une nouveauté avec parfois un grand classique sorti des archives en accompagnement.
RésultatsLes inscriptions ont dépassé nos attentes et montré que les fans des nos artistes reconnaissent notre direction artistique et sont intéressés par nos recommandations. Les fans nous font vivre et nous sommes heureux de pouvoir les choyer en direct. En plus des nouveautés Domino et des contenus exclusifs reçus directement dans leur boîte mail les membres ont accès à un forum privé où ils peuvent échanger avec le label et les artistes : pour un label indépendant comme le notre c’est une chance incroyable d’avoir ces échanges et cette proximité avec notre public.
Si vous souhaitez avoir accès à la totalité de cet article, vous pouvez le consulter gratuitement sur le site de notre Agence DBTH
Musique et courbe de Seinfeld
Aujourd’hui, article de chez notre ami Marc-André Laporte de Donne ta Musique. Sur la courbe de Seinfeld. Oui, le comique. Si vous voulez plus d’infos sur la courbe de Seinfeld, vous pouvez retrouvez le talk de Seth Godin ici http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2008/03/the-live-music.html
Ça fait dix ans grosso modo que l’industrie de la musique est en crise. En 2008, elle invite Seth Godin à partager son point de vue sur la réalité du consommateur, la musique et le futur.
Une théorie lors de ce keynote est passée sous le nez de tout le monde: La courbe de Seinfeld.
Si vous aimez Jerry Seinfeld, vous pouvez regarder son émission à la télévision 2 ou 3 fois par jour, tout à fait gratuitement. Ou si vous aimez Jerry Seinfeld, vous pouvez aller le voir à Las Vegas et débourser 200$ pour une soirée. Il n’y a aucune option à 4$ pour Seinfeld car il n’y a aucun moyen de faire de l’argent à cet endroit. C’est 0$ ou c’est 200$.
Quand on remarque qu’aux yeux des jeunes consommateurs, la musique s’approche dangereusement d’une valeur de 0$, cette courbe s’applique aujourd’hui à la musique. Tout n’est pas noir ou blanc, je suis d’accord, mais ne soyez pas surpris qu’un billet pour Jay-Z au centre Bell dépasse maintenant les 250$ au parterre et que les éditions limitées à prix ridicule s’envolent en un temps record.
Alors, comment travailler si vous êtes dans la courbe de Seinfeld?
- Votre musique n’est pas éphémère.
- L’expérience est éphémère.
- L’éphémère vaut de l’or.
Quel est le meilleur horaire pour envoyer votre newsletter?
Sur ce site comme dans mon livre “Musique et Stratégie Numérique”, j’ai beaucoup appuyé sur la necessité d’une newsletter (à envoyer quand on a vraiment quelque chose à dire!) et comment la créer. Mais tout comme il faut faire attention à votre jour d’envoi, il faut aussi faire attention à votre heure d’envoi. Il y a même une vraie science pour cela, le plus grand expert étant Dan Zarrella et Pure360. Voici un (gros ) résumé de ses études. Vous n’aurez jamais une deuxième chance d’envoyer votre newsletter, donc si vous l’envoyez au mauvais moment, elle est morte. Et elle ne ressuscitera jamais si, en plus, elle est non sollicitée….
Attention, cela est à adapter aussi au décalage horaire (si besoin), mais cela est assez facile avec des listes bien précises d’envoi (en gros, n’envoyez pas à tout le monde en même temps, faites des listes). Et bien sûr, on part du principe que ces newsletters ont été sollicitées.
- La plupart des ouvertures de newsletters se font entre 5h et 7h du matin: La plupart des gens vérifient leurs emails avant de partir travailler. C’est aussi le seul moment où vous ne les dérangez pas…On est ici sur de très gros taux d’ouvertures, +53%,
- Entre 7h et 10h du matin: C’est là aussi qu’il y a le 2eme plus gros fort taux d’ouverture,
- De 10h à midi: Les gens n’ouvrent pas les newsletters, les emails groupés. Ils se concentrent sur le boulot…
- de midi à 14h: A l’heure du dejeuner, les gens surfent beaucoup plus perso, voyages, banques, news, people…et n’ouvrent pas non plus ce type d’emails,
- De 14h à 15h: Juste après le dejeuner, on se remet au travail… les newsletters sur lesquelles il y a le plus de retour sont surtout des newsletters sur des services financiers,
- De 15h à 17h: Les consommateurs recommencent à penser à leur situation personnelle. Les newsletters immobiliers/finances/banques ont de très fort taux d’ouvertures plus qu’à aucun autre moment de la journée,
- De 17h à 19h: Les consommateurs vont plutôt aller ouvrir des newsletters très B2B. Promotions, vacances, etc…
- De 19h à 22h: Il s’agit du moment où vos destinataires sont le plus enclins à lire et à répondre aux newsletters plus perso, plus B2C,
- de 22h à 6 du matin: Zone morte.
Rappelez vous bien que ces horaires sont des horaires assez généralistes. A vous ensuite de tester et de vous adapter!
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Illustration photo: “We want more”
De la misogynie et du machisme dans la musique industrielle…
Aujourd’hui, j’ai demandé à Jean-Marc Lederman, Evangéliste et Communication chez Kollector s’il voulait bien traduire en français son dernier article posté sur le blog de Kollector . Le sujet est trop important pour passer à côté…
Il y a un article impressionnant dans le webmag “Coilhouse” à propos de la misogynie dans la musique industrielle et il nous rappelle que nous ne nous questionnons peut- être pas assez sur des choses que nous pensons évidentes. Si certaines attitudes de groupes peuvent être pris pour de la simple provocation, l’article met en évidence certains pratiques d’une niche musicale qui fut à un certain moment à la pointe de l’innovation musicale pour ne devenir aujourd’hui guère plus qu’un empilement de clichés sexistes dangereux et agressifs.
Comme le dit l’article, les géants de la scène indus’ ont auparavant utilisé des tactiques subversises pour déstabiliser l’audience et provoqué ainsi des prises de conscience mais, maintenant, une très dérangeante vague de sexisme, de racisme et d’anti-intellectualisme, s’y abat. Des groupes comme Combichrist et Nachtmahr semblent utiliser avec fierté des paroles violentes à l’égard des femmes et leurs vidéos agressives décrivent les “femmes” comme des simples objets de luxure, toujours prêtes à trahir le mâle alpha.
Les hommes tendent à voir le monde sous l’illusion tordue que les femmes les désirent plus que tout quoiqu’elles n’en disent et que les femmes pensent comme eux les hommes. Le rock a toujours été macho et superficiel et il a souvent exagéré le message masculin de façon assez glamour et souvent ridicule mais en tout cas pas autant que ce qui ressort maintenant comme une acceptation de l’agression sur les femmes et un manque total de respect.
Un exemple parmi d’autres, Amelia Arsenic du groupe Angelspit a même des problème avec des commentaires outrageants et sexistes quand elle poste des tutoriaux synthés sur Youtube. Son discours est pointu mais très mal perçu par pleins de gens qui ne voient en elle qu’un objet sexuel (à voir la vidéo ici ).
Cela illustre que, pour pas mal d’hommes, la femme ne peut être qu’une chanteuse sexy à qui l’on a donné à chanter des paroles écrites par un homme. Elle peut aussi être la copine du chanteur ou la fille qui vend les tshirts. Mais les hommes ont encore du boulot avant de comprendre que si une femme s’habille pour sortir, cela ne signifie pas qu’elle les veut ou qu’ils soient les heureux élus pour la nuit.
Alors que certains groupes essayent de porter un message plus responsable, on peut se demander si le public comprend réellement. Et on peut se demander si les groupes qui emploient de tels images de la femme comprennent que l’ironie passe mal en vidéo, en concert, en écoutant les paroles chez soi et qu’ils doivent éduquer aussi leur public s’ils ne veulent pas être seulement suivis par une bande d’hooligans. Ou est-ce ce qu’ils veulent ? La musique industrielle est elle descendue si bas qu’elle n’est plus qu’une bande originale de haine et de terreur ?
Je ne peux que conseiller la lecture de cet article excellent, écrit par Nadya Lev (en anglais) sur http://coilhouse.net/2012/11/on-misogyny-in-industrial-music/
La qualité sonore (II): Le diktat du son transportable aura-t-il raison de nos émotions?
Dans un dossier consacré à la mutation vertigineuse des « métiers du son » face à la nouvelle donne du marché de la musique, Pierre Jacquot, après son premier article beaucoup partagé et commenté, revient pour un second toujours consacré aux évolutions du son.
Quelle ne fût pas ma surprise de constater le nombre, la vigueur et l’implication des réactions suscitées par le premier volet de mon article dans ce blog ? Mon désir était d’interpeler… objectif atteint, sans aucun doute tant les commentaires relevaient d’un ton passionné, enflammé, presque!
Légère entorse à ma feuille de route et avant d’en reprendre le fil en me transformant en historien d’un jour, je souhaite consacrer cette deuxième partie aux familles de pensées que j’ai rencontrées dans vos commentaires afin de proposer mon approche et ma synthèse à quelques uns.
Rendez-vous compte ! Les vues cumulées sur le blog de Virginie et sur les réseaux sociaux nous révèlent qu’au moins 14500 visiteurs sont passés par là. Sans doute plus, lorsque vous lirez ces lignes ! Le bouche à oreille a dû fonctionner à plein, bien que je ne sois pas certain que l’expression soit très adaptée au Net!
Pour certains, mes propos ont réveillé ou alimenté une certaine nostalgie : il n’y avait de vérité que dans le passé. Le fait de vendre des albums « au titre » se comparait au découpage d’un Van Gogh dont on aurait aimé chaque tournesol indépendamment ! Un de mes amis, me disait qu’il avait la sensation d’un Bocuse qui commercialiserait du pâté pour chat ! D’autres, faisant preuve d’une sensibilité assez proche bien que plus modérée, ont relevé le recul patent de l’exigence de l’auditeur et rendent les grands acteurs de l’audio-informatique responsables d’avoir sciemment mis en scène un scénario dont l’argument marchand balayait tout sur son passage. Pour eux, c’est générationnel : on ne sait plus écouter, on ne prend plus le temps de le faire, la « zapomanie » est ambiante, le survol est une règle et le mal est fait !
Certains de mes confrères semblaient au contraire, bien résignés à tirer le meilleur parti possible du peu de marge de manœuvre qui nous reste à nous, hommes de son, en prêchant les vertus des facultés d’adaptation ! Nous devons, d’après eux, nous transformer en d’habiles équilibristes… ce sera le sommet de notre art ! Je vous l’ai dit… les passionnés ne sont pas morts !
Des lecteurs plus jeunes, sans doute, s’émerveillaient devant la possibilité de pouvoir se procurer, (par des circuits très spécialisés, il est vrai), des copies prétendues identiques aux masters de studios. Mais, chers amis, ces « copies » sont toujours masterisées et leur dynamique effective est déjà bien entamée… Certaines « majors » auraient même gonflé artificiellement leurs masters pour leur faire afficher des normes qu’ils n’ont jamais eues et ce, sans aucun bénéfice qualitatif, bien entendu ! Tromperie ! On me faisait remarquer, à juste titre, que le label « remasterisé » avait été largement galvaudé ces dernières années !
J’ai souvent participé à ces débats contradictoires et certains me faisaient remarquer assez justement que les cassettes audio ou les mange-disques de notre jeunesse n’étaient pas particulièrement fidèles, « soniquement » parlant. C’est vrai, pourtant, s’ils le permettent, je leur objecterais que la hiérarchie des supports était limpide, à l’époque. Le statut des originaux et des copies était clairement établi. Le studio master était une bande ¼ ou ½ pouce en 38 ou 76 cm/s Dolby ou non, elle ne servait qu’à la gravure. Les bandes d’écoute que quelques privilégiés détenaient étaient des bandes ¼ pouce en 19 ou 38, (hifistes forcenés, ils les écoutaient religieusement sur des Revox hors de prix), ensuite seulement, venait le vinyle de qualité, (quelquefois accompagné d’un « souple » – qui n’avait de souple que le nom puisqu’il est très vite devenu une galette très lourde et… rigide – échantillon gravé destiné à une écoute témoin unique de la gravure !) et puis, si on ne pouvait faire autrement, enfin des copies cassettes dont tout le monde connaissait les défauts très perceptibles, (souffle, pleurage, distorsion, aigus tronqués par des duplications haute vitesse) ! Cerise sur le gâteau ; tous ces supports vieillissaient vite et facilement, quand ils ne nous restaient pas tout simplement dans les mains ! Je suis bien certain que les « plus-de-40-ans » gardent des souvenirs émus de rubans dévidés et froissés, outrageusement emmêlés dans la mécanique d’un lecteur de K7 « option-broyeur », leur signifiant la perte inéluctable du chorus de guitare ou du solo de trompette de leur morceau favori… chèrement acquis. Bizarrement, la vulnérabilité de ces supports mécaniques les rendait attachants car précieux et uniques. Le soin avec lequel une pointe de diamant se posait sur le début du sillon, les gestes précis et soigneux de l’auditeur lors de la manipulation, l’obligation de la mise en sous pochette… tout démontrait l’attachement que nous portions à nos disques. Nous étions dans le domaine de « l’horlogerie-affective » et nos gestes conféraient une certaine noblesse à notre discothèque.
Force est de reconnaitre que le CD d’abord, (prétendu inaltérable dans un premier temps !), nous a éloigné de cette manière de « gérer » nos supports musicaux. Que dire, alors, de la dématérialisation complète! Apple l’avait bien compris ! Le 30cm et le CD disparaissant, il fallait que l’affectif de l’objet se reporte sur le lecteur. Leurs iPod, iPhone puis iPad se devaient d’être beaux et de proposer l’effeuillage de leur « Cover-flow », pile de disques virtuels qui se rapproche au plus près des gestes préliminaires à nos écoutes passées !
Que dire enfin, de la convergence de la multiplication des « studios domestiques » et de l’explosion de l’internet, outil de promotion totalement accessible à qui veut bien s’en donner la peine ? Sinon qu’il a forcément un peu banalisé la création musicale. Il faut désormais trier avec acharnement parmi les propositions d’écoute qui nous sont faites ! Souvenir ému de mes vertes années durant lesquelles nous rongions notre frein dans l’attente du nouvel opus de nos artistes fétiches ! La sortie d’un disque était alors un évènement incontournable et l’information officieuse qui l’accompagnait, (les annonces officielles étaient rares et réservées aux initiés !), lui conférait un effet clanique quasi magique ! Nous étions « dans la boucle » car nous savions que « Untel » avait « sorti » son nouvel album. Nous l’avions entendu, chez un grand frère de copain…ou pas. Nous décidions d’y consacrer l’argent de poche du mois… ou pas. Les commentaires allaient bon train sur l’impression que nous en gardions. Les artistes s’étaient-ils montrés à la hauteur ou avaient-ils démérité ? Les albums successifs étaient ainsi comparés à leurs prédécesseurs, (qui du coup restaient bien vivants), et nous conservions une vision « carrière » de l’artiste ou du groupe ! Aujourd’hui, époque à cycles courts, nous ferions plutôt partie du « groupe Facebook des gens qui aiment untel », ou qui adhèrent à sa « page fan » ! Sans doute un peu moins romantique… non ?
Nous nous sommes finalement rejoints, mes débateurs et moi, sur la nécessité qu’il y avait à éduquer nos futures générations, à leur transmettre le respect qui accompagne l’écoute d’un moment d’exception. C’est bien là que réside le noyau dur de la résistance ! Je suis heureux de constater que mes enfants et beaucoup de ceux de mes proches restent attentifs à la diversité, que leur curiosité reste en éveil ! J’aime à voir les fils et filles de grands musiciens avec qui j’ai souvent collaboré, devenir à leur tout des ténors de la musique actuelle. J’aime lorsque mes assistants de 20 ans me tirent par la manche jusqu’à un morceau ou un groupe que je n’aurais peut être pas remarqué tout seul et qui révèlent un album astucieux et économe que nous n’aurions pas renié… même avec les moyens pharaoniques de l’âge d’or des grands studios ! Sans nul doute, ces gens-là ont « reçu » une éducation, un héritage musical et leur inventivité s’appuie sur des bases solides et enracinées ! N’est-ce pas un véritable réconfort que de voir Prince « himself » remettre le Grammy de l’enregistrement de l’année à Gotye, l’un de ses plus grands fans, pour « Somebody that I used to know », production initiée dans son home studio (le garçon a une très solide culture du son !), soutenue par les moyens certainement comptés de sa production indépendante. Les 380 millions de vues Youtube en quelques semaines ont certainement fait la différence et tous s’accordent à dire que cet artiste s’inscrit dans l’héritage des grands tels que Sting ou Peter Gabriel! Bel exemple de passage de relai !
Bref, vaste débat mais il a lieu et j’en suis heureux !
Comme annoncé, je reprendrai, lors de mon troisième volet, le parcours « historique » de notre corporation mais je m’arrêterai également sur la « compression dynamique » désormais omniprésente dans la matière que nous entendons, sur l’art de la musique d’ambiance ou d’accompagnement, sur son partenariat avec les marques, certains y voient un rebond possible pour notre industrie ! Il y a quelques années, Patrice Lazareff avec écrit un article passionnant sur le studio professionnel, lieu de transmission du savoir. J’aimerais également le relayer et proposer cette thématique à votre réflexion… Il y a beaucoup à dire, n’hésitez surtout pas à vous manifester !
A très vite!
Si vous souhaitez nous encourager à la poursuite de ce débat au sein des colonnes de DBTH, n’hésitez pas à visiter la page Facebook de mon studio http://www.facebook.com/pierrejacquotstudio ou à entrer en contact avec moi via mon site www.pierrejacquot.com
Le piratage et le téléchargement selon Liam Gallagher
Rien de bien bouleversant sur Don’t believe the Hype aujourd’hui. Beaucoup de travail, de déplacement pas vraiment eu le temps de poster….
Donc, j’écoutais Oasis ado (même si j’étais beaucoup plus #teamBlur, et Damon Albarn…).Mais toute cette scène était plutôt sympa. Les frères Gallagher qui se tapent. La gueguerre Oasis vs Blur…Et cette image sur la dernière sortie de Liam Gallagher, d’Oasis m’a bien fait rire…
«GRRR ! GREATEST HITS» des Stones: La plus grande campagne de marketing musical jamais organisée
Dans le cadre de notre partenariat avec Music Ally, nous avons choisi cette semaine de mettre en avant la plus grande campagne de marketing musical jamais organisée pour la sortie du « GRRR ! Greatest Hits » des Rolling Stones
(N’hésitez pas suivre Music Ally et à vous abonner à leur offre gratuite ici: http://musically.com/subscribe/)
Pour célébrer le 50e anniversaire et la sortie de leur album « GRRR ! Greatest Hits », les Rolling Stones, Universal Music et la société Aurasma ont lancé une campagne basée sur la réalité augmentée dans 50 villes autour du monde.
Cette opération est, jusqu’à aujourd’hui, la plus grande campagne de marketing musical jamais organisée. Elle s’est étendue sur cinq continents, dans 50 villes et plus de 3 000 lieux dont des références comme Big Ben ou le Sidney Opera House.
Chacun de ces lieux était taggué avec un gorille modélisé en 3D à l’image de GRRRegory : c’est ainsi que Mick Jagger a baptisé le gorille figurant sur l’artwork de l’album.
Le pourquoi de cette campagne (par ses concepteurs):Le but de la campagne était de créer le buzz pour soutenir la pré-commande de l’album pendant les semaines précédant la sortie. Nous avons commencé l’opération en faisant apparaître des yeux sur le profil Facebook du groupe, rien n’indiquait à qui ces yeux appartenaient. Les fans étaient simplement invités à télécharger l’application de réalité augmentée uView et à scanner la cover Facebook du groupe. En scannant la cover avec son téléphone, les yeux se mettaient à cligner et un grondement lointain se faisait entendre accompagné du riff de « Start Me Up » révélant ainsi le premier indice pour les fans : les yeux appartiennent à un animal.
La réaction des fans fut immédiate et le buzz commença avec leurs suppositions sur la signification des yeux et à quel animal ils appartiennent : « C’est la Beast of Burden ! », « C’est un panda, ils vont sûrement annoncer une tournée en Chine ! »…
D’autres teasers ont été révélés les semaines suivantes sur uView, à chaque fois à partir de contenu posté sur les réseaux sociaux des Rolling Stones. Les fans ont pu découvrir l’artwork complet de l’album et débloquer une vidéo où GRRRegory rugissant s’en prenait à l’écran comme s’il voulait s’en échapper. Au final, un trailer exclusif sortait de la gueule de GRRRegory.
Si vous souhaitez plus d’information sur cette stratégie, sa mise en place et ses résultas, n’hésitez pas à aller lire la suite de cet article sur le site de mon Agence, DBTH! http://goo.gl/I7W3h
Vous pourrez aussi y retrouver de nombreux cas pratiques Music Ally, de Blur aux XX!
Le TOP 100 Billboard intègre maintenant les views Youtube dans son classement.
Cela devait arriver…et le Billboard Magazine l’a fait. Qu’est ce que le Billboard? C’est la bible officieuse, voire même officielle de l’industrie de la musique. C’est certainement l’un des sites sur lequel je passe le plus de temps. En dehors des articles, il y a tout un paquet de données, d’analyses…C’est vraiment toujours très bon…Et puis il y a ses classements. Les fameux “Billboard charts!”.
Le Billboard intégre donc maintenant dans ses classements les vues Youtube. Ce qui veut dire que maintenant le classement ne reflète plus seulement les ventes physiques et digitales mais intégre aussi l’airplay radio, le streaming et Youtube. Et cela me semble être une combinaison vraiment interessante pour indiquer avec précision la “popularité” (car c’est bien de ça dont il s’agit dès qu’on fait un top) d’un titre.
Bon, là où c’est quand même pas si populaire, l’utilisation par le Billboard des données Youtube est uniquement limitée aux vidéos officielles des artistes et des labels….MAIS les clips Vevo et les clips en UGC (User Generated Content) donc les clips générés par les utilisateurs en “authorized audio” peuvent également être inclus. “Authorized audio”signifie que le producteur de la vidéo est autorisé à utiliser l’audio (donc à utiliser la musique) dans sa vidéo. Par exemple, vous n’êtes pas artiste mais vous utilisez une musique pour accompagner votre vidéo, si vous avez l’accord pour le faire, vous êtes en “authorized audio”. S’il y a de la pub, il y a de bonnes chances que la video ait été autorisée.
Cette décision semble déjà avoir un effet sur le palmarès du Billboard. Le fameux “Shake Harlem” par Baauer, a fait ses débuts comme n ° 1 sur le Billboard Hot 100. Le très grand nombre de vues sur YouTube pour le “Stay” de Rihanna l’a également aidé à passer de la 57e place la semaine dernière à la 3e place dans le dernier top….
Les cases studies Music Ally (Bloc Party, Blur, The XX, Mala In Cuba): Le récap!
Voilà maintenant un mois que nous, agence DBTH, avons lancé notre partenariat avec Music Ally. Toutes les semaines, nous mettons en avant un de leur case study. C’est du concret, du pratique, on vous donne des pistes, des exemples, des idées et surtout des résultats! Et, apparemment, vu les bons retours que nous avons, cela vous interesse beaucoup! (N’hésitez pas suivre Music Ally et à vous abonner à leur offre gratuite ici: http://musically.com/subscribe/)
Voici un petit récap de ce dernier mois. On a pu voir différents exemples, de Blur qui a utilisé les Twitter cards en passant par les XX qui se sont appuyé sur la communauté geek ou In Mala in Cuba qui sans budget a joué sur les contenus.
Voici les articles que vous pouvez retrouver sur le site de DBTH:
Et n’hésitez pas suivre Music Ally et à vous abonner à leur offre gratuite ici: http://musically.com/subscribe/!
La différence entre aimer et aimer
Marc-André Laporte, du fantastique site quebecois “Donne ta Musique” revient sur la difference entre aimer et aimer. La musique bien sûr. Sur les fanpages Facebook. Ou liker et lover. Apprécier et Aimer…
Dès le départ, j’aurais dû écrire donnetamusique en anglais. J’aurais eu des milliers d’abonnés à ma liste d’envoi, des millions de téléchargements et j’aurais pu voir mes théories se faire détruire par des auteurs que je respecte énormément. De plus, je serais sûrement riche.
C’est de l’humour.
La raison de ma réflexion est que ce texte aurait été beaucoup plus simple à titrer. The différence between liking and loving. Afin de faciliter la compréhension de mes points, j’irai avec La différence entre apprécier et aimer.
Le concept des Fanpages de Facebook est une désillusion. Les gens apprécient 12 nouvelles choses chaque jour. Un resto, un band, un vélo, etc. Des trucs plus ou moins importants.
Je me rends compte que je parle très peu des choses que je ne fais qu’apprécier. Il y en a trop. Je parle de ce que j’aime. Ce sentiment sincère que je me dois de partager. Quand j’apprécie un album, je vais le qualifier de bon. Quand j’aime vraiment un album, je vais me faire porte-parole et je vais me faire vendeur de celui-ci. Je m’ennuie de ce que j’aime au point d’acheter le même album une troisième fois. Au point de faire six heures de route pour manger un sandwich. Au point de payer 250$ pour un billet de spectacle. Je ne ferai rien de tout ça pour ce que je ne fais qu’apprécier. C’est une présence agréable autour de moi ce que j’apprécie, mais je peux très facilement vivre sans.
Les gens payent pour des campagnes Facebook où l’objectif est d’augmenter le nombre gens qui vous apprécient. Ils ne parleront pas de vous, ne partageront pas vos idées. Sans oublier qu’il faudra ensuite payer pour s’assurer que votre message arrive à ceux-ci.
Ceux qui apprécient ne participent pas ou participent peu. Ceux qui vous aiment parlent de vous. Ils sortent l’argent de leurs poches lorsque vous leur demandez. Ils pardonnent.
Bien sûr, il y a dans vos fans Facebook des gens qui vous aiment vraiment. Je propose de les trouver et de créer un nouveau mini groupe avec eux. De les gâter. De partager l’amour réciproque que vous avez.
J’écoute en moyenne 8 heures de musique par jours. J’adore la musique. J’apprécie des centaines de bands. J’en aime honnêtement une dizaine. Et quand je regarde dans ma bibliothèque, j’ai les albums, les affiches, les éditions limitées.
Juste à côté du bouton Like, Facebook devrait créer un bouton Love. Un bouton de contribution. Monétaire ou autre. 5$ ou une heure de bénévolat, directement dans les poches de celui ou celle que j’aime. Car c’est là que je veux investir, dans ce que j’aime.
Elle est là la différence entre aimer et aimer.
Illustration Photo “We want more”








