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Nouveau bureau pour la Guilde des Artistes de la Musique (GAM)

ven, 03/31/2017 - 12:03

La GAM a renouvelé son bureau et a élu Issam Krimi comme président. Antoine Guéna, aka Fonky Flav', est nommé secrétaire et Chloé Robineau, aka Robi, devient trésorière.

Issam Krimi, un des quatre membres fondateurs de la GAM, est élu président après avoir été secrétaire du groupement d'intérêt.
Issam Krimi est pianiste et compositeur, notamment directeur artistique du Hip Hop Symphonique qui a été crée avec IAM, MC Solaar, Bigflo & Oli, Youssoupha et Ärsenik. Il compose régulièrement pour l'image, films et documentaires pour Arte et France Télévision.

Antoine Guéna, aka Fonky Flav', membre des groupes 1995 et l'Entourage et également managers d'une dizaine d'artistes, a été élu secrétaire.

Chloé Robineau, aka Robi, auteure, compositrice, interprète, productrice et réalisatrice a été élue trésorière.

Ce nouveau bureau a tenu à saluer "le merveilleux travail" de ses prédécesseurs, à savoir l'ancien président Axel Bauer et l'ancien trésorier Kent, "qui ont compris, à l'aulne d'une industrie en pleine mutation, la nécessité de fédérer les artistes dans toute leur diversité".

A la suite de cette élection, une prochaine assemblée générale de la GAM va élire un Conseil des Artistes "élargi à plus d'artistes de la nouvelle génération et à plus de femmes" et nommera un Comité d'Experts qui regroupera des managers, des avocats, des entrepreneurs et des représentants de toutes les professions qui entourent les artistes.

Le site de la GAM

Les lauréats Jazz Migration #3

jeu, 03/30/2017 - 11:25

Porté par l'AJC, le dispositif d'accompagnement Jazz Migration a sélectionné quatre formations qui bénéficieront d'un parcours professionnalisant sur 2 ans.

Jazz Migration est un programme de soutien à l'émergence de jeunes artistes jazz. Il a pour objectif d'aider au repérage, à la circulation et à la professionnalisation des artistes.

Après une présélection qui avait retenue 15 finalistes sur les 81 candidatures reçues, un jury de 80 programmateurs (issus de scènes nationales et conventionnées, clubs, festivals, centres culturels…) ont voté et choisi les 4 lauréats 2017.

Armel Dupas Trio – parrainé par le Théâtre du Marais – Ville de Challans

Armel Dupas : piano
Kenny Ruby : basse, synthés
Mathieu Penot : batterie, synthés

Ikui Doki – parrainé par le Paris Jazz Festival

Sophie Bernado : Basson
Hugues Mayot : Saxophone, Clarinette
Rafaëlle Rinaudo : Harpe

Novembre – parrainé par Banlieues Bleues

Antonin-Tri Hoang : saxophone
Romain Clerc-Renaud : piano
Thibault Cellier : contrebasse
Elie Duris : batterie

nOx3 & Linda Oláh – parrainé par l'Europa Jazz

Linda Oláh : voix et FX
Rémi Fox : saxophones et FX
Matthieu Naulleau : piano, moog et FX
Nicolas Fox : batterie et pads électroniques

Les laurétas de cette nouvelle promotion entrent dans une phase d'accompagnement qui durera jusqu'en décembre 2017, avec au programme :
une résidence de 3 jours dans la région de leur parrain,
des formations théoriques organisées à l'IRMA,
des rencontres avec des professionnels de la filière,
un accompagnement personnalisé par AJC,
une tournée de plus de 80 dates en France et en Europe.

Le site de Jazz Migration

Les lauréats 2017 des Prix de la création musicale

mar, 03/28/2017 - 11:34

Les Prix de la création musicale organisés par la CSDEM ont été décerné le 27 mars aux salons de l'Hotel de Ville de Paris. Parmi les lauréats : les artistes Kungs et Sage, les chansons J'ai cherché et Aloha, l'auteur Ben Mazué…

La Chambre syndicale de l'édition musicale CSDEM organise depuis 2011 les Prix de la création musicale. Un rendez-vous annuel qui récompense les auteurs et compositeurs pour leur travail.

Cette année, le jury des Prix était présidé par Pierre Lescure (Festival de Cannes, théâtre Marigny) et composé de Pascal Amiaud (RTL), Nathalie André (Europe 1), Benoît Brayer (FNAC), Cédric Klapisch (réalisateur), Rebecca Manzoni (France Inter), Olivier Nuc (Le Figaro), Fabrice de Saint Rémy (Apple Music) et Boris Vedel (Printemps de Bourges).

Les lauréats de la 7e édition de ces Prix : NOUVEAU TALENT

Ex-aequo :
Kungs (Universal Music Publishing, Unity Publishing)
Sage (Sony ATV Music Publishing, Karakoïd)

RECUEIL DE PARTITIONS ET DE TEXTES

Best Of 50 Renaud
(Patrick Moulou, Warner Chappell Music France)

CHANSON ORIGINALE DE L'ANNÉE : AIRPLAY (TV & RADIO)

J'ai cherché, Amir
(Universal Music Publishing, Tick Tone Music, Sash Productions, Universkalp, Bukowski Publishing)

CHANSON ORIGINALE DE L'ANNÉE : STREAMING

Aloha, Mome feat. Merryn Jeann
(Universal Music Publishing France, DDM Productions)

RÉINTERPRÉTATION & REMIX

I Envisage, Mick Harvey

MUSIQUE ORIGINALE POUR UNE FICTION

La Tortue rouge
(Laurent Perez del Mar / Why not productions, MJVA)

MUSIQUE ORIGINALE POUR DOCUMENTAIRE

Vivre avec les loups
(David Imbault, Julien Jaouen / Cristal Publishing)

AUTEUR DE L'ANNÉE

Ben Mazué
(French Flair Entertainement)

SYNCHRONISATION PUBLICITAIRE D'UNE OEUVRE INRENATIONALE

True Love Will Find You In the End
(SNCF / Daniel Johnston)

PRIX SPÉCIAL DU JURY

Benjamin Biolay

CRÉATION ORIGINALE POUR UN SPECTACLE

Mona, Emily Loizeau

SYNCHRONISATION PUBLICITAIRE D'UNE OEUVRE FRANÇAISE

Da Da Ding
(Nike India / Benoît Heitz, Glenda Proby)

COMPOSITEUR DE L'ANNÉE

Davide Esposito
(Peermusic France)

PRIX D'HONNEUR

Zazie

Le site des Prix de la création musicale

Un guide et un annuaire pour la billetterie

lun, 03/27/2017 - 19:48

Le Guide et annuaire de la billetterie du spectacle vivant et de l'événementiel vient de paraître aux éditions Irma. Un manuel de savoir-faire réalisé par Eddie Aubin, fondateur de MyOpenTickets, avec 440 contacts professionnels répertoriés.

Aujourd'hui, la billetterie est un monde plus vaste qu'hier. Si la commercialisation de billets reste l'activité "de souche", l'arrivée des nouvelles technologies (billetterie dématérialisée, cashless…) couplée à l'usage croissant des data ont transformé la billetterie en un outil marketing puissant. De la sorte, la relation entre les opérateurs de billetterie, les producteurs de spectacles et le public va aujourd'hui bien au-delà du simple ticket d'entrée.

Dans ce contexte, la publication de La Billetterie fait le point sur les évolutions de ce secteur. Le guide répond aux questions juridiques et pratiques qui se posent, notamment face développement de la dématérialisation, et décrit les relations parfois complexes entre distributeurs, développeurs d'outils et producteurs-organisateurs.

Réalisé par Eddie Abin, spécialiste du secteur de la billetterie et président du cabinet MyOpenTickets, l'ouvrage comporte deux entrées : un guide pratique pour savoir comment cela fonctionne, et un annuaire des professionnels de la billetterie pour savoir avec qui travailler.

En savoir plus sur le guide La Billetterie

Les derniers interviews de l'auteur Eddie Abin par l'Irma :

"Une technologie sécurisée, transparente et sans centralisation" (nov. 2016)

"Le cashless est en train de se généraliser" (oct. 2016)

"La billetterie, un secteur en évolution permanente, dynamique et innovant" (mai 2015)

Dossier complémentaire :

LA BILLETTERIE DU FUTUR : Un marché en croissance pour le spectacle (mai 2015)

Eddie Abin est également intervenant dans la formation Mettre en place et commercialiser une billetterie

Agenda pro : semaine du 27 mars au 2 avril

lun, 03/27/2017 - 10:40

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.



27 MARS

ÉVÉNEMENT
Prix de la création musicale 2017
Paris


28 MARS

RENCONTRE
La musique et le numérique : Nomad music, le label digital
Paris


28 MARS

FORUM
Forum SNES : Élections 2017 - quelles ambitions pour le spectacle vivant ?
Paris


28 - 29 MARS

AG AGI-SON
Assemblée Générale d'AGI-SON
Paris

29 MARS

RENCONTRE
Nectart/Réseau En Scène : numérique et modèles
Saint-Jean-de-Védas (34)


30 - 31 MARS

RENCONTRE
24e Congrès de la Fédération nationales des collectivités territoriales pour la culture
Saint Etienne (42)


31 MARS

ATELIER
2020 Angers Musique
Angers (49)


30 MARS - 2 AVRIL

RENCONTRE
Tournée Des Liens pour une culture solidaire
Rouen, Nantes, Bordeaux, Paris


RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 12

ven, 03/24/2017 - 14:42

Cette semaine : 65M€ débloqués pour la culture, le coût de l'exclusivité en streaming, l'ère post DIY, la monétisation via SoundCloud, Ticketmaster contre les robots…

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

Enjeux de politique culturelle, retour sur les Etats généraux du Prodiss

Au mois de novembre se tenaient les Etats généraux du développement organisés par le Prodiss. Retour en vidéo sur la table ronde consacré à l'horizon prospectif 2017 - 2022.


Vers une généralisation des offres de streaming musicale dites "Hi-Fi" à moins de 20€/mois

La tendance pour les services de streaming audio est à la démocratisation d'une qualité d'écoute optimisée comme en témoigne le test actuel d'une offre "Hi-Fi" proposée par Spotify.


Apple paie 500.000$ pour une exclusivité sur son service de streaming

Chance the Rapper, nouvelle sensation du rap américain, a déclaré avoir été payé 500.000$ par Apple, pour une exclusivité de deux semaines sur Apple Music.



Présidentielle : les 11 propositions de la GAM au service des artistes

La Guilde des Artistes de la Musique (GAM) soumet aux candidats à la présidentielle un dispositif de mesures "fortes, concrètes, et innovantes" au service des artistes et de la création à l'heure du numérique.


Dégel : 65M€ débloqués pour la culture

La ministre de la Culture Audrey Azoulay a annoncé le dégel d'une partie des crédits de la culture, en faveur notamment de la création et de certaines opérations du patrimoine, soit 65 millions d'euros.


Billetterie : Ticketmaster lance un système de vérification d'identité pour contrer les robots

Dernière nouveauté en date pour Ticketmaster US, le programme « Verified Fan », qui permet de faire la différence entre bots et réels spectateurs.


B.Boutleux « L'artiste a été le premier à expérimenter une forme de travail flexible qui se généralisé aujourd'hui »

Interview du directeur de l'ADAMI réalisée dans le cadre des Rencontres européennes des artistes (REA).


https://musicindustryblog.wordpress…' class='spip_out'> Bienvenue dans l'ère post DIY (par Mark_Mulligan) [EN]

Le DIY est bel et bien vivant, mieux qu'il ne l'a jamais été, en fait. Car aujourd'hui, tout se combine pour permettre de construire des publics de niche à l'échelle mondiale.


Les détails du Contrat de filière Musiques actuelles et de variétés en Nouvelle-Aquitaine

Après s'être doté d'un contrat de filière pour le livre et pour le cinéma, la Région Nouvelle-Aquitaine signe avec l'État et le CNV un Contrat de filière Musiques actuelles et de variétés.


DJ's et producteurs : monétisez vos sets & remixes en streaming via SoundCloud

Une décision qui s'inscrit dans une logique de réconciliation avec les DJ's et les producteurs, lesquels avaient été nombreux ces dernières années à dénoncer la politique abusive de SoundCloud en matière de suppression de contenu.

Voir la rubrique
ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Les 11 propositions de la GAM

mer, 03/22/2017 - 17:03

La Guilde des Artistes de la Musique (GAM) soumet aux candidats à la présidentielle un dispositif de mesures "fortes, concrètes, et innovantes" au service des artistes et de la création à l'heure du numérique.

La GAM vient de publier le livret Ambition Création 2017 > 2022 afin de répondre à cette question : Comment accompagner les parcours des créateurs et des artistes de la musique à l'heure du numérique ?

À travers ce document, le syndicat dégage onze mesures relatives aux problématiques et aux interrogations des artistes au sujet de leur faible représentation dans les prises de décisions qui les concernent, de leur faible rémunération et ou encore du manque de transparence dans l'économie numérique.

LES 11 PROPOSITIONS :

ÉDUCATION ARTISTIQUE :
– Un programme national « des artistes dans toutes les écoles »
– Un orchestre, un groupe, une chorale dans toutes les écoles

ENSEIGNEMENT ARTISTIQUE ET FORMATION DES MANAGERS :
– Des enseignements complets, exigeants et décloisonnés

ACCOMPAGNEMENT DES PRATIQUES NOUVELLES :
– Les « incubateurs pour la création » dans toutes les Régions

STRUCTURATION DU SECTEUR :
– Un Centre National de La Musique
– Accompagner les artistes-entrepreneurs

RÉGULATION DU SECTEUR :
– Un Code des usages pour un partage équitable des rémunérations et une meilleure transparence entre artistes, producteurs et plateformes de streaming
– Une meilleure exposition de la diversité musicale dans les médias

AMBITION INTERNATIONALE :
– Directive Européenne sur le droit d'auteur : soutenir la convergence des artistes européens pour une pratique équitable et transparente de la musique en ligne
– Des GAFA contributeurs de la création
– Soutenir l'exception culturelle et le rayonnement des artistes français à l'étranger

Un contrat de filière en Nouvelle-Aquitaine

lun, 03/20/2017 - 16:32

Après s'être doté d'un contrat de filière pour le livre et pour le cinéma, la Région Nouvelle-Aquitaine signe avec l'État et le CNV un Contrat de filière Musiques actuelles et de variétés permettant de poursuivre le travail de conventionnement déjà établi depuis 2015 avec les anciennes Régions.


L'État, le CNV, la région Nouvelle-Aquitaine et le RIM (Réseau indépendant de la musique en Nouvelle-Aquitaine) ont décidé de se retrouver au sein de ce contrat afin de "répondre ensemble aux enjeux de l'écosystème musical" et de "déterminer les conditions pour soutenir et développer la filière régionale des musiques actuelles et des variétés".

Validé par le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine le 13 février et par le conseil d'administration du CNV le 15 mars, cette nouvelle convention 2017-2019 est dotée de 240 000 € provenant de la Région (110 000 €), du CNV (110 000 €) et de l'État (20 000 €).

Les principaux objectifs du contrat de filière :
instituer un dialogue pérenne avec la filière musicale et la diversité de ses partenaires publics et privés,
créer le Fonds créatif Nouvelle-Aquitaine qui a pour objectif de produire et d'expérimenter des politiques publiques communes,
produire et articuler des politiques publiques de droit commun entre les signataires du contrat,
poursuivre le travail de prospective et de préfiguration entamé en 2015, afin de permettre le développement progressif et concerté des politiques publiques en faveur des musiques actuelles et des variétés (explorer de nouveaux partenariats susceptibles d'aboutir à la mise en œuvre de conventions associées, étudier les modalités de l'évolution d'une gouvernance partagée…).
Par ce contrat, il s'agit également d'accompagner les acteurs de la musique sur le territoire dans les mutations qu'ils rencontrent, et ainsi sécuriser leur développement et encourager l'innovation.

Consulter le Contrat de filière Musiques actuelles et de variétés Nouvelle-Aquitaine

Veille d'actualités - Semaine 11

ven, 03/17/2017 - 16:35

Cette semaine : Airbnb Music Experiences, alliance Fnac / Deezer, clap de fin au studio Davout, bilan DLA culture, Amazon s'intéresse aux festivals, docu sur "un village qui fait jazzer" etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

SoundCloud se dirige-t-il vers la banqueroute ?

Il semblerait que la valeur de SoundCloud ait diminué de 75% en moins d'un an. Les utilisateurs sont inquiets, et craignent un déclin certain du site.


Un film-recherche : "Marciac, le village qui fait jazzer"

Une étude sur le festival de jazz de Marciac a donné lieu à la réalisation d'un film-recherche : Le village qui fait jazzer.


Waze et Spotify s'associent

Le système de navigation Waze et le service de streaming Spotify concluent un partenariat pour associer de la musique à la conduite automobile.


Paris : clap de fin au studio d'enregistrement Davout

Dans quelques semaines, Davout, le célèbre studio d'enregistrement parisien créé en 1965 par Yves Chamberland et Claude Ermelin fermera ses portes.


Streaming : la FNAC tire un trait sur l'expérience Jukebox et envisage d'entrer au capital de Deezer

Tous les deux attaqués sur leurs marchés respectifs par des géants du web, le groupe FNAC / Darty et Deezer ont décidé de faire alliance.


Amazon s'intéresse aux festivals de musique

La firme cherche à recruter un Senior Program Manager pour « améliorer » l'expérience des 32 millions de festivaliers aux Etats-Unis.


Comment la blockchain peut révolutionner les industries culturelles

La blockchain est à même de bouleverser toute la chaîne de la création. Reste à savoir si les industries culturelles sauront s'emparer de ses opportunités.


Pandora se lance dans le streaming

Le service californien de radio en ligne Pandora (opérant aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande) lance une offre de musique à la demande par abonnement.


Airbnb propose maintenant un service ‘Music Experiences' associé à location d'appart/chambre

Airbnb fait équipe avec Sofar Sounds et lance un nouveau programme Musique Expériences dans les grandes villes à travers le monde.


Opale publie "Accompagnements DLA dans la culture de 2004 à 2015"

Près de 6 700 structures artistiques et culturelles ont été accompagnées par le Dispositif Local d'Accompagnement sur cette période, la culture étant un des plus importants bénéficiaires de DLA.

Hauts-de-France : parcours d'artistes n°2

ven, 03/17/2017 - 13:09

Le Patch, pôle des musiques actuelles en Picardie, en partenariat avec le réseau Raoul en Nord-Pas-de-Calais, publie le deuxième volet d'une enquête sur la situation des artistes du secteur des musiques actuelles, professionnels ou non, résidant en Région Hauts-de-France. Les résultats sont établis à partir d'un panel de 500 réponses.


Après la réalisation d'un État de lieux des locaux de répétition en Hauts-de-France publié en septembre par le collectif Croma, cette enquête a pour objectif de permettre de mieux comprendre les parcours d'artiste installés dans la région : Comment ont-ils appris la musique ? De quels accompagnements ont-ils bénéficiés ? Dans quels lieux se sont-ils produits et dans quelles conditions ? Quelles sont leurs ressources financières et matérielles ?

Trois fascicules thématiques, publiés en décembre 2016, mars et juin 2017, présentent les résultats de l'enquête. Le premier document publié en décembre se consacre à l'étude du profil des musiciens, (caractéristiques générales, formation et pratique). Ce deuxième volet de l'étude s'intéresse aux activités et aux conditions de vies des artistes (projets musicaux, production phonographique, rémunération). Le troisième document portera quant à lui sur l'accompagnement des musiciens et les enjeux pour la filière.


Les enseignements du deuxième fascicule :

Des musiciens polyvalents : 57% des musiciens ont participé à la création d'une ou plusieurs associations et/ou d'entreprises en lien avec leurs projets musicaux au sein desquelles ils s'occupent également de la communication, de la logistique ainsi que de l'administration ; des tâches dont ils souhaiteraient pouvoir s'affranchir pour se concentrer sur leurs projets.

Une réelle implication dans la diffusion, professionnels et amateurs confondus : les données varient selon les esthétiques mais, parmi les amateurs, ils sont 21% à avoir participé à plus de 20 concerts en 2015. On note également une grande mobilité de la part des musiciens professionnels dont les trois quarts diffusent leur musique au niveau national et la moitié au niveau international.

Une production phonographique maison : en moyenne, 70% des musiciens ont réalisé au moins une production phonographique. Mais l'activité est majoritairement bénévole, ce qui implique un financement personnel de leur part et produit, in fine, des conséquences sur leurs propres moyens de rémunération et leurs possibilités de financements.

Une précarité professionnelle : plus de 50% des musiciens professionnels ont gagné moins de 14 999 € nets en 2015, seuls 14% ont touché plus de 25 000 € nets et 3% plus de 40 000 € nets, et ce malgré une diversification des activités.


Lire le fascicule n°2

Paris accueille les REA

mar, 03/14/2017 - 17:02

Cette année les Rencontres Européennes des Artistes (REA) de l'Adami auront lieu les 20 et 21 mars à Paris. Au programme : le statut d'interprète, l'artiste producteur ou citoyen, les droits d'auteur en Europe, la place de la culture dans les présidentielles et un hommage à Jean-François Dutertre.



Né en l'an 2000 à Cabourg, ce rendez-vous annuel de l'Adami, a choisi d'officier pour cette 16e édition à Paris. Ces deux journées consécutives seront rythmées par des débats et des discussions au sein de la cinémathèque française.

Cette année encore, les REA constituent ainsi pour l'Adami "un rendez-vous incontournable, lieu privilégié de réflexions et de partage d'expériences. Elles permettent de dresser chaque année un état des lieux de la profession et d'être également un véritable laboratoire d'idées pour demain".
Lire l'interview de Bruno Boutleux sur les REA 2017.

Le lundi, les REA s'ouvriront en soirée par la projection du film de Stéphane Schoukroun et Frédéric Ribis, Artistes citoyens : portraits croisés, suivi d'un débat avec l'équipe du film. La seconde journée abordera notamment la situation de l'artiste-producteur, entre autre à travers cette question : "quelle structure pour mon projet ?" avec pour intervenants Marie-José Sallaber, directrice adjointe de l'Irma et Clément Praud, directeur d'Aglaë. Cette présentation, articulée en deux temps, aura lieu dans sa seconde partie l'après-midi avec un atelier pour échanger sur des cas pratiques.

Deux débats seront également proposés : "l'artiste-interprète , un créateur de valeurs" animé par Arnaud Laporte, ou bien simultanément, "Mon travail d'artiste est-il une entreprise ?" avec Ambroise Carminati, Denis Fouqueray, Pascal Nègre et les artistes Robi et Laurent Wilde. Après la pause, qui sera l'occasion de découvrir le musée du cinéma, aura lieu une conférence sur les droits d'auteur en Europe et sur leur impact pour les artistes ; elle sera animée par Xavier Blanc (Spedidam/AEPO), Pascal Rogard (SACD) et Constance Le Grip (Mep). Une rencontre avec le groupe La Rumeur est également proposée : Arnaud Laporte recevra pour cela Ekoué Labitey et Hamé Bourokba pour un échange sur leur parcours, du hip-hop au cinéma. Ces deux journées de rencontres seront clôturées par un dernier débat : "Présidentielles 2017 : et la culture ?" modéré par Christophe Barbier, accompagné de Danièle Atala, Patrick Bloche, David Lisnard, Marc Schwartz et Roger Tropéano.

Suite à la disparition de Jean-François Dutertre, l'Adami a décidé de dédier ces REA à sa mémoire.


Programme complet

Mobilisation nationale des collectifs techno

mar, 03/14/2017 - 11:41

De nombreux collectifs free parties et associations techno lancent un appel aux pouvoirs publics et organisent des manifestations à Toulouse, Paris, Nantes, Clermont-Ferrand, Lyon, Marseille et Strasbourg ce samedi 18 mars.

Manifestives nationales des collectifs techno

Appel signé par le Collectif de la fête libre, le Collectif des sounds systems d'Ile de France, le Collectif des sound system de l'ouest, le collectif ABC, le collectif des Insoumis, le collectif Résistance Centre et le collectif Rave conscient. La manifestation est également soutenue par les associations Freeform, le Bus 31/32, Arts et Cultures et Techno+.

« Nous organisons des free parties, ces fêtes à entrée libre ou l'on écoute principalement de la musique électronique sous toutes ses formes. Nous sommes des amateurs, bénévoles, motivés et généreux. Nos fêtes sont ouvertes à tous, sans sélection, hors des logiques de profit. Elles symbolisent la liberté, la gratuité de la culture, l'esprit d'initiative, le partage, le bénévolat, l'écologie, la responsabilité, l'entraide et le vivre ensemble. Elles s'organisent dans des champs ou des sites industriels en friche, des lieux alternatifs ou des salles autorisées. Elles durent toute la nuit, se prolongent jusqu'au matin. Certaines peuvent durer plusieurs jours de suite.

En France, nous sommes plus de 800 collectifs actifs qui organisons environ 4 000 free party chaque année, de 50 à 50 000 personnes. Nous estimons à plus de 200 000 personnes les publics qui fréquentent nos fêtes régulièrement.
Cette nouvelle culture bouscule les habitudes et se heurte à l'incompréhension des pouvoirs publics. Depuis plus de vingt-cinq ans, le tout répressif reste la seule réponse à notre égard. Une loi d'exception de 2002, discriminatoire et taillée sur mesure pour nous, autorise la saisie par la justice de nos sonos et de nos instruments de musique. Malgré des échanges réguliers avec le gouvernement, les évolutions du cadre juridique restent de vaines promesses et les saisies abusives trop nombreuses.

C'est pourquoi, samedi 18 mars 2017, nous, sound-systems, collectifs, associations et ravers de toute la France seront mobilisés. A l'appel de plus de 200 organisations françaises regroupées en collectifs régionaux, sept manifestations auront lieu sur le territoire national.

Notre démarche est soutenue par des collectifs canadiens et allemands, touchés par les même problématiques et solidaires. Trois manifestations sont donc prévues à Berlin, Dresde et Montréal. Au Canada, plus de 40 Collectifs ont repris spontanément notre appel !

Nous défilerons dans les rues en montrant ce que nous savons faire : de la musique dans une ambiance festive. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues dans les rues des capitales régionales : Toulouse, Paris, Nantes, Clermont-Ferrand, Lyon, Marseille et Strasbourg.

Cette démonstration de notre unité et de notre motivation permettra de faire entendre notre voix, autant aux élus actuels qu'aux candidats.
Nos revendications sont simples :
• Arrêt immédiat et définitif des saisies de matériel sono. Suppression de la loi de 2002.
• Arrêt immédiat des procédures abusives contre les organisateurs et les participants.
• Possibilité d'avoir accès aux terrains publics inutilisés et exploitables pour nos fêtes.
• Un vrai changement dans la façon dont les mairies et les préfectures nous répondent quand nous les contactons.
• Une prise en compte de la fête libre en tant que pratique culturelle amateur à part entière.
• Un vrai soutien pour les actions de Réduction Des Risques, car nous sommes responsables !

Ce n'est pas la première fois que les défenseurs de la Fête libre descendent dans la rue, nous étions 5000 en octobre 2014 à Montpellier, présents dans 41 villes françaises en simultané début 2015… Mais jamais nous ne l'aurons fait avec une telle ampleur. C'est le signal de notre exaspération devant le déni de notre place légitime au sein de la culture en France !

Nous avons aussi adressé une lettre ouverte aux candidats et a de nombreux élus qui a été envoyée à tous les candidats sauf le Front National. »

À lire également : Les teufeurs de France lancent une grande manif nationale

Jean-François Dutertre, la générosité d'un engagement d'artiste

lun, 03/13/2017 - 15:01

Jean-François Dutertre est décédé la semaine dernière. Sa disparition a été cruellement ressentie par le monde de la musique et les nombreux hommages ont salué ce « grand artisan de l'intérêt général » [1]. Au-delà de notre immense tristesse, nous témoignons ici de sa contribution déterminante à l'histoire de l'Irma et à l'édification de la maison “musiques actuelles”.

C'est en janvier 1992 que Jean-François Dutertre a créé le Centre d'information des musiques et danses traditionnelles, première étape du CIMT, alors rattaché au Cenam. Il portait ainsi la réalisation d'une idée née quelques mois plus tôt au sein d'un collectif réunissant les musiciens professionnels de ce monde folkeux. Lui-même en était un brillant représentant, fondateur du groupe Mélusine et maître de l'épinette des Vosges.
A l'époque, il expliquait avoir dû inlassablement répéter : « Non, les musiques traditionnelles ne se limitent pas à la pratique amateur ; non, elles ne se consacrent pas uniquement à la préservation du patrimoine ; non, elles ne se contentent pas de reproduire les formes du passé ; non, elles ne sont pas que régionales. Oui, elles sont portées par un secteur professionnel important et de qualité ; oui, elles se préoccupent d'innovation et de création ; oui, elles sont aussi l'expression artistique privilégiée des communautés installées dans notre pays. Et en plus, elles ont su se fédérer. »

Mais déjà il enclenchait la suite de l'histoire et, au-delà de premières formations communes, participa dès 1993 à l'élargissement de L'Officiel du Rock. Convaincu de « l'apport considérable des musiciens résidents en France, interprètes des traditions étrangères et issues de l'immigration », il œuvrait pour un rapprochement œcuménique commençant par les musiques du monde.
C'est ainsi qu'en 1994, suite à la disparition du Cenam, il prit part à la création de l'Irma, le CIMT en devenant alors un département constitutif. Au-delà de son positionnement sectoriel, Jean-François y apporta toute son expertise pour les outils transversaux, à commencer par nos fiches pratiques, nos guides ou la mobilisation pour la facilitation des visas d'artistes. Il ne s'agissait pas d'une simple juxtaposition opportuniste, mais bien d'un enrichissement mutuel, pari iconoclaste dont il fût un moteur. Car, comme il l'affirma ensuite, cette cohabitation « était une gageure que [nous] avons relevé » [2].
Pour lui, cela fit même figure de modèle : « avec la création de l'Irma, les musiques traditionnelles se sont revendiquées “actuelles” et, dès lors, ont côtoyé les réseaux du jazz, du rock, du hip-hop et des musiques électroniques : ils [ont] appris à se connaître et même à s'apprécier ». Ainsi, il rebaptisa lui-même son Guide des musiques et danses traditionnelles en Planètes Musiques “guide-annuaire trad & world”, affirmant au passage « la mondialisation dont on nous vante l'apparition est ici bien vivante, mais c'est celle de la différence partagée et non celle de l'uniformisation », tout en évoquant pour ses acteurs « cette oscillation qui embrasse l'identitaire et l'universel, cette vocation à exprimer l'essence d'une culture particulière et le fonds propre à toute l'humanité ».

Avec Pascal Anquetil (Cij) et Gilles Castagnac (Irma), photo réalisée par Guy Vivien pour L'album Musicora – vol. 2 en 2001.

[1] L'Adami, entre autres, a décidé de lui dédier ses prochaine REA.

[2] Voir aussi cette interview à l'occasion des 10 ans de l'Irma.

Agenda pro : semaine du 13 au 19 mars

lun, 03/13/2017 - 10:40

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.



13-14 MARS

RENCONTRE
Rencontres nationales des bibliothécaires musicaux
Nice


14 - 16 MARS

RENCONTRE
Pop Mind
Grenoble


14 MARS

CONFÉRENCE
Musique, mode et folklore du metal
Caen


14 MARS

RENCONTRE
La musique a-t-elle un sexe ? Etat des lieux dans les musiques actuelles
Cergy

15 -18 MARS

RENCONTRE
Babel Minots
Marseille


15 -18 MARS

RENCONTRE
Vertigo - Forum Art Innovation
Paris


16 - 17 MARS

RENCONTRE
Musique et handicap
Saint-Nazaire


16 - 18 MARS

SALON
Babel Med Music 2017
Marseille


17 - 18 MARS

RENCONTRE
Rencontres Internationales : Pratiques Brutes de la Musique
Paris


RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 10

ven, 03/10/2017 - 16:29

Cette semaine : artistes et crowdfunding, collectivités et licence d'entrepreneur de spectacles, free party et présidentielle, autorisation inédite d'ouverture pour le club Concrete…

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

Concrete sera la 1e boîte de nuit en France à pouvoir rester ouverte 24h/24

Concrete, club parisien spécialisé dans les musiques électroniques, a obtenu auprès de la mairie de la capitale l'autorisation de rester ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, une première en France.


Les collectivités trop souvent laxistes sur la licence d'entrepreneur de spectacle

Deux inspections générales signalent que de nombreuses collectivités autorisent ou financent des spectacles sans se soucier de l'existence ou non d'une licence pour l'organisateur.


Les aventuriers du disque : Patrick Mathé et Frédéric Leibovitz

Les témoignages de Patrick Mathé (Flamingo, New rose, Last Call) et Frédéric Leibovitz (Jenner-Music, Cézame, Cobra, Koka Media) rejoignent la collection d'entretiens "Parole aux éditeurs phonographiques" publiés par la BNF.


Au festival SeaNaps de Leipzig, les siestes et la monnaie seront électroniques

Les technologies de blockchain peuvent-elle révolutionner l'économie des festivals, et la rendre plus participative et distributive ? C'est ce que projette d'expérimenter le SeaNaps à Leipzig en septembre prochain.


Espace E (La Place) accueille les entrepreneurs hip hop : les 20 lauréats de la 1e promo

Le centre culturel hip hop La Place a lancé en décembre son appel à projets pour Espace E, une plateforme dédiée à l'accompagnement d'entrepreneurs qui accueille sa première promotion ce mois-ci.


Parcours d'artistes en Région Hauts-de-France : Activités et conditions de vie des musiciens

La présente enquête porte sur les musiciens du secteur des musiques actuelles, professionnels et amateurs résidant en région Hauts-deFrance. Elle vise à mieux comprendre les parcours de musiciens.


Les collectifs de free party français écrivent une lettre au futur président

Cet appel est signé par le collectif de la Fête libre, le collectif des soundsystems d'Île-de-France, le collectif des Insoumis, le collectif des soundsystems bretons, le collectif ABC, le collectif Résistance Centre, le collectif Réagis-Sons et le collectif des Mineurs de son.


Le pari d'un rebond des labels de musique indépendants

Si l'ancien patron d'Universal repart aujourd'hui avec un nouveau label, c'est parce qu'il est persuadé que l'émergence du streaming change la chaîne de valeur de l'industrie musicale et libère de la place pour de nouveaux entrants indépendants.


Quand les artistes font financer leurs albums par leurs fans

Le nouvel album du groupe Stupeflip, sorti vendredi dernier, a été financé entièrement par une campagne de crowdfunding.



Disparition de Jean-François Dutertre

Jean-François Dutertre, artiste musicien (Mélusine) et figure majeure du combat pour les droits des artistes-interprètes (au sein du SFA et de l'Adami), également producteur au Chant du Monde et cofondateur de l'Irma, est décédé le 10 mars.

Les aventuriers du disque : Patrick Mathé et Frédéric Leibovitz

jeu, 03/09/2017 - 12:17

Les témoignages de Patrick Mathé (Flamingo, New rose, Last Call) et Frédéric Leibovitz (Jenner-Music, Cézame, Cobra, Koka Media) rejoignent la collection d'entretiens "Parole aux éditeurs phonographiques" publiés par la BNF.

Depuis plus de trois ans, le service du dépôt légal des phonogrammes de la Bibliothèque nationale de France (BNF) mène des entretiens autour de la production phonographique indépendante, pour poser les premières pierres d'une histoire, enfin reconnue, qui démarre à la fin des années 60, et se poursuit aujourd'hui. Des dizaines d'entretiens sont déjà disponibles dans cette collection (Gilbert Castro, Jean-Marie Salhani, Marsu, Jean Karakos, Richard Pinhas, Pierre Barouh…).
En savoir plus : Les aventuriers du disque (juillet 2015)

Deux nouveaux entretiens s'ajoutent désormais à cette collection disponible sur Gallica, le portail numérique de la BNF :

Entretien avec Patrick Mathé :

Parcours avant de devenir chef des ventes chez RCA-France
RCA-France, la chaîne de magasins Sirènes, le magasin Music Box et le label Flamingo
Fondation de la boutique et du label New rose
Les sous-labels de New rose, les disques en licence distribués par New rose
Les visuels
La distribution, contrats, pressage, tirage et arrivée du compact-disque
Productions et licences, enregistrements et concerts
Artistes et groupes
Les labels indépendants, les médias et la fin du label New rose
Le label Last call

Entretien avec Frédéric Leibovitz :

Parcours avant le stage aux Éditions Chappell en 1963
Les éditions Chappell, les éditions musicales Caravelle, Vogue, le service militaire, Jenner-Music
Les éditions musicales Rhinocéros, les éditions Frédéric Leibovitz
Le label Cézame
Le label Cobra
L'année 1979 et Argile
Studios d'enregistrement, distribution, visuel, pressage
Partenariat avec RCA
Koka media, illustration musicale et projets

Le portail de la collection
"Rencontres autour de l'édition phonographique"

Au SeaNaps, les siestes et la monnaie seront électroniques

mer, 03/08/2017 - 15:28

Les technologies de blockchain peuvent-elle révolutionner l'économie des festivals, et la rendre plus participative et distributive ? C'est ce que projette d'expérimenter le SeaNaps à Leipzig en septembre prochain.

Le festival SeaNaps, qui se déroulera au mois de septembre prochain à Leipzig, en Allemagne, est une déclinaison des Siestes électroniques nées à Toulouse. « Leur équipe va assurer la moitié de la programmation artistique et on retrouvera de nombreux aspects distinctifs de leur festival dans le notre » confie Maxime Faget [1], un Français expatrié à Leipzig, qui a créé l'association Habeatus, à l'origine du projet.

Gratuites, diurnes, et organisées en plein air au cœur de l'espace urbain, envahissant le plus souvent ses jardins publics, les Siestes électroniques occupent une place particulière dans le paysage festivalier français. Grâce à elles, « les musiques électroniques ont fait de la sieste leur meilleur avocat […]. Ainsi débarrassées de leur zone d'ombre, elles sont devenues respectables. Écoutables pour tout un public, étonné de découvrir qu'il existait des branches apaisantes » écrivait Le Monde en juillet 2006. Cette année, les Siestes fêteront leur seizième anniversaire à Toulouse, mais aussi leur septième édition à Paris. Et elles s'expatrieront à Leipzig, Milan et Conakry. En septembre dernier, elles avaient fait une incartade à Séoul, en Corée du Sud. Au total, une quinzaine d'éditions internationales ont déjà eu lieu.

Crypto-monnaie et connection bockchain

A Leipzig, la musique ne sera pas la seule composante électronique du festival SeaNaps. « En parallèle à notre proposition artistique, nous voulons expérimenter concrètement les opportunités offertes par la technologie de blockchain dans le domaine de l'innovation culturelle » annonce Maxime Faget. Tous les échanges marchands qui auront lieu dans le cadre du festival se feront de préférence avec une crypto-monnaie [2] créée pour l'occasion — le LIP — indexée sur l'euro afin d'éviter toute fluctuation intempestive.

« Les festivaliers se verront remettre des bracelets avec une puce RFID incorporée », explique t-il. Ces bracelets seront mis à disposition gratuitement dans tous les points de vente, où ils pourront être rechargés et servir à payer. Les vendeurs, de leur côté, utiliseront un smartphone supportant le protocole de communication sans fil NFC (Near Field Communication) pour encaisser le paiement des consommations et recharger le bracelet des festivaliers grâce à une application créée pour cet usage. « Nous utiliserons un réseau Wifi local relié à Internet, précise Maxime Faget, afin que les périphériques connectés des vendeurs puissent travailler en temps réel sans être ralentis par le trafic que génère la foule. »
« Une fois activée, ce qui ne nécessite pas que l'utilisateur s'enregistre, la puce RFID se voit associée une adresse de portefeuille, ou wallet, connectée à la blockchain publique Ethereum, sur laquelle il est possible de charger ou décharger des sommes de monnaie cryptée » poursuit-il. Chaque transaction en monnaie LIP effectuée sur le lieu du festival, ou auprès de ses partenaires marchands en ville (cinémas, bars, épiceries bio, etc.), sera enregistrée sur cette blockchain.

Equité et répartition vers les différents contributeurs

« L´utilisation de la blockhain est ici pensée comme un moyen d'améliorer les possibilités de paiement des artistes lors d'événements live et de sensibiliser les festivaliers à l´impact que leur mode de consommation peut avoir, à la fois sur la rétribution des artistes qu´ils supportent, mais aussi, dans notre cas, comme soutien à l´économie locale entourant l´événement » confie Maxime Faget.

A chaque transaction - lors de l´achat d´une boisson, par exemple -, un smart-contract, ou contrat auto-certifié s'exécutant automatiquement sur la blockchain publique Ethereum, activera une clef de répartition précédemment agréée par l'ensemble des contributeurs du festival. « Une part de chaque transaction sera ainsi instantanément et publiquement dirigée vers les différents portefeuilles associés. Nous souhaitons implémenter un smart-contract pour l'ensemble des transactions, spécifiant par exemple que 70 % de la somme revient au vendeur, 10 % aux artistes qui se produisent ce jour là, 5 % au personnel de sécurité, 5 % à celui qui s'occupe de l'hygiène et de la propreté, 5% pour couvrir divers coûts de matériel ou de communication, et enfin 5% à une association culturelle locale » poursuit Maxime Faget.
L'objectif est de formaliser les accords et les contrats entre tous les partenaires en amont, de les rendre transparents, équitables pour tous, et non discutables. Ce ne sera pas la seule source de revenus des artistes, qui bénéficieront par ailleurs d'un contrat indépendant de la vente de produits pendant le festival. Mais via ce procédé, leur impact sur l´affluence et sur les bénéfices du festival et de ses partenaires sera reconnu.

Questionnements et expérimentation

« Pour beaucoup de festivals gratuits, l'essentiel des revenus, hormis les subventions et le sponsoring, provient de la vente de boissons. Mais dans la chaîne de transaction, des paiements entre partenaires aux commissions prélevées, essentiellement par des établissements bancaires et financiers, l'artiste est souvent le dernier et le moins bien payé ». Utiliser une blockchain offre à l'équipe l'opportunité de tester comment des smart-contracts peuvent remettre en cause ce système établi. « Nous voulons questionner la manière dont le système économique culturel considère le travail de l'artiste », conclut le jeune Français.

Le projet soulève de nombreuses questions. Comment sécuriser le système contre le vol de bracelets ou de smartphones des vendeurs ? Pourra t-on malgré tout payer ses consommations en euros sonnants et trébuchants ? Qui sera autorisé à émettre des LIP ? Avec quel algorithme ? Les coûts techniques ne sont-ils pas rédhibitoires ? Maxime Faget apporte déjà quelques réponses. « Sur la blockchain publique Ethereum, le coût d'une transaction (aussi appelé « gaz » dans ce contexte) équivaut à un demi centime. Il faudrait donc effectuer 10 000 transactions pour arriver à un coût de 50 euros » confie t-il. C'est très inférieur au coût des transactions par carte bancaire, même si chaque achat générera plusieurs transactions sur la blockchain, et presque indolore. Et hormis les bracelets RFID, qui ne feront pas leur apparition pour la première fois sur un festival, les besoins en équipement sont minimes.
Pour le reste, le propos est justement d'expérimenter. « Il y a des questions auxquelles nous n'avons pas encore pensé. C'est pourquoi nous voulons que le processus de développement reste aussi ouvert que possible aux contributions, même s'il s'agit d'exprimer son scepticisme ». Les critiques ouvertes entraîneront toujours des améliorations, en termes d'efficience, d'équité et d'éthique.

Recherche et ancrage local

Au delà des partenaires privés et institutionnels qui soutiennent l'événement, Habeatus recherche la contribution et le soutien de partenaires techniques comme le SubLab (un fablab et un hacker space de Leipzig), l'association européenne Aerternam (qui travaille au développement d´applications de blockchain autour d'une charte des droits numériques fondamentaux), le Grassi Museum (Musée ethnographique de la ville qui accueillera une partie des concerts et laissera sa collection audio à la curiosité des artistes programmés) ainsi que plusieurs associations et festivals locaux.

L'objectif du projet SeaNaps est également d'avoir un impact mesurable sur l'économie locale. La crypto-monnaie LIP aura une durée de vie de cinq jours, soit deux de plus que celle du festival, afin que le public, qui trouvera facilement de bonnes raisons de s'attarder un peu plus à Leipzig, puisse dépenser le solde de son wallet dans la ville. Pendant les cinq jours, des boutiques, des commerces, des cinémas, des musées ou des salles de concert, qui s'associent à l'esprit équitable de cette expérimentation, proposeront le paiement en LIP.
« Les smart-contracts à l'œuvre seront alors un peu différents, commente Maxime Faget, moins axés sur la rétribution des artistes et beaucoup plus sur le financement d'associations locales dont les noms seront communiqués en amont. » De quoi impliquer directement les acteurs locaux. Et offrir l'opportunité aux festivaliers de participer plus avant au processus de redistribution équitable mis en œuvre. « Bien sûr, ce ne sera pas le seul moyen de récupérer l'argent restant sur son bracelet », précise t-il. Des stands dédiés sur le festival, et un site web actif pendant un mois après sa clôture, permettront de se faire rembourser.

Philippe Astor POUR ALLER PLUS LOIN :

- Blockchain et spectacle vivant (focus nov. 2016)
- La billetterie du futur (focus mai 2015)

[1] Maxime Faget était stagiaire à l'Irma en 2014

[2] Maxime Faget préfère parler de « shadow monnaie » ou monnaie locale complémentaire plutôt que crypto-monnaie

EditA 2017 aura lieu à Toulouse

mer, 03/08/2017 - 14:53

Le 13 mai prochain, le Metronum à Toulouse accueillera la troisième édition d'Edita, le salon de la création et de l'édition musicale. Au programme de cette première édition non parisienne, des tables rondes, un speed meeting, un atelier Sacem et des showcases.

C'est fort du succès des deux premières éditions que la fédération Eifeil, créatrice d'Edita, a choisi d'exporter son salon de l'édition musicale dans les métropoles régionales où la culture est au coeur des événements majeurs. Et pour 2017, c'est la ville de Toulouse qui a été choisie. L'événement prendra donc place au Metronum le 13 mai prochain. Organisées autour de sujets d'actualité, ces rencontres aborderont des sujets très variés : le métier d'éditeur, les financements de la création, le numérique, le transmédia, la musique à l'image… Des intervenants d'horizons divers animeront tous les panels et aborderont toutes les facettes de chaque sujet.

La journée sera ainsi rythmée par 4 tables rondes, 1 speed-meeting (rencontres entre auteurs, compositeurs et éditeurs de musique),1 atelier Sacem (rencontres avec les acteurs de la gestion collective) et 2 showcases qui viendront clore la journée. Le salon sera également l'occasion de retrouver les nombreux exposants, et de remettre le Prix lycéen de la création.

Éditeurs indépendants, labels-éditeurs et futurs éditeurs, créateurs (auteurs, compositeurs, réalisateurs…), managers et agents, producteurs audiovisuels et réalisateurs, mais aussi tous les publics, ce sont pas moins de 1 000 participants qui sont attendus pour cette troisième édition, toujours en entrée libre.

>> En savoir plus

L'Espace E accueille les entrepreneurs hip hop

mar, 03/07/2017 - 19:43

Le centre culturel hip hop La Place a lancé en décembre son appel à projets pour Espace E, une plateforme dédiée à l'accompagnement d'entrepreneurs qui accueille sa première promotion ce mois-ci.

Espace E a pour objectif d'accompagner les entrepreneurs hip hop en favorisant l'échange d'expériences, la diversité de profils et l'accès à un équipement permettant l'expérimentation. Pour mener à bien cette mission, cet espace entrepreneuriat de La Place propose jusqu'à 20 postes de travail réservés à la journée ou au mois et un programme d'accompagnement à la carte.

Suite à l'appel à projets lancé en décembre pour intégrer Espace E, la sélection des 20 lauréats retenus vient d'être dévoilée :

Rekyou : Market place de mise en relation d'artistes amateurs et de studios d'enregistrement.

Difstyle : Bureau d'accompagnement d'artistes en danse Hip Hop spécialisé en diffusion, production et organisation d'événements.

They R Different : Interviews, articles et créations textiles.

Street art up : Agence de promotion de l'art urbain.

Le retour des pionniers : Média prenant la forme d'un "google" des artistes Hip Hop français.

U.One Média : Groupe digital transmédia consacré à la street culture.

Nohell : Collectif d'artistes et label de musiques urbaines 360° - évènementiel, communication, management artistique et production audiovisuelle.

Too High Spirit : Ecole de pensée artistique, dont l'objectif principal est de penser le monde à travers la pratique des arts.

Camion Scratch : École de scratch itinérante d'Europe, le camion scratch se transforme à chaque évènement et toutes les disciplines issues de la culture Hip Hop y sont pratiqués.

Background : Tourisme alternatif qui propose de découvrir Paris à travers le prisme de sa culture Hip Hop. Les expériences proposées reposent sur la rencontre d'artistes qui dévoilent le « work in progress » de leur travail et réalisent une médiation directe au sein de leur contexte de création.

Sebery Investment : Conseil en gestion de patrimoine éthique pour les artistes Hip Hop et les sportifs de hauts niveaux.

Grand Dandysme : Conseil stylistique et réalisation de pièces uniques et sur mesure, que ce soit pour la scène ou les clips.

Din Records : Label de musique fondé par Proof et Sals'a, anciens membres du groupe Ness & Cité. Les artistes actuels du label sont Médine, Alivor, Brav et Tiers Monde.

In Live we trust : Agence de direction artistique spécialisée dans les cultures urbaines fondée par Raphael Favero-Longo.

Ready or not : Événements, label musical et market place spécialisée Hip Hop.

One Two Three Rap ! : Association pédagogique créée en 2012 oeuvrant pour l'empowerment de la jeunesse en proposant l'apprentissage de l'anglais à travers la culture américaine et la Hip Hop based Education.

Wespot : La première application géolocalisée pour trouver des spots et des training de sport urbain.

Dezignlabz : Agence Graphique officiant essentiellement dans le design, le packaging et la communication visuelle. Elle est à l'origine d'une centaine de pochettes de disque.

RStyle : Depuis plus de 17 ans, l'équipe s'active à la promotion et à la valorisation des cultures urbaines, du graffiti à la danse en passant par le sport et le cinéma.

1000 visages : Association fondée par Houda Benyamina. Entourée d'un groupe de jeunes cinéastes issus de milieux populaires, elle a pour ambition de rendre le milieu du cinéma plus accessible aux personnes éloignées de l'offre culturelle.

Le site d'Espace E - La Place

Agenda pro. : semaine du 6 au 10 mars

lun, 03/06/2017 - 10:40

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.

7 MARS

TABLE RONDE
Entreprendre dans la culture
Aix-en-Provence


8 MARS - 11 MARS

RENCONTRE
La chanson : valorisation, collaboration et la chanson de demain
Marseille


8 MARS - 10 MARS

CONFÉRENCE
International Live Music Conference
Londres


8 MARS

SALON
Salon audio-numérique
Reims

8 MARS

ATELIER
Crowdfunding avec Ulule à La Place hip hop
Paris


9 MARS

CONFÉRENCE
Auteurs & co
Paris


9 MARS

SOIRÉE
French Tech Culture #2
Arles


9 MARS

ASSISES DES DAC
Culture et citoyenneté, quels défis à relever ?
Strasbourg


10 MARS

FORUM
Music Industry Careers Day
Tottenham

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ET ACTUALISÉ EN CONTINU

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