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Rencontre de la Fedelima : le programme

mar, 06/20/2017 - 11:15

La Fedelima organise la seconde édition de RAFFUT !, un temps de rencontres professionnelles pour les lieux de musiques actuelles qui se déroulera du 4 au 6 juillet au Havre.

Ces journées sont l'occasion pour les membres pour les adhérents de la fédération, et plus largement pour les personnes et organisations impliquées dans le champ des musiques actuelles, d'échanger sur différentes thématiques en ateliers, de partager des restitutions ou points d'étape d'études, et d'assister à différents temps de réflexions et d'échanges plus larges.

Cette année, RAFFUT ! se déroulera au Havre et est co-organisé et accueilli par Le Tetris.

Les temps forts du programme : Mardi 4 juillet

14h00-16h00
POUR TENTER D'EN FINIR AVEC LA PÉNIBILITÉ ET LA SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE AU TRAVAIL
Comment aller vers un mieux-être au travail ?

14h00-16h00
PORTER UN PROJET D'ACCOMPAGNEMENT AUJOURD'HUI DANS UN LIEU DE MUSIQUES ACTUELLES
Quel lien avec le projet global, avec la programmation, avec les partenaires, en fonction des typologies d'accompagnement portées ?

14h00-16h00
UTILITÉ SOCIALE, NORME ET DROITS CULTURELS : QUELLE(S) DIFFÉRENCE(S) ?
Quelle(s) méthode(s) d'analyse et outil(s) à mettre en place ? Comment valoriser ces démarches ?

14h00-16h00
MUSIQUES ÉLECTRONIQUES : DE L'ACCOMPAGNEMENT DES PRATIQUES À LA DIFFUSION

17h00-19h00
PLÉNIÈRE - LA DIVERSITÉ DANS LES LIEUX DE MUSIQUES ACTUELLES

Mercredi 5 juillet

9h30-12h00
PRATIQUES ARTISTIQUES NUMÉRIQUES ET MUSIQUES ACTUELLES : COLLISIONS ET CONNIVENCES ?
Quels ricochets sur les rapports entre artistes, publics et projets – de la médiation à l'action culturelle en expérimentant de nouvelles expériences de diffusion et de réception ?

9h30-12h00
PRATIQUES VOCALES ET MUSIQUES ACTUELLES : RÉALITÉS, ACCOMPAGNEMENT…

9h30-12h00
CONVERGENCE NUMÉRIQUE ET COMMUNICATION ÉDITORIALE POUR LES PROJETS CULTURELS

9h30-12h00
EQUIPEMENTS NON ENERGIVORES, FONCTIONNEMENT ET PRATIQUES POUVANT S'INSCRIRE DANS UNE DÉMARCHE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

9h30-12h00
COOPÉRATIONS PROFESSIONNELLES À L'ÉCHELLE EUROPÉENNE : APRÈS 2020, QUID DES FONDS STRUCTURELS PORTÉS PAR LES RÉGIONS ?
Et le programme Europe Créative ? Et Music Moves Europe ?

14h00-16h00
LA PARITÉ HOMMES / FEMMES DANS LA CULTURE : COMMENT COMPRENDRE, SENSIBILISER ET AGIR ?

14h00-16h00
QUELLE POLITIQUE CULTURELLE EN FAVEUR DES MUSIQUES ACTUELLES DANS LE QUINQUENNAT À VENIR ?

14h00-18h30
HEY GAMINS-GAMINES ! : JEUNE PUBLIC, MUSIQUES ACTUELLES ET CRÉATION, QUELS ENJEUX ET QUELLES COOPÉRATIONS ?

16h30-18h30
MUTUALISATION, DÉTACHEMENT, MISE À DISPOSITION D'EMPLOIS
Pourquoi et comment coopérer dans le domaine de l'emploi ? Quels enjeux, quels outils ?

16h30-18h30
MUSIQUES JAZZ ET CRÉATION AUJOURD'HUI : QUELS ENJEUX ET SINGULARITÉS ?

16h30-18h30
PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE EN MUSIQUE : LES SOCIÉTÉS DE GESTION COLLECTIVE ET LES ALTERNATIVES

16h30-18h30
COOPÉRATION ET CO-CONSTRUCTION DES POLITIQUES PUBLIQUES
Quels différents types de coopérations ? Quels enjeux pour chacun de ces types ? Quels facteurs facilitants ?

Jeudi 6 juillet

9h30-12h00
DES ARTISTES ET DES TERRITOIRES : OÙ EN SONT LES MUSIQUES ACTUELLES ?
Comment la présence artistique interroge-t-elle les relations entre projets culturels, territoires, artistes et populations ?

9h30-12h00
QUELLES RELATIONS, INTERACTIONS, LIMITES ENTRE MUSIQUES ACTUELLES ET ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ DE LA MUSIQUE ?

9h30-12h00
IMMINENCE DE LA NOUVELLE RÈGLEMENTATION EN MATIÈRE SONORE
S'impliquer pour ne pas subir, la feuille de route d'Agi-Son en quatre groupes de travail

9h30-12h00
MÉDIAS INDÉPENDANTS ET MUSIQUES ACTUELLES : LA PLACE DES MÉDIAS DANS LE SOUTIEN À L'ÉMERGENCE

9h30-12h00
RECOMPOSITION TERRITORIALE, NOUVELLES RÉGIONS : QUELLE MÉTHODE ET QUELS OUTILS POUR REDÉFINIR UNE POLITIQUE CULTURELLE EN FAVEUR DES MUSIQUES ACTUELLES ET CO-CONSTRUIRE UN PROJET CULTUREL DE TERRITOIRE ?

14h30-17h00
« LES ROBOTS SONT DES ARTISTES COMME LES AUTRES ! » VS « CES ABRUTIS DE ROBOTS ONT-ILS UNE ÂME ? »

PROGRAMME COMPLET

Agenda pro : semaine du 19 au 24 juin

lun, 06/19/2017 - 11:16

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.



20 JUIN

RENCONTRE
L'intérêt général est-il encore au cœur des politiques culturelles publiques ?
Montpellier


20 JUIN

RENCONTRE
8e Rencontre professionnelle du Fonds de professionnalisation et de solidarité
Paris


20 JUIN

RENCONTRE
Politiques publiques territoriales et partenariats
Montpellier


21 JUIN

RENCONTRE
La musique en bibliothèque aujourd'hui : quelle offre, quels services ?
Villeurbanne (69)


21 JUIN

ÉVÈNEMENT
Fête de la musique



21 JUIN

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
AG Sacem
Neuilly sur Seine


21 JUIN

RENCONTRE
Déjeuner-débat de la filière musicale
Paris


22 JUIN

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
AG du SNEP
Paris


22 JUIN

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
AG du Spedidam
Paris


23 JUIN

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
AG SCPP
Neuilly sur Seine


RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 24

ven, 06/16/2017 - 13:43

Cette semaine : la rémunération équitable contestée, les bénéficiaires de l'aide Innovation/musique enregistrée, rumeurs de rachat autour de Believe, musique et audiovisuel, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

L'aide à la transition numérique de la musique enregistrée au rapport

Lancé l'an dernier par le ministère de la Culture, ce dispositif d'aide à l'innovation - qui a alloué 1,3 M€ au secteur phonographique en 2016 - fait l'objet d'un premier bilan.



La gestion des droits de la musique fait sa révolution informatique / 2e partie : Transparence & partage de la valeur

Deuxième volet du dossier, cet article revient sur différentes analyses - et négociations - en cours dans la perspective d'élaboration d'une nouvelle chaîne étayant la circulation de la musique et de ses droits à l'ère digitale.



Des rumeurs de rachat autour de Believe Digital

Selon Hypebot.com, le distributeur numérique et label Believe Digital, qui a acquis le distributeur américain TuneCore en 2015 et le label français Naïve en 2016, serait en vente. D'autres sources estiment qu'il s'agirait plutôt d'une fusion.



Bilan CNC : la place de la musique dans les productions audiovisuelles en 2016

À travers le bilan 2016 du Centre national du cinéma (CNC), un ensemble de données permet d'évaluer la place de la musique dans les productions audiovisuelles et dans les aides accordés par l'établissement.



Rémunération équitable : la QPC transmise au conseil constitutionnel

La question prioritaire de constitutionnalité déposée par les producteurs de phonogrammes (SCPP, SPPF) concernant la rémunération équitable (RE) a été jugée recevable par le Conseil d'Etat. Si la décision du Conseil constitutionnel créée la surprise, cela pourrait mettre le marché de la radio en émoi.



Lire aussi :

Voir la rubrique
ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

L'aide à la transition numérique de la musique enregistrée au rapport

jeu, 06/15/2017 - 17:27

Lancé l'an dernier par le ministère de la Culture, ce dispositif d'aide à l'innovation - qui a alloué 1,3 M€ au secteur phonographique en 2016 - fait l'objet d'un premier bilan.

Suite à l'appel à projets lancé en 2016, le Bureau du financement des industries culturelles (DGMIC/Ministère de la Culture) publie un rapport d'activité qui présente chacun des 43 projets aidés en 2016 (sur 52 demandes) pour un total cumulé de 1,3 M€ (sur plus de 2M€ demandés).

Les éléments clés du rapport

Les demandes :

  • Sur l'ensemble des 52 projets présentés, 44 ont reçu un avis favorable (6 refus et 2 reports).
  • Sur les 44 projets jugés favorablement, la moitié a fait l'objet d'une proposition d'un montant d'aide inférieur à la demande initiale, principalement en raison de l'exclusion de certaines dépenses programmées de l'assiette éligible.
  • A l'issue de la commission, une de ces structures qui s'est vu proposer un montant d'aide inférieur à sa demande initiale a finalement refusé le bénéfice du dispositif, au motif que ce montant revu à la baisse ne lui permettait pas de mettre en œuvre son projet.

Les dépenses :

L'ensemble des dépenses inscrites dans les budgets prévisionnels des bénéficiaires s'élève à plus de 7,2 M€, dont près de 5,2 M€ pour les seuls producteurs phonographiques. Le montant de subventions attribuées par le ministère représente 1,3 M€, soit 19 % des financements nécessaires à la mise en œuvre de ces projets.

Ces dépenses se répartissent de la manière suivante :

  • Dépenses d'investissement : 2,54 M€
    Parmi les dépenses d'investissement, les coûts de développements informatiques représentent le premier poste de dépense des projets soutenus (54 % des dépenses d'investissement moyennes).
  • Dépenses de fonctionnement (hors salaires) : 1,53 M€
    Parmi les dépenses de fonctionnement (hors salaires) intégrées aux budgets des projets, ce sont les dépenses de promotion et de communication liées au projet qui constituent, avec près des trois quarts de l'ensemble, les dépenses les plus représentées.
  • Dépenses salariales : 3,13 M€
    Les coûts salariaux, pour des tâches liées au développement du projet, représentent le premier poste budgétaire, avec en moyenne 43 % de ces dépenses, et jusqu'à 63 % pour la catégorie des intermédiaires techniques.

Les projets les plus soutenus (aide maximum de 50 000€) relèvent principalement des activités de distribution numérique (Idol), de plateformes de musique en ligne (1DLAB) et des intermédiaires techniques (Transparence Rights Management, Niland, Music Story).
Quelques producteurs en bénéficient également (Digital Music Solutions, Institut du monde arabe, Outhere Music France).

Et en 2017…

La première commission de l'année a permis de soutenir 40 nouveaux projets au titre du dispositif, pour un montant de 1 M€ (pour une enveloppe annuelle de 2 M€).

La prochaine réunion de la commission aura lieu le 16 octobre prochain, avec des dossiers à déposer au plus tard le 15 septembre 2017.

LIRE LE RAPPORT D'ACTIVITÉ 2016
AIDE À L'INNOVATION ET À LA TRANSITION NUMÉRIQUE DE LA MUSIQUE ENREGISTRÉE

La musique française à l'international

mer, 06/14/2017 - 12:48

Au Midem, le Bureau Export a présenté un bilan économique de la musique française à l'international en 2016. Les résultats témoignent de la vitalité et de la croissance du secteur en dehors de nos frontières.

L'étude du Bureau Export prend en compte le chiffre d'affaires à l'export des producteurs phonographiques, des producteurs de spectacles et des éditeurs français. Elle tient également compte des revenus issus des perceptions à l'international des sociétés de perception et de répartition des droits (SPRD) de la filière musicale française (ADAMI, SACEM, SCPP, SPEDIDAM, SPPF).

Les chiffres d'affaires à l'export des professionnels de la filière sont récoltés auprès des adhérents du Bureau Export (producteurs de spectacles, producteurs phonographiques, distributeurs numériques) ainsi qu'auprès de ses partenaires (CNV, CSDEM, FEVIS).

L'ANNÉE 2016 À L'EXPORT EN CHIFFRES :

628M€ générés à l'international par la filière musicale : pour la troisième année consécutive, le volume économique de la filière musicale généré à l'international dépasse les 600M€. Il atteint ainsi 628M€ en 2016 contre 617M€ en 2015 et progresse de 30% par rapport à 2010.

Le chiffre d'affaires de la filière musicale française en provenance de l'international s'élève à 262M€ en 2016 contre 257M€ en 2015, soit une augmentation de 2% par rapport à 2015.

2000 concerts à l'export pour les producteurs de spectacles français : en moyenne, l'export représente 21% du chiffre d'affaires total des producteurs de spectacles adhérents du bureau export.

7 milliards de streams audio à l'export générés par les artistes des producteurs phonographiques français : le digital représente 72% des ventes à l'export des producteurs phonographiques en 2016.

46% des streams des artistes signés sur un label français en provenance de l'international.

Les revenus des producteurs phonographiques s'internationalisent avec une part de leur chiffre d'affaires “hors Europe” de 40% en 2016.

14M€ de revenus de synchronisation pour les éditeurs français

Les droits d'auteur sont la source de revenus la plus importante de la filière musicale à l'international en 2016 : la collecte des droits d'auteur et droits voisins des SPRD françaises représente près d' 1/3 du total des revenus de la filière musicale à l'export en 2016.

LIRE L'ÉTUDE DU BUREAU EXPORT

Bilan CNC 2016 : la place de la musique

mar, 06/13/2017 - 15:26

À travers le bilan 2016 du Centre national du cinéma (CNC), un ensemble de données permet d'évaluer la place de la musique dans les productions audiovisuelles et dans les aides accordés par l'établissement.

Parmi les enseignements, on constate que les captations de concerts enregistrent une forte baisse de production et que les documentaires consacrés au spectacle et à la musique sont de plus en plus aidés par le CNC.

L'établissement a par ailleurs consacré près d'1M € en 2016 à la musique via ses aides aux vidéomusiques et à la création pour courts ou longs métrages.

  • Documentaire
    Les documentaires de spectacle vivant (musique, cirque, danse et théâtre) représentent 3,6 % des heures de documentaires aidées en 2016, contre 2,7 % en 2015.
    Parmi les heures de documentaires de spectacle vivant, 81,2 % sont consacrées à la musique (2,9 % du volume total de documentaires aidés).
  • Adaptation audiovisuelle de spectacle vivant
    En 2016, la baisse du volume de production de programmes de spectacle vivant concerne presque tous les genres, en particulier la musique (-120 heures) et notamment la musique classique (-59 heures).
    Les captations de spectacles musicaux représentent une très grande majorité des heures aidées avec 79,0 % du volume en 2016. La variété/rock représente 22,0 % des heures aidées. Suivent la musique classique (19,3 %), l'opéra (17,0 %) et le jazz (9,8 %). Les autres genres demeurent plus marginaux, comme le Hip Hop /rap/électro (5,8 %) ou les musiques du monde/traditionnel (4,9 %).
  • Aide à la création de musique originale pour longs métrages
    597 500 € pour 67 aides apportées
  • Aide complémentaire à la musique originale pour courts métrages
    146 100 € pour 56 projets
  • Aide aux vidéomusiques
    300 000 € pour 25 vidéomusiques sur 61 projets examinés et 250 900 € pour 25 dossiers de réinvestissement instruits
BILAN CNC 2016

Agenda pro : semaine du 12 au 17 juin

lun, 06/12/2017 - 11:31

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.



12 JUIN

Assemblée générale
AG Adami
Paris


13 JUIN

Rencontre
Médias, votre univers impitoyable
Paris


13 JUIN

Rencontre
RIF/SMA autour des sujets d'actualité du secteur des musiques actuelles
Paris


13 JUIN

Rencontre
L'égalité femmes/hommes dans le secteur culturel
Castelnaudary


14 JUIN

Assemblée générale
AG CSDEM
Paris


15 JUIN

Rencontre
Les Rencontres Indés
Paris


15 JUIN

Rencontre
Comment mettre en place un partenariat entre associations et entreprises ?
Grenoble


16 - 17 JUIN

Rencontre et assemblée générale
Droits culturels et AG FAMDT
Paris


17 JUIN

Rencontre
Autoproduire un album
Creil (60)


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ET ACTUALISÉ EN CONTINU

La gestion des droits de la musique fait sa révolution informatique (1e partie)

lun, 06/12/2017 - 11:12

Normalisation des échanges, libération des métadonnées, transparence et équité, efficience, blockchain… À l'heure des réseaux ouverts et du tout numérique, l'informatique révolutionne la gestion des droits de la musique.
Un dossier en 3 parties par Philippe Astor.

1e partie
LIBÉRER LES MÉTADONNÉES DE LA MUSIQUE

Premier volet d'un vaste dossier, cet article revient sur l'enjeu des métadonnées. Il pose le décor des premières tentatives (et échecs) du dialogue indispensable (informatique, éditorial et structurel) pour organiser une nouvelle chaîne étayant la circulation de la musique à l'ère digitale.

>> Lire la suite

2e partie - TRANSPARENCE ET PARTAGE DE LA VALEUR
À paraître le mercredi 14 juin 3e partie - BLOCKCHAIN ET DEEP-LEARNING S'INVITENT DANS LA GESTION DES DROITS
À paraître le mercredi 21 juin

Veille d'actualités - Semaine 23

ven, 06/09/2017 - 13:20

Cette semaine : relance du projet de "maison commune", l'avenir de Deezer, sampling et juridique, gestion de droits, export, transfert de valeur, collecte record de l'ADAMI, rapport CISAC, retour de Midem…

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

La ministre de la Culture relance le projet de "maison commune" de la musique

Au Midem, la ministre de la Culture Françoise Nyssen a relancé le projet de "maison commune" à tous les acteurs de la filière musicale française et annoncé une mission sur le sujet, dont le rapport sera rendu fin septembre.



ADAMI : 89,41 millions d'euros collectés en 2016

L'ADAMI enregistre en 2016 une croissance régulière des perceptions, "la gestion collective des droits des artistes-interprètes étant entrée dans une phase de maturité" depuis 4 ans selon la société d'artistes.



Alexis De Gemini, DG France de Deezer, lève le voile sur les futurs grands projets de son entreprise

Lancement de la première édition du My Deezer Festival, offre de podcasts, de radios, de contenus originaux sonores, de livres audio… Deezer se diversifie.



Les juges vont-ils sauver le hip-hop et la musique électronique ?

Une très vielle saga judiciaire allemande va se retrouver devant la CJUE avec, au cœur des débats, la légalité du sampling.



La gestion des droits de la musique fait sa révolution informatique

Normalisation des échanges, libération des métadonnées, transparence et équité, efficience, blockchain… À l'heure des réseaux ouverts et du tout numérique, l'informatique révolutionne la gestion des droits de la musique.



Bilan économique de la filière musicale française à l'export en 2016

La filière musicale française a génèré un volume économique de 628M € à l'international en 2016, soit une croissance de plus de 30% par rapport à 2010.



Streaming : Warner Chappell et la SACEM signent un accord multi-territorial

La Sacem s'est vue confier par Warner/Chappell Music, la société d'édition musicale de Warner Music Group, la gestion de son répertoire au titre d'un mandat multi-territorial pour l'exploitation de la musique en ligne.



Les créateurs appellent l'Union européenne à rééquilibrer le transfert de valeur

Lors de l'événement Meet the Authors, les auteurs ont demandé à l'Europe de rééquilibrer le transfert de la valeur entre les créateurs et un certain nombre de plateformes en ligne.



Lire aussi :

Adami : 89,41 millions d'euros collectés en 2016

ven, 06/09/2017 - 12:13

L'ADAMI enregistre en 2016 une croissance régulière des perceptions, "la gestion collective des droits des artistes-interprètes étant entrée dans une phase de maturité" depuis 4 ans selon la société d'artistes.

Comme pour la SACEM avec la collecte des droits d'auteur, la perception des droits voisins des artistes-interprètes continue de croître et atteint un volume de 89,41 millions d'euros en 2016, soit une augmentation de plus de 9 % en un an (des régularisations de litiges relatifs à la copie privée expliquent en grande partie la hausse constatée).

Si l'on distingue les sources de perception, on constate cependant que ce sont les droits pour copie privée et les droits exclusifs qui entraînent cette croissance :

  • La rémunération pour copie privée : 49,6 millions d'euros, soit une augmentation de 14,3 %.
  • La rémunération équitable : 27,5 millions d'euros, soit une augmentation de 0,6 %.
  • Les droits exclusifs : 7,5 millions d'euros, soit une augmentation de 23,7 %.
  • Les droits internationaux : 4,9 millions d'euros, soit une augmentation de 5,1 %.

En matière de répartition des droits aux artistes-interprètes, 51,1 millions d'euros ont été répartis de manière individuelle et directe à près de 80.000 artistes-interprètes (+ 4,9 %) pour 255.109 œuvres sonores et 27.628 œuvres audiovisuelles.
Ces montants proviennent :

  • de la copie privée pour 24,2 millions d'euros (+ 3,8 %)
  • de la rémunération équitable pour 16,3 millions d'euros (+ 6,6 %)
  • des droits exclusifs pour 6,6 millions d'euros (+ 49,6 %)
  • des droits internationaux pour 2,9 millions d'euros (+ 36,5 %)

Par ailleurs, 17,8 millions d'euros distribués par le conseil d'administration et les commissions artistiques (+ 19,2 %), avec près de 24.500 artistes ont bénéficié de cette répartition indirecte.

PLUS D'INFO

Agenda des aides à la filière

jeu, 06/08/2017 - 10:13

Aides au spectacle, au disque, à l'édition, à l'international, etc. Appel à projets, à candidatures, etc. Ne ratez pas les dates limites de dépôt.

Spectacle

Aide droit de tirage
Date limite de dépôt : 8 juin
CNV - Commission du 22 juin



Aide à la musique en images
Date limite de dépôt : 9 juin
FCM - Commission du 27 juin



Soutien aux émergences - spectacle vivant
Date limite de dépôt : 12 juin




Aide aux projets de création et de reprise - spectacle vivant
Date limite de dépôt : 12 juin




Avances de trésorerie
Date limite de dépôt : 15 juin
CNV - Commission du 22 juin



MaMA festival
Date limite de dépôt : 30 juin



Musique enregistrée

Aide à la création
Date limite de dépôt : 15 juin
SPPF - Commission du 06/07



Aide à la création musicale
Date limite de dépôt : 26 juin
SCPP - Commission du 17/07



Dépôt d'agrément crédit d'impôt phonographique
Date limite de dépôt : 29 juin



Médias

Appel à candidatures "Les rencontres professionnelles de l'industrie musicale"
Date limite de dépôt : 15 juin



Innovation

Enterprising Culture
Date limite de dépôt : 9 juin




Garonne Startup
Date limite de dépôt : 13 juin




La Nurserie Culture et Innovation
Date limite de dépôt : 16 juin


Enseignement

Création en cours
Date limite de dépôt : 30 juin


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Streaming : Warner Chapell et la SACEM signent un accord multi-territorial

mer, 06/07/2017 - 18:27

La Sacem s'est vue confier par Warner/Chappell Music, la société d'édition musicale de Warner Music Group, la gestion de son répertoire au titre d'un mandat multi-territorial pour l'exploitation de la musique en ligne.

L'accord entre l'éditeur et la SACEM couvre les droits de reproduction mécanique et s'appliquera aux licences paneuropéennes conclues avec les plateformes Deezer, Qobuz et YouTube.

Suite au lancement de sa plateforme URights de gestion des droits d'auteur pour l'exploitation d'œuvres en ligne, la Sacem fera bénéficier à Warner/Chappell Music de son expertise technologique en matière de gestion des droits d'auteur et lui permettra d'administrer de façon optimale son important répertoire.

Plus d'info sur cet accord

Plus d'info sur Urights

Concours, tremplins, appels à candidatures…

mer, 06/07/2017 - 12:56

Musiciens et artistes, préparez les prochains concours, tremplins et appels à projets pour développer votre carrière.



Fonds d'aide à la mobilité FRAM
Date limite de dépôt : 7 juin
Appel à candidatures ouvert aux adhérents PRMA


Bourses Fondation Jean-Luc Lagardère
Date limite de dépôt : 10 juin
Appel à candidatures ouvert aux moins de 30 ans


Tremplin Angers likes metal
Date limite de dépôt : 12 juin



Opération Engrenage
Date limite de dépôt : 15 juin
Tremplin ouvert aux artistes domiciliés en Franche-Conté, ayant un enregistrement de plus de 4 titres publiés et s'étant produit plus de 10 fois en concert sur l'année écoulée et plus de 20 fois depuis leur existence.


Gate Up Inrocks
Date limite de dépôt : 16 juin
Appel à candidatures ouvert aux petites formations


Résidences de formation pour choeurs
Date limite de dépôt : 18 juin
Appel à candidatures ouvert aux chorales, chœurs, ensembles et groupes musicaux amateurs, issus de la Bourgogne-Franche-Comté


Culture & Territoires
Date limite de dépôt : 28 juin
Appel à candidatures ouvert aux artistes originaires du Quint'Est (Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Champagne-Ardenne et Lorraine)


Les Régionales
Date limite de dépôt : 21 juillet
Appel à candidatures ouvert aux formations musicales de chanson, jazz et musiques du monde de la région Grand Est et dont le spectacle à été vu par au moins trois membres d'équipement culturel différents


Blues sur Seine
Date limite de dépôt : 23 juillet
Appel à candidatures ouvert aux groupes et artistes de moins de 35 ans


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Veille d'actualités - Semaine 21 & 22

ven, 06/02/2017 - 14:48

Manchester stands together, réactions à à la nomination de Françoise Nyssen, streaming et user centric, Femmes en musique, Universal en bourse, musique à l'image, collecte record pour la Sacem, lauréats IFCIC…

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

Les réactions de la filière musicale à la nomination de Françoise Nyssen

Nommée au ministère de la Culture, Françoise Nyssen, codirectrice des éditions Actes Sud, n'a pas tardé à recevoir les félicitations de la filière… qui l'encourage à développer une politique de soutien au secteur.


"Manchester stands together" : le monde de la musique rend au hommage aux victimes de Manchester

Dès le lendemain de l'attentat au concert d'Ariana Grande dans la salle de Manchester Arena, les artistes du monde entier ont tenu à rendre hommage aux victimes et à leurs proches.



L'UPFI appelle à un changement du mode de répartition des revenus sur le streaming

Porteurs d'un programme pour « renforcer la puissance et la diversité de la production indépendante », les dirigeants de l'UPFI - Union des producteurs phonographiques indépendants - estiment être « en passe de réussir [leur] transition numérique ».


Il est temps que le Festival de Cannes récompense les musiques de film

Pour ce soixante-dixième anniversaire, les festivaliers ont eu quelques occasions de se concentrer plus que de coutume sur leurs oreilles : Radio Festival, la webradio officielle, offrait des musiques de films des sélections passées, B.O. de films méconnus, rares et indépendants…


Le regroupement ‘Femmes en musique' signe une lettre enflammée et intelligente dénonçant le sexisme

Plusieurs artistes féminines ont décidé de dénoncer les inégalités hommes-femmes dans l'industrie musicale. Le regroupement F.E.M., pour Femmes en musique, a publié un message sur les réseaux sociaux.


Vers une part minoritaire d'Universal Music Group en Bourse ?

Le groupe Vivendi pourrait introduire en Bourse une part minoritaire de sa filiale de musique Universal Music Group, a indiqué son président du directoire Arnaud de Puyfontaine dans un entretien au Wall Street Journal.


Sécurisation des salles de spectacles : plus d'attention, pas de surenchère

Le ministère de l'Intérieur a réuni des représentants du secteur culturel au lendemain de l'attentat à la Manchester Arena. Depuis novembre 2015, un fond de soutien permet aux lieux et festivals de financer le surcoût de la sécurisation.


1,37 milliard d'euros collectés par la Sacem en 2016

Des montants de collecte et de répartition en hausse, des axes stratégiques de développement autour du numérique, de l'innovation et de l'international… la Sacem fait son bilan de l'année 2016.



Musique à l'image : « Ce n'est plus considéré comme une exploitation secondaire par les producteurs »

L'éditeur et superviseur musical Matthieu Chabaud est l'auteur du premier guide professionnel sur l'exploitation de la musique à l'image. Après le Festival de Cannes et à quelques jours du Midem, il présente sa vision d'un secteur à mi-chemin entre musique, cinéma, télévision, publicité et jeu vidéo.


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ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Première édition du concours Gate Up

jeu, 06/01/2017 - 15:19

Les Inrockuptibles et Paris Aéroport lancent Gate Up, dispositif de soutien et de développement de jeunes musiciens/songwriters en duo ou en solo. Les lauréats joueront aux inRocKs Festival et au Paris Aéroport Festival. Date limite de candidatures : 16 juin.

Le concours s'adresse à tous les musiciens ou duo en développement, et dans tous les styles, à condition de ne pas être signé en contrat de production ou de licence avec un label ou une maison de disque.

Seront toutefois admis à participer les artistes entrants dans les cas suivants : artistes autoproduits, sous contrat d'édition musicale, autoproduits sous contrat de distribution, ou signés sur des structures locales ou associatives.

Les 15 talents sélectionnés se produiront dans les terminaux de Paris-Orly dans le cadre des « Paris Aéroport Sessions » 2017, de façon programmée ou inattendue. Deux lauréats seront finalement choisis par le jury et par le public pour jouer lors du Paris Aéroport Festival le 14 octobre, et le gagnant du prix du jury se produira aux inRocKs Festival, qui fêtera cette année ses 30 ans. D'autres dotations sont pourvus dans le cadre du dispositif par l'apport des partenaires de FGO Barbara, du FAIR et de l'IRMA.

PLUS D'INFO

L'UPFI appelle à un changement du mode de répartition des revenus sur le streaming

mer, 05/31/2017 - 10:13

Lundi 29, les producteurs indépendants de l'UPFI ont présenté leurs objectifs « au lendemain des présidentielles » lors d'un déjeuner de presse. L'occasion pour son président, Vincent Frérebeau, de se féliciter de l'arrivée d'une entrepreneuse culturelle — « l'une d'entre nous » — rue de Valois.

Porteurs d'un programme pour « Renforcer la puissance et la diversité de la production indépendante », les dirigeants de l'UPFI estiment être « en passe de réussir [leur] transition numérique ». Deux raisons viennent nourrir cet optimiste. La progression de l'abonnement au streaming, d'une part, et l'accompagnement des entreprises par le crédit d'impôt dédié, d'autre part. « Il nous a permis de “résister” » expliquent-ils, en précisant que ceci a sauvegardé leurs capacités « d'embauche et de production » et, en leur conférant ainsi un meilleur positionnement par rapport aux autres pays européens (hors zone UK), a favorisé l'export.

Cependant, trois inquiétudes viennent pondérer le tableau : la fragilité des mesures (le crédit d'impôt n'est pas une mesure pérenne, pour l'instant reconduite jusqu'à fin 2018), les besoins de revaloriser la Rémunération équitable et d'adapter le régime de la Copie privée aux nouveaux usages, et la nécessité « d'une clarification et d'une évolution du modèle de répartition des revenus du streaming ». Ainsi, les producteurs appellent à faire écho à la proposition de Deezer pour développer un modèle “user centric” (cf communiqué ci-dessous).

Comme l'explique Stephan Bourdoiseau, patron de Wagram, les revenus sont pour l'instant répartis en fonction du volume global du streaming, ce qui fait qu'un abonné qui écoute beaucoup de choses différentes ne génère que peu de revenus pour chacun des artistes qu'il écoute. « Comme nous sommes dans un marché fermé, cela produit un phénomène d'aspiration » précise-t-il en indiquant que, du coup, les revenus se concentrent sur un petit nombre artistes. Les producteurs y voient donc un enjeu de diversité car le phénomène assèche le financement des productions les moins écoutées. Pour Vincent Frérebeau, la mise en œuvre d'une rémunération affectant les revenus à ce qui est réellement écouté par l'abonné serait plus respectueux du consommateur et de ses motivations. Pour autant, l'enjeu n'est pas forcément celui d'une redistribution des parts majors/indés. Même si les études d'impact restent rares et parcellaires, elles ne semblent pas, selon eux, modifier le prorata. Il s'agit plutôt d'un rééquilibrage de répertoire, Emmanuel de Buretel, patron de Because, y relevant « une accentuation au profit d'une “pop urbaine” américaine », phénomène entraînant lui-même un formatage de productions adaptées à cette logique.

L'UPFI souhaite donc poser un débat qui se situe au niveau mondial. Mais si le syndicat prévoit d'interpeller ses représentations européenne (Impala) et mondiale (Win), l'objectif est d'abord de pousser le test avec Deezer. Pour son directeur général, Jérôme Roger, il s'agit d'un enjeu de mutation économique adaptant la filière à ses nouveaux fonctionnements. « Nous souhaitons ardemment que notre demande soit partagée, notamment dans le cadre des discussions pour un meilleure partage de la valeur » indique-t-il à quelques jours du Midem.

Par ailleurs, le syndicat développe un ensemble de propositions, dont notamment un plaidoyer pour le crédit d'impôt (CCIP). Ainsi, en cumulant les recettes induites par ce soutien (TVA, cotisations sociales, recettes à l'export), il calcule « un gain net pour l'Etat de 17.404k€ » sur un bilan d'application de 2006 à 2015. Présentant également une analyse des revenus des entreprises, il constate « le passage d'un modèle mono-revenu à un modèle multi-revenus » sur la période 2002/2016, les droits voisins atteignant désormais 21% d'un CA global où les ventes physiques ne représentent plus que 46%, tandis que les ventes numériques ont quasiment doublé en cinq ans pour atteindre un volume de 30%.

Communiqué de l'UPFI :

Musique à l'image : contrats, usages et gestion de droits

mar, 05/30/2017 - 12:00

L'éditeur et superviseur musical Matthieu Chabaud est l'auteur du premier guide professionnel sur l'exploitation de la musique à l'image. Après le Festival de Cannes et à quelques jours du Midem, il nous présente son ouvrage et sa vision d'un secteur à mi-chemin entre musique, cinéma, télévision, publicité et jeu vidéo.

Complétant sa collection d'ouvrages sur les métiers de la musique, l'IRMA publie le guide pratique La Musique à l'image dont l'auteur, Matthieu Chabaud, est un spécialiste qui intervient depuis plusieurs années en formation sur ces questions. Il dirige la société française du groupe indépendant d'édition musicale Schubert Music Publishing présent dans treize pays, et est également superviseur musical, producteur exécutif de musique à l'image et administrateur de la Chambre syndicale de l'édition musicale (CSDEM).

Matthieu Chabaud - (c) Julien Vachon

Comment est né ce projet de guide La Musique à l'image ? Sur quelle expérience s'appuie-t-il ?

Au départ, mon premier métier est celui d'éditeur de musique. En 2007, j'ai commencé à travailler pour de la musique à l'image en devenant co-producteur et coéditeur de la musique du film À l'intérieur [1] composée par François-Eudes Chanfrault qui nous a malheureusement quitté depuis. Allier musique et film de cinéma m'a beaucoup intéressé. Ça a été le déclencheur !

Depuis, j'ai développé mon réseau en film long métrage, en publicité, en jeu vidéo, et j'ai trouvé dans la musique à l'image une voie pour exploiter les œuvres des auteurs que je représente, voire pour développer la carrière de certains d'entre eux qui se sont spécialisés dans cette branche.

De fil en aiguille, je me suis mis à donner des formations professionnelles sur le sujet parce que j'aime partager mes connaissances. Ceux qui viennent se former ont parfois d'autres visions du métier et posent beaucoup de questions, ce qui me permet de confronter ma pratique à d'autres réalités et de faire avancer mon propre propos.

Naturellement, j'ai eu envie d'aller plus loin et d'écrire noir sur blanc ces connaissances accumulées, d'autant qu'aucun livre sur le sujet n'existait ! Il y a bien des ouvrages musicologiques ou historiques sur les musiques de film de cinéma, de publicité ou de jeu vidéo, mais aucun ne traite de l'aspect professionnel et technique.

De quelle manière est abordée la musique à l'image dans ce guide ? À qui est-il destiné ?

Il s'agit d'un ouvrage pour tous ceux qui travaillent dans les secteurs de la musique et de l'image, qu'ils soient éditeurs musicaux, producteurs de films, de publicités, de phonogrammes, compositeurs pour l'image, artistes-interprètes, superviseurs musicaux, etc. Il s'adresse aussi bien à ceux qui connaissent le sujet qu'à ceux qui ont envie de pénétrer ce marché, et il s'applique à tous les « genres images » : film long ou court métrage, documentaire, série, émission de télévision, jeu vidéo, etc. Les captations de concerts et les vidéomusiques sont aussi évoquées même s'ils feront l'objet d'une mise à jour à venir.

Concrètement, au-delà des aspects artistiques et historiques, ce livre aborde les points techniques que sont les contrats de synchronisation, de commande, de cession de droits, d'incorporation à une œuvre audiovisuelle, de production exécutive de musique originale… On y retrouve également la question des usages, du « qui fait quoi » dans la branche, de la gestion collective et de la façon dont les ayants droit récupèrent leurs rémunérations liées au droit d'auteur et aux droits voisins.

Quel regard portez-vous sur l'évolution récente et à venir de la musique à l'image ?

On voit bien que l'image a pris une importance extraordinaire dans le secteur de la musique. Même si on continue à en parler en ces termes, ce n'est plus considéré comme une exploitation secondaire par des producteurs phonographiques qui cherchent souvent à « décrocher une synchro ». Via les clips et YouTube, on voit aussi combien l'image est entièrement intégrée dans les plans de promotion globale autour des artistes. Si bien qu'aujourd'hui, un groupe qui n'aurait pas d'image est un groupe qui n'a pas d'existence. Ce n'est pas aussi simple et ce n'est pas forcément quelque chose que j'approuve, mais c'est clairement l'évolution.

Le revers de la médaille est qu'on baigne dans le fantasme. La musique à l'image est toujours perçue comme un eldorado et un secteur particulièrement lucratif. Mais c'est moins vrai aujourd'hui car le secteur est devenu très concurrentiel, avec de plus en plus d'entrants qui cherchent à exploiter le créneau. Résultat : l'exploitation de 30 secondes de musique en publicité pouvait rapporter trois fois plus il y a quelques années qu'actuellement.

Une autre évolution que j'observe, c'est que dès qu'il y a de l'image, on cherche à y ajouter de la musique. Même sur des séquences courtes de quelques secondes, on va ajouter des lignes musicales, une harmonie ou une mélodie, ce qui fait qu'il y a de plus en plus de musique partout, ce qui est très positif. C'est également vrai pour le jeu vidéo et les applications sur smartphone, où en plus du design sonore, on ajoute de la musique préexistante ou de commande de grande qualité.

Quels sont les enjeux à venir pour l'exploitation de musique à l'image ?

L'enjeu est essentiellement économique. On se retrouve face à des entreprises utilisatrices qui ne veulent plus payer la musique, ou tout du moins qui le laissent entendre. Je pense à certaines libraires musicales américaines ou scandinaves qui proposent de « nouveaux modèles » laissant croire que la musique est libre de droit sans tenir compte ni des créateurs ni de ceux qui les développent.

Aujourd'hui, le danger est là. Il faut arriver à préserver ces secteurs en rémunérant les ayants droit et ceux qui travaillent dans cet écosystème, la tendance actuelle proposant des tarifs relativement bas. Il faut aussi que les organismes de gestion collective passent des accords avec les nouveaux utilisateurs de musique. C'est dans ce domaine qu'il faut être fort pour préserver la création et sa qualité.

COMMANDER LE GUIDE
La Musique à l'image, Matthieu Chabaud
Éditeur : Irma éditions • Édition : juin 2017
Pagination : 272 pages • Langue : français
Prix : 30€

[1] Un film de Julien Maury et Alexandre Bustillo.

Garocamp : transformation numérique & expérience client

lun, 05/29/2017 - 18:06

Les 29 et 30 juin, se tiendra Garocamp Days #2 en amont du festival Garorock à Marmande. Ce rendez-vous B2B des événements connectés propose une plateforme d'échanges pour les organisateurs de spectacles et d'événements en recherche d'innovation.

Dédié à la transformation numérique des grands événements, Garocamp a pour objectif de connecter les porteurs et les développeurs de solutions concrètes à travers une série d'animations inédite axée cette année sur une thématique phare : l'expérience client.

Au programme : tables rondes, ateliers, master class et speed-dating, et spécialement cette année un workshop pendant lequel des structures de Nouvelle Aquitaine (SMAC le Florida, Le Futuroscope, Brive Festival, Free Music Festival, festival Garorock…) viendront « pitcher » leurs attentes et besoins en matière d'événement connecté devant un parterre d'entreprises sélectionnées.

La seconde édition de Garonne Startup, concours d'innovation numérique dans l'organisation d'événements, se déroulera également pendant l'événement. Garonne Startup est un accélérateur de projets qui délivre aux lauréats une aide financière, un accueil dans son écosystème et un accompagnement adapté.
En savoir plus sur Garonne Startup

PROGRAMME

JEUDI 29 JUIN

09h45 - 11h / #FOCUS > Festivals et parcours clients, comment les réinventer ?

11h - 12h15 / #STAND UP > Les technologies au service de l'expérience sensorielle

14h - 15h30 / Atelier #1 : Grands événements, produit touristique à part entière

14h - 15h30 / Atelier #2 : Vers l'organisation d'événements plus responsables

14h - 15h30 / Atelier #3 : Les stratégies digitales au service de l'expérience client

14h - 15h30 / Atelier #4 Festivals et acteurs de l'économie collaborative, quelles opportunités ?

16h - 17h20 / #TABLE RONDE > Les datas en billetterie : enjeux et perspectives, quel est le meilleur moyen d'en tirer partie ?

18h - 19h / #DEBAT MOUVANT > Le futur des festivals ? Quels lieux de spectacle pour demain ?

VENDREDI 30 JUIN

9h30 - 10h30 / #WORKSHOP

11h - 12h30 / #SPEED DATING

14h - 16h / MASTERCLASS "Garonne Startup"

14h - 16h / Festivalomix, un atelier creatif

PROGRAMME COMPLET

Agenda pro : semaine du 29 mai au 4 juin

lun, 05/29/2017 - 13:05

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.



29 MAI

RENCONTRE
Workshop avec Chab
Paris


30 MAI

RENCONTRE
Protection sociale des auteurs
Besançon (25)


30 MAI - 1er JUIN

RENCONTRES
"Contrat de filière en faveur des musiques actuelles et variétés " en Nouvelle-Aquitaine
Limoges (87, Cenon (33), Poitiers (86)


30 MAI - 2 JUIN

ATELIER
Musique et mouvements
Lyon


31 MAI

ATELIER
Ableton User Group #7
Paris


31 MAI - 4 JUIN

RENCONTRE
Primavera Pro
Barcelone


1er - 3 JUIN

COLLOQUE
Rock & Violences en Europe (1955-1990)
Rouen


3 JUIN

RENCONTRE
Workshop avec Feadz
Rennes


AGENDA DES AIDES FILIÈRE DE MAI AGENDA DES AIDES ARTISTE DE MAI RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

1,37 milliard d'euros collectés par la Sacem en 2016

mer, 05/24/2017 - 18:15

Des montants de collecte et de répartition en hausse, des axes stratégiques de développement autour du numérique, de l'innovation et de l'international… la Sacem fait son bilan de l'année 2016.

CHIFFRES CLÉS
  • 1,37 milliard d'euros ont été collectés par la Sacem, un montant en hausse de 3,9 % sur l'année, qui inclut : – 884,3 millions d'euros collectés pour le compte des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (+2,6%) – 486,7 millions d'euros collectés sous mandat pour le compte d'autres ayants droit (+ 6,5 %)

-* La Sacem a réparti 769.1M€ à 298 000 ayants droit au titre de 2,2 millions d'œuvres, auxquels s'ajoutent 438M€ distribués au titre des mandats, soit un total de 1.21M distribués en 2016, en hausse de 1.9%.

  • Les droits d'auteur issus du online (streaming, téléchargement…) affichent une forte hausse, avec + 42,6 % par rapport à l'an dernier grâce au traitement de 2 600 milliards de données d'usage
  • 360,5 millions d'euros collectés par le réseau régional de la Sacem pour ses répertoires au titre de la Sacem et de la Spre.
  • Des licences multi territoriales qui couvrent plus de 130 territoires dans le monde.
  • La Sacem compte désormais 161 170 membres, soit une nouvelle embellie de + 2,4 %.
  • 719 000 contrats signés avec près de 500 000 clients d'une grande diversité
  • 57,7 millions d'euros investis au titre des œuvres sociales et de l'action culturelle de la Sacem, dont 25,2 millions d'euros en soutien à près de 2000 projets de création, de diffusion et de formation.
  • 163 accords de représentation avec des sociétés étrangères avec 115 sociétés de 95 pays différents
LES PRINCIPALES ÉVOLUTIONS
  • La croissance des revenus issus du online (streaming, téléchargement…) : les collectes ont augmenté de + 42,6 % pour atteindre 56,3 millions d'euros, les propulsant au-dessus des revenus issus des supports physiques (CD, DVD…), à 49,6 millions d'euros, en baisse de - 5,1 %.
  • Une accélération des investissements dans l'innovation : la Sacem a noué un partenariat de 10 ans avec IBM pour déployer URights, une plateforme mondiale de gestion des droits d'auteur pour la musique en ligne, qui exploite l'intelligence artificielle de l'outil Watson Explorer d'IBM afin d'analyser les données, qu'elles soient structurées ou non. Par ailleurs, les équipes techniques de la Sacem, d'Ascap, de PRS for Music et d'IBM ont uni leurs forces en vue d'exploiter la technologie blockchain et mettre au point un prototype de gestion partagée des informations relatives aux droits d'auteur.
  • Une diversité internationale toujours plus importante de ses membres : Parmi les 4 206 nouveaux membres qui ont rejoint la Sacem en 2016, on compte 490 créateurs étrangers représentant 78 nationalités différentes (Italie, Luxembourg, Egypte, Brésil, Cameroun, RD Congo…).
  • Le partenaire privilégié de l'industrie musicale : en juin, la Socan, organisation de gestion collective canadienne des droits d'auteur, signait avec la Sacem le premier accord transatlantique pour la collecte des droits en ligne de ses 135 000 auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. La Sacem a également renouvelé son partenariat avec Universal Music Publishing International (UMPI), et conclu un nouvel accord avec SoundCloud couvrant 33 territoires européens.
  • Un réseau performant : le réseau régional de la Sacem a collecté 291,8 millions d'euros en 2016, soit une augmentation de 2,7% par rapport à l'an dernier.
  • Un soutien à la création et aux créateurs : en 2016, la Sacem a investi plus de 57,7 millions d'euros dans des activités sociales et culturelles afin de garantir aux artistes un avenir durable. 25,2 millions d'euros ont été consacrés à l'action culturelle de la Sacem, notamment grâce aux sommes issues du 25% copie privée (23 millions), en soutien à 1 995 projets.
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