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Mis à jour : il y a 1 heure 53 min

Veille d'actualités - Semaine 9

ven, 03/03/2017 - 11:48

Cette semaine : sélection des Inouïs du Printemps de Bourges, réforme statutaire de la Sacem, bilan 2016 du marché français de la musique enregistrée…

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'articles et d'informations sur le secteur musical.
Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux : Twitter - Facebook.

La sélection Inouïs 2017

Les Inouïs du Printemps de Bourges, dispositif national et professionnel dédié à l'émergence artistique, dévoile sa sélection 2017.



La Sacem adopte une réforme statutaire de grande ampleur

Les auteurs, compositeurs et éditeurs membres de la Sacem ont adopté une réforme statutaire « d'une ampleur inédite » portant sur la gouvernance, l'éthique et la transparence.


Bilan 2016 du marché de la musique enregistrée : le retour de la croissance ?

Pour la première fois depuis 2002, le marché de la musique enregistrée est reparti à la hausse (+ 5,4%). Pour le Snep, la France s'inscrit désormais dans une dynamique mondiale de retour de la croissance.



Bruno Crolot (Spotify) : « Les artistes se précipitent dans le streaming »

Pour le DG de Spotify, le retour à la croissance du marché de la musique va permettre à son groupe de sortir d'une crise.


Que signifie le recrutement de Tamara Hrivnak (ex YouTube) par Facebook ?

Les signaux semblent clairs : le plus grand réseau social du monde semble enfin prêt à payer quelque chose pour l'utilisation de la musique sur sa plateforme.


Les nouveaux enjeux de collaboration entre les marques et l'industrie musicale

Kantar Media publie une étude qui analyse les interactions entre les marques et l'industrie musicale à travers sept exemples concrets.


Delight : un tiers de confiance pour le marketing du spectacle

À quelques mois de sa mise sur le marché, Delight vient de lever 1,15M€. Marc Gonnet, son fondateur et DG, nous explique le projet.


L'institut français sous le signe du concert

L'Institut français, pour qui les musiques actuelles sont devenues l'étendard de la culture nationale, aide activement les artistes à se produire à l'étranger.



Snep : musique enregistrée, le retour de la croissance ?

jeu, 03/02/2017 - 11:13

Pour la première fois depuis 2002, le marché de la musique enregistrée est reparti à la hausse (+ 5,4%). Pour le Snep, la France s'inscrit désormais dans une dynamique mondiale de retour de la croissance.

15 ans ! 15 ans qu'elle était attendue. En 2016, le marché de la musique enregistrée est reparti à la hausse, en croissance de 5,4%. C'est ce qu'a annoncé le Snep (Syndicat national de l'édition phonographique), lors de son point presse du 28 février. Pour le syndicat des producteurs,"la France s'inscrit désormais dans une dynamique mondiale de retour de la croissance", portée par "l'offre légale riche de 40 millions de titres, la démocratisation du streaming, le succès des abonnements".

Deux facteurs concomitants permettent d'expliquer cette hausse : la stabilisation de la baisse du marché physique et la continuelle progression du numérique. En 2016, 41% des revenus du marché proviennent de la consommation numérique (en hausse de 5 points par rapport à 2015), avec notamment une forte croissance des revenus digitaux (+ 19.5%).

Le streaming continue de s'affirmer comme le tremplin de croissance attendu : sa hausse de 37% en 2016 permet enfin de compenser la baisse des autres segments du marché. Le tiers de la valeur créée sur le marché de la musique enregistrée provient désormais du streaming. Il compte 3,9 millions d'abonnés (doublement en 2 ans), qui ont écouté l'année passée 28 milliards de streams, et représentent 26% du marché.

De son côté, le marché physique se tasse, en recul de - 2.5% sur 2016, avec, pour la cinquième année consécutive, une progression des ventes de vinyles. Elles atteignent 1,7 million d'unités, soit une progression de 72% en volume.

Si les chiffres de l'année 2016 sont très encourageants, reste à savoir si 2017 confirmera cette tendance.

Concours, tremplins, appels à candidatures…

mar, 02/28/2017 - 16:34

Musiciens et artistes, préparez les prochains concours, tremplins et appels à projets pour développer votre carrière.

DISPOSITIF D'ACCOMPAGNEMENT / AIDE


Hauts-de-Seine : Parcours d'accompagnement à la professionnalisation d'artistes (PAPA)
Date limite de candidature 24 MARS



Le Fair
Date limite de candidature 31 MARS




Fonds d'encouragement aux initiatives artistiques et culturelles des amateurs
Date limite de candidature 31 MARS




Dispositif Création Diffusion Ville de Paris
Date limite de candidature 21 AVRIL


TREMPLIN / CONCOURS


Montreux Jazz competitions
Date limite de candidature 1er MARS



Golden Jazz Trophy
Date limite de candidature 1er MARS



L'Ascenseur
Date limite de candidature 3 MARS




Concours de création sonore Mixage Fou
Date limite de candidature 5 MARS




7e Jazz à Venir
Date limite de candidature 13 MARS



Rock en Marche
Date limite de candidature 19 MARS



Blues Festival
Date limite de candidature 20 MARS



Appel à projet LAB IMPACT
Date limite de candidature 31 MARS



Appel à candidature : prix Liliane Bettencourt
Date limite de candidature 11 AVRIL





Visa For Music
Date limite de candidature 15 AVRIL





Concours jeunes talents Festival J.Brel
Date limite de candidature 28 AVRIL




Concours international The Challenge
Date limite de candidature 28 AVRIL



Tremplin Cognac Blues Passions
Date limite de candidature 28 AVRIL




Tremplin Musiques traditionnelles (JMF)
Date limite de candidature 1er MAI



RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Agenda pro. : semaine du 27 au 5 février

lun, 02/27/2017 - 14:40

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.

28 FÉVRIER

RENCONTRE
Les droits culturels : quelles réalités pour les politiques culturelles et pour les projets artistiques et culturels ?
Balma (31)


28 FÉVRIER

CONFERENCE DE PRESSE
Point presse annnuel du SNEP
Paris


28 FÉVRIER

RENCONTRE
Rencontre professionnelle avec Jef Cahours de Virgile (Warner Music)
Paris


28 FÉVRIER

RENCONTRE
Rencontre Spedidam pour la culture
Paris


28 FÉVRIER

RENCONTRE
Rencontre Nectart/Réseau en scène : droits culturels
Balma (31)


1er MARS

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
AG SACEM
Paris


2 MARS

RENCONTRE
Musique et jeune public
Nilvange (57)


2 MARS

RENCONTRE
Le statut d'entrepreneur (mrico-entreprise, auto-entrepreneur), qu'est-ce que c'est ?
Lille


2-11 MARS

ATELIER
Adami - Culture Experience Days
Paris/Lyon


3-4 MARS

ATELIER
Pour un agenda européen de la musique
Paris


3 MARS

RENCONTRE
Musiques trad'actuelles :une filière en mutation !
Nantes


4 MARS

RENCONTRE
FOMAC, forum des musiques actuelles
Albi (31)


RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 8

ven, 02/24/2017 - 13:37

La carte interactive du label indépendant, les prévisions de croissance du marché de la billetterie de concerts, Facebook veut devenir le prochain YouTube de la musique, l'ère de l'instrument personnalisable…

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'articles et d'informations sur le secteur musical.
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Le label indépendant et ses activités en carte interactive

La FELIN met à disposition un schéma de l'écosystème du label indépendant.



Le marché de la billetterie de concerts atteindra $24bBN en 2021

Le marché mondial des billets de musique live va connaître une croissance moyenne de 7% par an au cours des cinq prochaines années.



Soundtrack Your Brand lève 22 millions pour son service de streaming musical en B2B

La start-up suédoise Soundtrack Your Brand annonce une nouvelle levée de fonds d'un montant de 22 millions de dollars.



Comment Facebook veut devenir le prochain YouTube de la musique en streaming

Facebook cherche à séduire les labels en se positionnant comme alternative à YouTube pour la diffusion de musique et de vidéos.



La liste des nommés pour les Prix de la création musicale

La CSDEM annonce la liste des auteurs, oeuvres et éditeurs nommés pour les Prix de la création musicale qui auront lieu le 27 mars.



TuneCore et Scènes locales partent à la rencontre des artistes indépendants

TuneCore, leader dans la distribution numérique, et la plateforme Scenes-locales.com s'associent et proposent un tour de France pour aller à la rencontre des artistes émergents et autoproduits.



Enquête de l'Institut des métiers de la musique 'Les Accros de la Musique' 2017

La 7ème édition de l'enquête annuelle « Accros de la musique » a pour objectif de donner une vision ponctuelle de consommateurs qui ne peuvent concevoir leur existence sans musique.



On peut tout imprimer en 3D et les instruments de musique ne font pas exception à la règle…

Demain, les instruments seront de plus en plus personnalisables en fonction des attentes des musiciens. L'ère du sur-mesure est en train de pointer le bout de son nez.



L'UPFI demande au CNC de mettre en place un nouveau programme d'aide aux vidéomusiques / clips

Après s'être vu confié par le CNC une mission de réflexion sur le soutien aux clips et vidéomusiques, Vincent Frèrebeau, président de l'UPFI et fondateur du label Tôt ou Tard, a remis son rapport et préconise un nouveau dispositif d'aide.

Vers un nouveau programme d'aide aux vidéomusiques et aux clips ?

ven, 02/24/2017 - 12:45

Après s'être vu confié par le CNC une mission de réflexion sur le soutien aux clips et vidéomusiques, Vincent Frèrebeau, président de l'UPFI et fondateur du label Tôt ou Tard, a remis son rapport et préconise un nouveau dispositif d'aide.

Vincent Frèrebeau a remis à Frédérique Bredin, présidente du CNC, le rapport qui avait fait l'objet d'une lettre de mission portant sur « les moyens les plus efficaces pour mieux soutenir la production de vidéomusiques ».

Dans ce rapport, le président de l'UPFI - Union des producteurs phonographiques indépendants - rappelle que les vidéomusiques constituent une œuvre audiovisuelle à part entière. Elles connaissent un nouvel essor avec le développement fulgurant des réseaux sociaux et des sites de partage de vidéos, face à un désengagement progressif des TV traditionnelles. Elles sont un véritable laboratoire de création et d'incubateur de talents pour plusieurs générations de réalisateurs audiovisuels.

Chaque année, plus de 1500 clips sont produits en France. L'UPFI évalue à plus de 20 M€ le montant total des investissements dans ce format court, pour un coût de production moyen de l'ordre de 24 000€. L'exploitation des vidéomusiques produites en France génère 18M€ de revenus (droits de diffusion TV et Internet). Enfin, malgré les aides existantes, qui s'élèvent à 4.6M€ par an, l'économie du clip reste déficitaire en tant que tel (- 8 M€).

Fort de ces constats, « l'UPFI souhaite que le CNC devienne un partenaire majeur dans le financement de la musique en image, le CNC ayant pleinement vocation à accompagner les investissements dans la production de vidéomusiques » :

1 – Car les principales sources de financement du CNC (TST et TST-D) proviennent pour partie de l'utilisation de la musique sous toutes ses formes,

2 – Pour permettre aux labels, en particulier indépendants, de mieux se déployer à l'export et de résister localement aux productions internationales,

3 – En leur donnant ainsi les moyens d'augmenter de façon significative leurs investissements pour produire des clips capables de rivaliser davantage avec les clips internationaux.

C'est pourquoi, Vincent Frèrebeau et l'UPFI demandent au CNC de mettre en place un nouveau programme d'aide aux vidéomusiques, ouvert aux producteurs audiovisuels, en leur qualité de financeurs des clips, ce qui est le cas des producteurs phonographiques. Le besoin en financement complémentaire estimé par l'UPFI serait à terme de 8 M€, à l'issue d'une montée en régime étalée sur 4 ans. Grâce à ce programme le nombre de clips produits annuellement et le niveau des investissements augmenteraient de façon significative.
Ce serait « un signal fort envoyé à la filière musicale qui attend depuis des années un soutien ambitieux de la part du CNC en faveur de la musique en image » ajoute le communiqué de l'UPFI.

TuneCore et Scènes locales partent à la rencontre des artistes

jeu, 02/23/2017 - 13:00

TuneCore, leader dans la distribution numérique, et la plateforme Scenes-locales.com s'associent et proposent un tour de France pour aller à la rencontre des artistes émergents et autoproduits.

Après avoir été rachetée par Believe Digital en 2015, la plateforme TuneCore a lancé ses services en France à l'automne dernier (fusionnant ainsi avec Zimbalam), confirmant son expansion au-delà des USA et vers l'Europe notamment (le service s'est également implanté en Allemagne et en Angleterre).

Le modèle de TuneCore est simple, en adéquation avec la philosophie de Believe Digital, qui repose sur les artists and labels services : une plateforme de distribution numérique (qui reverse aux artistes 100% des royalties générées), à laquelle s'ajoutent un éventail de services.

Dans le cadre de son développement en France, le distributeur s'associe à Scènes locales, plateforme d'autopromotion à destination des artistes indépendants, pour organiser plusieurs rencontres. L'objectif est "d'aller à la rencontre des artistes pour mieux comprendre leurs besoins" et de se rendre dans les principales villes de l'Héxagone pour organiser des ateliers pédagogiques permettant aux artistes de développer leur carrière.

Le premier événement aura lieu le 9 mars à Annecy avant de passer par Lyon et Marseille en avril. À chaque rencontre, des experts de l'industrie musicale interviendront dans des domaines ayant un lien direct avec les problématiques rencontrées par les acteurs culturels locaux : booking, production, marketing, distribution, gestion des réseaux sociaux, etc. Ils échangeront sur les meilleures pratiques à suivre pour les artistes indépendants, leur donneront des conseils sur leur domaine d'expertise.

Plus d'information

3e édition de Pop Mind

mer, 02/22/2017 - 09:58

La Fedelima, le Live DMA et la Belle Electrique organisent la troisième édition de Pop Mind, les 15 et 16 mars prochains à Grenoble. Au programme : solidarité, droits culturels, Europe et économie mixte.

Pop Mind est un temps de rassemblement et de réflexion autour des musiques actuelles. Cette nouvelle édition questionnera le présent et l'avenir du secteur culturel, au carrefour de plusieurs développements, notamment pour les acteurs de l'économie sociale et solidaire, et dans une perspective européenne de construction d'un espace commun et partagé pour les musiques actuelles.
Organisé sur deux jours de grands débats, POP MIND c'est des tables rondes, des ateliers, des workshops, le tout coordonné en parcours thématiques : politiques publiques, économie, diversité artistique, numérique.

Pop Mind est porté par la Fédération des lieux de musiques actuelles (Fedelima), Live DMA (Linking Venues and Initiatives in Europe) et la Belle Electrique, la scène des musiques actuelles de Grenoble.

Inscriptions et programme complet

Agenda pro. : semaine du 20 au 26 février

lun, 02/20/2017 - 11:30

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.

21 FÉVRIER

RENCONTRE
Musique : les incontournables enjeux du new deal
Paris


21 FÉVRIER

RENCONTRE
Arcadi : les enjeux de la coopération culturelle territoriale en milieu périurbain et rural
Arpajon (91)


22 FÉVRIER

CINÉ-CONFÉRENCE
Multimusique : Musique et recyclage/Sound of noise
Grenade (31)


22 FÉVRIER

RENCONTRE
L'histoire du rap français par ses collectifs
Nantes


22 FÉVRIER

CONFÉRENCE
Le punk rock de 1975 à 1980
Nancy


23 FÉV. - 24 FÉV.

RENCONTRE
Construire un parcours d'accompagnement artistique sur son territoire
Rodez (11)


23 FÉVRIER

RENCONTRE
Trouver des dates de concerts
Argenteuil (95)


23 FÉVRIER

RENCONTRE
Développer des projets artistiques en solidarité avec les migrants
Paris


23 FÉVRIER

CONFÉRENCE DE PRESSE
Babel Med Music
Paris


RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Succès et certifications export 2016

ven, 02/17/2017 - 13:07

L'année musicale qui vient de s'achever a été riche en actualités et en performances pour les artistes made in France à l'international. Entre autres succès, 15 albums de production française entrent dans les certifications des meilleurs ventes à l'export en 2016.

Venant de tous les horizons musicaux, ces artistes ont été nombreux en 2016 à aller à la rencontre de nouveaux publics, à réaliser de nouvelles audiences grâce au streaming ou défrayer la chronique loin de l'hexagone. Pour le Bureau export de la musique française, « le talent et la vitalité de ces centaines d'artistes, ainsi que la formidable énergie déployée par les professionnels les accompagnant au quotidien dans le développement international de leurs projets, sont à saluer ».

Ainsi, Kungs, Christine and The Queens, Imany, Jain, Alexandre Tharaud, Vincent Peirani, Imarhan, Petit Biscuit, Caravan Palace et d'autres ont rythmé l'année 2016 à l'export : ventes records d'albums ou de singles, concerts sold-out, présence dans les tops streaming, synchronisations et récompenses prestigieuses, campagnes promotionnelles originales, partenariats avec des marques et retombées médiatiques multiples… Le Bureau export dresse ici une liste détaillée des performances réalisées par ce artistes en 2016.

Ces succès se confirment dans les certifications des meilleures ventes à l'international en 2016, la prise en compte des écoutes en streaming dans ce classement faisant exploser les performances des productions françaises. Au total, 38 certifications ont été recensées à l'export en 2016, contre 24 en 2015.

Retrouvez la liste des certifications export 2016

Hip-hop : une culture conçue pour durer !

mer, 02/15/2017 - 16:37

En plus de 40 ans, le hip-hop s'est affirmé comme une culture omniprésente. Le rap, longtemps objet de mépris ou d'indifférence, est aujourd'hui ancré dans le paysage musical. Production, diffusion, consommation, dimension sociale et culturelle, perception médiatique et institutionnelle… Retour, avec les acteurs qui les font, sur l'histoire, l'évolution et la situation actuelle de ces musiques "conçues pour durer".

(c) Soren Astrup Jorgensen

« Le hip-hop est passé d'une culture underground minoritaire à une culture underground majoritaire, et aujourd'hui c'est une culture populaire majoritaire ». Ce résumé, lapidaire, de Bruno Laforestrie, actuel dirigeant de Mouv', résume à lui seul presque 40 années de culture hip-hop en France. Après une période d'émergence culturelle spontanée, venue du "ter-ter", le rap s'est peu à peu transformé en un véritable marché économique. À la fin des années 1990, les chiffres de vente explosent, le nombre de signatures se multiplie. Pourtant, le rap, bien qu'entré dans le système commercial, reste en marge. Après un relatif essoufflement dans les années 2000, il est revenu en force ces dernières années. En 2017, force est de constater qu'il s'est fait une place de choix dans le paysage musical. Si l'on considère les ventes de disques, signe superficiel de mouvements culturels de fonds, le constat est clair : dans le Top 100 des albums du SNEP pour l'année 2015, on retrouve une quinzaine d'artistes hip-hop, fortement majoritairement francophone : Maître Gims, Soprano, Black M, Nekfeu, Jul, Gradur, Booba, Lacrim, BigFlo & Oli, Grand corps malade, Youssoupha, PNL, Dr DRE, Alonzo…

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La DGMIC renouvelle l'aide à l'innovation et à la transition numérique

mar, 02/14/2017 - 12:41

Le dispositif d'aide à l'innovation et à la transition numérique de la musique enregistrée est reconduit par le ministère de la Culture (DGMIC) en 2017. Deux commissions d'attribution se réuniront dans l'année.

Cette aide vise à favoriser la mutation numérique des entreprises du secteur, aussi bien des structures de production phonographique indépendante, des distributeurs, des éditeurs de service de musique en ligne que des intermédiaires techniques.
L'objectif de la DGMIC / Ministère de la Culture reste ainsi l'accompagnement des PME et TPE du secteur de la production phonographique indépendante dans l'adaptation de leur outil productif aux nouveaux usages numériques et aux nouvelles conditions de marché.

Lancé à l'automne 2016, la nouvelle version de ce dispositif a permis de soutenir en fin d'année dernière 43 structures du secteur (producteurs phonographiques, distributeurs, plateformes de musique en ligne, intermédiaires techniques) pour un montant cumulé de plus de 1,3 million d'euros.

Selon les modalités du décret 2016-1422 du 21/10/2016 qui encadre la procédure, deux commissions d'attribution sont programmées en 2017 :
La prochaine aura lieu le 24 avril et le dossier est à déposer au plus tard le 24 mars 2017.
La seconde aura lieu le 16 octobre et le dossier est à déposer au plus tard le 15 septembre 2017.

Critères d'éligibilité et formulaire de demande

Complément au 22/2/17

Données DGMIC :

Le nouveau dispositif d'aide à l'innovation et à la transition numérique de la musique enregistrée a été instauré par le décret n°2016-1422 du 21 octobre 2016. Après publication de ce texte, une première commission a été organisée le 18 novembre dernier. Sur 52 demandes présentées, la commission a donné un avis favorable à 44 projets, parmi lesquels on dénombrait 32 producteurs phonographiques, 2 distributeurs, 2 plateformes de musique en ligne et 8 intermédiaires techniques.

Globalement, les projets présentés par les producteurs se concentraient sur les objectifs suivants : la création, la refonte ou l'ajout de nouvelles fonctionnalités (e-commerce) sur des sites internet ; le développement de la politique de promotion et de communication autour des réseaux sociaux ; la numérisation des fonds de catalogue ; la prospection sur les marchés internationaux (notamment au Canada, en Angleterre, mais aussi en Afrique) ; la recherche de débouchés sur les marchés de la synchronisation et de la musique à l'image. Les projets présentés par les autres types de structures étaient plus diversifiés, avec toutefois un axe récurrent autour de la modernisation de la gestion des catalogues et du référencement pour les distributeurs, et des travaux autour de la diversification des mécanismes de recommandation pour les plateformes et les intermédiaires techniques.

Le total cumulé des aides attribuées s'élève à 1,3M€, soit plus de 30.000€ en moyenne par bénéficiaire.

La DGMIC renouvelle l'aide à l'innovation et à la transition numérique

mar, 02/14/2017 - 12:41

Le dispositif d'aide à l'innovation et à la transition numérique de la musique enregistrée est reconduit par le ministère de la Culture (DGMIC) en 2017. Deux commissions d'attribution se réuniront dans l'année.

Cette aide vise à favoriser la mutation numérique des entreprises du secteur, aussi bien des structures de production phonographique indépendante, des distributeurs, des éditeurs de service de musique en ligne que des intermédiaires techniques.
L'objectif de la DGMIC / Ministère de la Culture reste ainsi l'accompagnement des PME et TPE du secteur de la production phonographique indépendante dans l'adaptation de leur outil productif aux nouveaux usages numériques et aux nouvelles conditions de marché.

Lancé à l'automne 2016, la nouvelle version de ce dispositif a permis de soutenir en fin d'année dernière 43 structures du secteur (producteurs phonographiques, distributeurs, plateformes de musique en ligne, intermédiaires techniques) pour un montant cumulé de plus de 1,3 million d'euros.

Selon les modalités du décret 2016-1422 du 21/10/2016 qui encadre la procédure, deux commissions d'attribution sont programmées en 2017 :
La prochaine aura lieu le 24 avril et le dossier est à déposer au plus tard le 24 mars 2017.
La seconde aura lieu le 16 octobre et le dossier est à déposer au plus tard le 15 septembre 2017.

Critères d'éligibilité et formulaire de demande

SCPP : 82,8 M€ perçus en 2016

mer, 02/08/2017 - 16:00

Les perceptions totales de la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) devraient atteindre 82,8 M€ en 2016, soit un montant équivalent à celui de 2015. Sur l'année, 82,6 M€ ont été mis en répartition, et près de 15,2 M€ d'aides attribués sous forme de subvention ou de convention.

La stabilité des montant perçus correspond à des éléments multiples selon la SCPP : une baisse de 4% des perceptions des perceptions au titre de la diffusion des vidéomusiques, une très légère hausse de 0,9% de la rémunération équitable, et une hausse de 2,4% de la rémunération pour copie privée (en raison de régularisations très importantes de certains redevables et de décisions de justice favorables à CopieFrance).

Côté répartition, les 82,6 M€ correspondent également à un montant équivalent à celui de 2015 (82,7 M€), avec, en 2016 comme en 2015, "une mise en répartition de régularisations exceptionnelles de rémunération pour copie privée perçues au titre de l'année antérieure".
Par ailleurs, la SCPP a distribué l'intégralité de ses produits financiers de 2015 à ses ayants droit, soit 45 K€, et ses coûts de gestion devraient s'élever à 7,88%, soit un taux "parmi les plus faibles d'Europe" souligne la société civile.

82 % des demandes d'aide ayant reçu une réponse positive

Au titre des aides, la SCPP a disposé en 2016 d'un montant total de 15 278 351 euros. Durant l'exercice 2016, la Commission des aides a étudié 1 134 dossiers de demande de subvention (contre 974 en 2015) et le Conseil d'Administration a accordé 934 subventions (826 en 2015) pour un montant de 12 733 882, 82 % des demandes ayant reçu une réponse positive.
Dans le même temps, la SCPP a conclu 18 conventions avec des salles de spectacles permettant de subventionner 151 show-cases (166 en 2015). 14 organismes ont également bénéficié d'une subvention de la SCPP :

au titre du Spectacles/Projets Spéciaux : pour la quatrième année consécutive, le Festival au Fil des Voix (10ème édition), pour la deuxième année, le Mama, et pour la première année, Musicora (salon de la musique classique et du jazz).

au titre de la Formation (depuis plus de quatre ans) : le Fair, Le Studio des Variétés (convention 2016 et contribution exceptionnelle), Voix du Sud, ACP-La Manufacture Chanson, LKF & Partenaires et pour la première année, Guillaume Coignard Formations, EMIC (formation « Egalité des Chances »).

en tant qu'organismes (depuis plus de quatre ans) : Zone Franche, le FCM, l'Association Tous Pour la Musique (TPLM).

Par ailleurs, 1 554 178 € ont été consacrés à des actions de défense des droits.

Les priorités de la SCPP pour 2017

Le maintien d'un régime de droits exclusifs pour le webcasting

L'article 13 de la loi du 7 juillet 2016 (Liberté de la création) prévoit de mettre le régime de la licence légale de l'Article L.214-1 du Code de la Propriété Intellectuelle l'activité de certaines webradios non-interactives, qui relevaient jusqu'alors du régime du droit exclusif d'autoriser ou d'interdire des producteurs de phonogrammes, faisant l'objet d'une gestion collective. "La SCPP a toujours contesté la légalité constitutionnelle de cette expropriation, non justifiée par un motif d'intérêt général et n'ayant fait l'objet d'aucune indemnisation préalable. L'absence d'un recours devant le Conseil Constitutionnel par 60 parlementaires a privé la SCPP de l'opportunité de faire censurer cet article par le Conseil Constitutionnel avant la promulgation de la loi." Elle entend donc utiliser la voie de la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) pour obtenir la censure de cet article par le Conseil Constitutionnel.

Par ailleurs, la loi du 7 juillet 2016 n'ayant pas prévu de dispositions transitoires, la date d'entrée en vigueur de cette loi est régie par les dispositions de l'article 1 du code civil. La contrepartie de la licence légale de l'article L.214-1 étant le paiement d'une rémunération, celle-ci ne sera applicable au webcasting qu'à compter de l'entrée en vigueur d'un barème de rémunération pour le webcasting. Dans l'attente de cette entrée en vigueur, le régime juridique des droits exclusifs continue de s'appliquer. C'est pourquoi la SCPP entend, dans les prochains mois, continuer à autoriser et percevoir auprès des webradios aux conditions qu'elle accordait jusqu'à présent dans le cadre de ses contrats de droits exclusifs.

Soutien des organismes professionnels en vue d'obtenir des engagements clairs des candidats à l'élection présidentielle en faveur de mesures favorables au développement de la filière phonographique

La SCPP entend apporter son soutien aux organismes professionnels, comme le SNEP ou TPLM (Tous Pour la Musique), dans leurs actions vis-à-vis des candidats à l'élection présidentielle en faveur de mesures favorables au développement de la filière phonographique.
L'attention de la SCPP portera principalement sur :

La revalorisation des barèmes existants de la licence légale de l'article L.214-1 du CPI, notamment dans le secteur des radios et des lieux sonorisés
La pérennité du fonctionnement de l'Hadopi et l'extension de certaines de ses missions (implication dans le fonctionnement des chartes, mise en œuvre d'actions vis-à-vis des hébergeurs dans le cadre de la directive annoncée par la Commission européenne pour la lutte contre la contrefaçon sur les réseaux en ligne
Le maintien d'une rémunération pour copie privée dans le cadre du régime juridique actuellement en vigueur

Le fonctionnement de la Commission de la rémunération pour copie privée

La commission de la rémunération pour copie privée, renommée le 18 novembre 2015, s'est réunie régulièrement depuis le début de l'année 2016, pour permettre d'effectuer de nouvelles études d'usages sur des supports déjà assujettis comme sur des supports susceptibles de l'être. Selon la SCPP, les travaux d'élaboration du cahier des charges des études d'usages "ont pris beaucoup plus de temps que prévu du fait d'importantes remises en cause par les représentants des importateurs des règles élaborées pour les précédentes études d'usages de la Commission (effectuées en 2011)". Des difficultés administratives au niveau de certains services du Ministère de la Culture et de la Communication ont par ailleurs retardé de plusieurs mois le lancement d'appels à candidature auprès d'instituts de sondages susceptibles de réaliser les études d'usages. Cette situation n'a pas permis à la Commission de respecter son programme de travail pour 2016 et il parait désormais difficile que la Commission puisse adopter de nouveaux barèmes pour les supports concernés (Téléphones multimédias, tablettes multimédias, décodeurs-enregistreurs audiovisuels, disques durs externes) avant la fin de l'année 2017. Les ayants droit de la SCPP "feront tout leur possible pour ne pas contribuer à ralentir plus encore le travail de la Commission de la copie privée".

#AuxSons : Une campagne pour la diversité culturelle et musicale

lun, 02/06/2017 - 11:30

Zone Franche, le réseau des musiques du monde, lance une campagne de mobilisation nationale pour faire entrer la diversité culturelle et musicale dans les débats des élections présidentielles et législatives.

La campagne #AuxSons est une mobilisation citoyenne qui va se déployer à travers la France jusqu'au 18 juin pour interpeller les candidats et les candidates. Lancée hier lors d'une conférence de presse au New Morning, elle s'organise autour de la plateforme participative et a pour point d'appui l'Appel pour la diversité culturelle et musicale.

« Nous souhaitons que les droits culturels constituent un référentiel pour les politiques publiques » a déclaré Thomas Laou-Hap, directeur de Zone Franche. « A l'heure où les débats liés à la mobilité internationale, l'immigration et l'identité créent un phénomène de repli chez un nombre croissant de nos concitoyens, nous entrons en campagne pour réaffirmer la réalité de la diversité culturelle en France ».

Cette opération doit se décliner via diverses supports destinés à toucher le public le plus large possible, avec le hashtag #AuxSons comme slogan fédérateur. Des interventions sont prévues sur tout le territoire, à commencer par plusieurs actions portées par les adhérents de Zone Franche (Bretagne, Ile-de-France, Occitanie, Marseille,…). « Les musiques du monde, plus qu'un genre esthétique, sont un outil politique et social qui permet d'entendre concrètement ce que signifie la diversité culturelle ». Mais l'association entend bien susciter une mobilisation citoyenne dépassant largement son cadre et fournit d'ores et déjà des outils de campagne sur le site dédié auxsons.com.

Spinnup, une plateforme pour les autoproduits

mar, 01/31/2017 - 17:05

Spinnup rapproche les labels d'Universal Music et les artistes autoproduits. Le service de distribution digitale propulse la musique sur les plateformes musicales mondiales et propose un nouveau canal de détection des nouveaux talents. Nous avons rencontré Stéphane Muraire (manager de Spinnup France), Zukkou (artiste) et Pierre Cornet (Directeur d'Initial) pour nous expliquer comment ça marche.

Home studio, matériels vidéo, réseaux sociaux… produire sa musique et la faire découvrir à son public n'a jamais été si facile. Zuukou est membre du collectif 667 fondé par Jorrdee et vient de finir la production de son premier EP « Disneyland ». « Au début, je l'avais juste publié sur mon compte Soundcloud et j'ai découvert que je pouvais le publier sur Spotify, etc ». Zukkou représente cette nouvelle génération d'artistes qui décide Universal Music à innover en 2013 avec le rachat de Spinnup. La startup suédoise développait un service de distribution simplifié qui permettait de suivre sa musique en ligne. Associée aux labels de la major, cette brique de services révolutionne la détection des talents en rapprochant les équipes artistiques et les artistes émergents.

Faciliter la rencontre entre les labels d'Universal Music et les artistes autoproduits

Depuis octobre, la plateforme est disponible en France et en Belgique où elle accueille déjà les projets de plus de 4000 artistes, soit 3% des 115 000 utilisateurs qu'accueille Spinnup au total (Suède, Danemark, Norvège, Allemagne et Angleterre). « C'est une plateforme de rencontre entre les artistes autoproduits et les plus grands labels du marché », résume Stéphane Muraire, en charge du lancement français. Pendant l'installation, ce dernier partage son temps entre Spinnup France et Initial, la nouvelle cellule 360° d'Universal Music pour laquelle il se charge du marketing. Et même si les deux services présentent une certaine cohérence, notamment celle de travailler avec des projets en développement, Spinnup aura bientôt sa propre équipe, à l'instar des autres pays. « Les deux sont indépendants mais ça tombe bien ».

Une distribution digitale « spontanée »

Spinnup est une solution pour tous les musiciens prêts à se jeter à l'eau et faire découvrir leur musique, y compris les mineurs avec l'accord de leurs parents. Aux auditeurs tout d'abord en publiant les titres sur les plateformes musicales mondiales (Deezer, Spotify, iTunes, Apple Music, Google Play, Amazon, Rhapsody/Napster et Tidal). Pour cela, Spinnup propose 3 forfaits annuels correspondant aux formats standards : 9,99 € pour un single (1-2 titres), 19,99 € pour un EP (3-6 titres), 39,99 € pour un album (7-25 titres). « Spinnup veut rendre la distribution digitale la plus facile possible, plus spontanée », assure Stéphane. Il ajoute qu' « entre la connexion et l'upload d'un titre, ça prend 5 minutes, montre en main. Il y a 4 étapes, tout est bien expliqué : tu sais où en est ta release à chaque étape - parce que ça peut être une source de stress quand tu paies un abonnement annuel pour pouvoir mettre en ligne tes morceaux, savoir où cela en est, si c'est en cours de distribution, pourquoi c'est toujours pas sur la plateforme, combien de temps cela va prendre… ».

Accompagner les artistes vers le succès

Pour s'y retrouver, une FAQ répond aux questions récurrentes sur le fonctionnement de la plateforme, de la distribution digitale, les caractéristiques de fichiers audio, la rémunération, des informations juridiques… « Elle est très dense et on essaie de la rendre la plus claire possible. Un artiste autoproduit, même s'il doit se débrouiller par lui-même, son rôle principal c'est de faire de la bonne musique pas de se prendre la tête à respecter des formats, tout connaitre sur les codes UPC, ISRC, etc. etc. C'est important pour nous de l'accompagner le plus possible pour que ce soit simple », veut rassurer Stéphane. Et cet accompagnement s'incarne aussi avec Martin Malensua au service client. Zukkou l'a contacté dernièrement : « j'ai eu des galères avec quelques sons quand j'ai balancé mon projet et il m'a rappelé. Big up à lui, il m'a vraiment aidé. Après, c'était rapide : ça a pris 6-7 jours pour que ma musique soit publiée sur Spotify, Deezer, etc. ».

Une fois les titres publiés dans le monde, les utilisateurs de Spinnup peuvent consulter leurs statistiques d'écoute, de ventes sur un dashboard où ils peuvent aussi lier leurs comptes de réseaux sociaux (Soundcloud, Youtube, Facebook, Twitter). Un dashboard unique pour suivre sa musique en ligne : « C'est l'objectif. On a mis les metrics les plus basiques pour donner un aperçu rapide ».

Enfin, Spinnup ne prélève pas de commission sur les recettes et reverse 100% des droits d'auteur. Stéphane explique : « Spinnup ne gagne pas d'argent sur l'activité des artistes qui vont se distribuer sur des plateformes digitales. C'est en cela qu'on est plus un agrégateur. L'intérêt pour la plateforme c'est que nos labels signent des artistes qui l'utilisent et qu'ils fassent des succès ».

Le talent scouting pour les labels d'Universal Music

Les artistes à succès… les labels d'Universal se donne les moyens de les découvrir. Lors de la validation des titres déjà, une première détection est effectuée par Spinnup. « Martin rassemble toutes les infos, il écoute toutes les sorties pour éviter les problèmes de propriété intellectuelle. C'est une vérif technique et juridique mais aussi un premier repérage des artistes susceptibles de nous intéresser », raconte Pierre.

Puis, les utilisateurs disposent chaque mois de 3 crédits pour présenter leur musique à des professionnels et leur demander conseil. Managers d'artistes, journalistes ou encore programmateurs de salles de concerts, attachés de presse, bloggers influents, ceux-ci espèrent être les premiers sur des découvertes. Spinnup leur donne un accès à la base d'artistes par zone géographique, et à des classements sans metrics pour favoriser une écoute sur des critères qualitatifs. « C'est aussi un moyen de se faire connaitre pour devenir A&R chez Universal, affirme Stéphane. Des talents scouts Spinnup embauchés en tant que DA, c'est arrivé en Suède et au Danemark ».

Un « super dashboard A&R »

« Quand j'ai commencé il y a 10 ans, tu mettais plus de temps à ouvrir le paquet cellophané avec du papier bulle avec un cutter qu'à écouter le disque », se souvient Pierre, passé chez Sony ATV Publishing et Sony Music avant de fonder Initial. « Depuis Myspace, puis aujourd'hui avec Youtube et Soundcloud, on trouve des artistes qui buzzent avec un accès simple ». Spinnup franchit une nouvelle étape pour les labels d'Universal, d'autant que ses DA ont un accès complet avec les fonctionnalités les plus avancées. « On a un "super dashboard A&R". On peut agréger les données et observer l'activité des artistes sur les réseaux sociaux et pas seulement en fonction des streams et des ventes, même si ces dernières sont les metrics principales. Cela peut nous permettre de comprendre le travail de l'artiste. Après, soit on garde le ballon chez Initial si ça nous intéresse, soit on fait une passe vers un label adapté en fonction du répertoire », résume Pierre. La major compte 40 directeurs artistiques en France répartis dans les différentes unités, labels de la maison (Def Jam, Barclay, Polydor, Capitol, Motown, Island, Blue Note,…) et associés (Initial, Caroline,…). « Un partenariat peut se mettre en place pour distribuer, faire la stratégie et financer un EP, faire de la promo, programmer un artiste à quelques concerts et festivals, le mettre en playlists en sourçant Digster, notre département des playlists. Et dans un autre temps, aller vers une signature dans un label ». En 4 ans, 30 artistes ont été signés par les labels d'Universal, et les DA scrutent les artistes en attendant de parier sur les prochains élus.

Deezer Next : 9 artistes émergents sélectionnés

ven, 01/27/2017 - 13:00

La plateforme de streaming Deezer lance Deezer Next, un dispositif de soutien visant à la promotion d'artistes en développement. En France, 9 groupes/artistes vont en bénéficier.

Pour se mettre au diapason de ses concurrents (Apple et sa playlist The A-List : New Artists et sa radio Beat 1 ; Spotify et sa playlist Discover Weekly), Deezer a mis en place "un nouveau programme international qui vise à accompagner et faire grandir de jeunes artistes". Le dispositif apporte ainsi aux lauréats un soutien éditorial et de la visibilité sur sa plateforme.

Au-delà des 3 artistes internationaux choisis (Rag'n'Bone Man, Maggie Rogers et Anne-Marie), 9 artistes sont également sélectionnés pour chacun de ces territoires : France, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne et Amérique Latine.

Les 9 artistes français sélectionnés :

Adam Naas
Alma
Ash Kidd
Blondino
Jorrdee
Juliette Armanet
Parcels
Tess
Theo Lawrence and the Hearts

Talents Adami jazz et jeune public

jeu, 01/26/2017 - 12:33

Courant janvier, les jurys des Talents Adami ont désigné les lauréats pour les catégories jazz - Anne Paceo, Laura Perrudin - et jeune public - Pascal Parisot, Jacques Tellitocci et Moisaï & Vincent.

Les opérations Talents Adami se positionnent comme de véritables tremplins pour les artistes français avec la complicité des plus grands festivals incontournables en France et au-delà de nos frontières.
Les artistes sélectionnés bénéficient ainsi d'un accompagnement à la diffusion sur les scènes des festivals partenaires de l'opération.

Les lauréates Talents Adami jazz Anne Paceo Laura Perrudin

Les festivals partenaires de Talents Adami jazz 2017 :
Jazz à Vienne // Jazz In Marciac // Paris Jazz Festival // Jazz à Juan // Jazz Days Bratislava (Slovaquie) // London Jazz Festival (Royaume-Uni) // Südtirol - Alto Adige (Italie) // Mimo (Brésil)

Les lauréats Talents Adami jeune public Pascal Parisot Jacques Tellitocci Moisaï & Vincent

Les festivals partenaires de Talents Adami jeune public 2017 :
Tintinnabulle, Puy de Mômes, Ideklic, Festi Coccinelle, Petits et Grands, KidziK (Belgique), Festival De Marne, Tout'Ouïe, Momix.

Nouvelle Aquitaine : le Rim est lancé

mer, 01/25/2017 - 12:10

Les 19 et 20 janvier s'est tenue l'assemblée générale constitutive de la future maison commune des musiques actuelles en région Nouvelle Aquitaine. Le Rim (Réseau de indépendants de la musique) regroupe la Feppia, le Prma, le Rama et des acteurs musiques actuelles du Limousin.

L'assemblée générale constitutive des 19 et 20 janvier a officiellement donné naissance au Rim, le Réseau des indépendants de la musique en Nouvelle Aquitaine. En effet, la Feppia (Fédération des éditeurs et producteurs phonographiques indépendants d'Aquitaine), le PRMA (Pôle régional des musiques actuelles de Poitou-Charentes), le Rama (Réseau aquitain des musiques actuelles) et des acteurs musiques actuelles du Limousin travaillaient sur cette question depuis plusieurs mois.

Le réseau, qui compte 122 adhérents représentant 36 millions d'euros de budget cumulés et 481 emplois, couvre un large spectre d'activités : spectacle vivant, musiques enregistrée, éducation et transmission, médias, partenaires associés.

L'objectif du réseau, suite logique à la fusion des régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes est d'être « un réseau ouvert, dynamique et ambitieux, qui regroupe l'ensemble des acteurs de la filière musique sur la région Nouvelle Aquitaine (spectacle vivant, musique enregistrée, éducation/transmission, médias, …) et qui agisse au plus proche des attentes du secteur, des acteurs et du territoire ».

Quatre axes principaux de travail ont été définis : le développement professionnel et territorial, la valorisation et la promotion de la filière artistique et culturelle, l'accompagnement des acteurs, et la co-construction des politiques publiques, notamment à travers la mise en place d'un Contrat de filière Musiques actuelles.

Florent Teulé, membre du comité de fusion et directeur du Rama :
« C'est une nouvelle aventure qui promet de faire bouger les lignes, d'imaginer de nouveaux partenariats. » Lire son interview

Le premier bureau du Rim est composé de :

Coprésidents :
Damien Morisot (Des lendemains qui chantent), Philippe Couderc (Vicious Circle), Gaëtan Brochard (Les Abattoirs), Eric Roux (Rockschool Barbey)

Trésorier :
Guy Garcia (Sans Réserve)

Secrétaire :
Laurent Moulédous (Pagans)

Membres du Conseil d'Administration du RIM :

Sièges « Activités » :
• Spectacle vivant : Damien Morisot (Des Lendemains qui chantent), David Fourrier (La Sirène), Jérémy Galliot (Fédération Hiéro Limoges), Éric Roux (Rockschool Barbey) ; • Musique enregistrée : Sean Bouchard (Talitres), Philippe Couderc (Vicious Circle), Christian Josué (Menestrèrs Gascons) ; • Accompagnement, éducation, transmission : Stéphane Alaux (CIAM), Daniel Rodriguez (La Locomotive) ; • Médias : Franck Cabandé (Beaub FM) ; • Partenaires associés : François Maton (Atabal).

Sièges « Territoires » :
• T1 (40/64) : Laurent Mouledous (Pagans), Stéphane Greco (Landes Musiques Amplifiées) ; • T2 (33) : Matthieu Perrein (Banzaï Lab), Rudy Lannou (Mélodinote) ; • T3 (19/24/47) : Guy Garcia (Le Sans Réserve), Hélène Nailler (Elizabeth My Dear) ; • T4 (23/86/87) : Bertrand Mougeot (Limouz'Art Productions), Benjamin Suhard (La Mouette à 3 Queues) ; • T5 (16/17/79) : Laurence Guinot (Cristal Production), Gaëtan Brochard (Les Abattoirs).

Siège « Salariés » :
Éléonore Dubois

Le #RIM - Réseau des Indépendants de la Musique en #NouvelleAquitaine - est né ! Discours des 4 co-présidents, de l Région et de l'État pic.twitter.com/XIwlOAjVsk

— Feppia (@Feppia) 19 janvier 2017

La filière musicale rend hommage à Danièle Molko

mar, 01/24/2017 - 16:48

Éditrice et productrice, cofondatrice des Francofolies de la Rochelle et de la société Abacaba, Danièle Molko s'est éteinte en ce début d'année 2017. L'ensemble de la filière musicale lui rend hommage.

Éditrice et productrice de musique, Danièle Molto a touché à tout : radio, télévision, journalisme de presse écrite, organisation de concerts de jazz pour Radio France, production cinématographique… Co-fondatrice avec Jean-Louis Foulquier en 1984 du festival des Francofolies, elle participe aussi à la création des Francofolies de Montréal, de Blagoevgrad, de Berlin ou de Spa. En 1999, elle reprend choisit l'indépendance en créant une société d'édition et de production musicale : Abacaba. Elle a accompagné de nombreux artistes tout au long de sa carrière : Sacha Distel, Daniel Lavoie, Michel Fugain, Daniel Mille, Véronique Sanson, Alexis HK, Juliette, Emma Daumas, Valérian Renault, Jules et le Vilain Orchestra, Eskelina… Parallèlement, Abacaba aura aussi créé le festival de Muzik'elles de Meaux de 2005 à 2014, des spectacles inédits à la Saline Royale d'Arc et Senans (Du Lyrique au Rock and Roll autour de Sylvie Brunet et Le Bal de Juillet de Juliette), tenté de soutenir le festival « alors…Chante ! » en lui trouvant un nouveau nid à Castelsarrasin.

Jean-Claude Petit, président du Conseil d'administration de la Sacem, a tenu à saluer « une femme d'une très grande générosité dont l'engagement pour la chanson francophone était exemplaire ». Pour les producteurs du Snep, « elle restera dans le cœur des producteurs comme une professionnelle emblématique et passionnée, une femme de conviction qui a toujours su porter haut les ambitions artistiques et fédérer toutes les énergies autour des projets qui l'enthousiasmaient ». L'Adami a également tenu à lui rendre hommage dans un communiqué : « son amour des artistes et sa détermination ont fait de Danièle une personnalité majeure de la musique et de la culture en France. Son visage et son dynamisme, que chacun retrouvait fidèlement lors des évènements musicaux, vont douloureusement nous manquer ».

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