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Richard Seff nommé président du FCM

mar, 01/24/2017 - 15:04

Auteur-compositeur, écrivain et producteur de musique français, Richard Seff a été désigné président du Fonds pour la création musicale. Il succède a Laurent Rossi, qui a assuré la présidence de 2014 à 2016.

Tous les trois ans, la présidence du Conseil d'administration du FCM (Fonds pour la création musicale) change. Et c'est Richard Seff qui a été désigné pour assurer la nouvelle présidence.

Richard Seff est né le 9 mai 1952 à Toulouse. Il est auteur-compositeur, écrivain et producteur de musique français. Après avoir écrit 300 chansons qui figurent sur plus de 20 millions de disques, Richard Seff continue ses activités professionnelles. Il a été vice-président (2014-2015) et administrateur (2008-2014) de la Sacem, administrateur de la SDRM (2011-2012, 2015-2016), président de la Commission des Variétés (1999-2004), président (2008-2010) et vice-président (2010 -2014) du Studio des Variétés. Il a également fondé avec Francis Cabrel les Rencontres d'Astaffort. Il est également vice-président du Centre d'écriture de la chanson-Voix du Sud et administrateur de l'Unac.

Il succède à Laurent Rossi, Directeur général du label Jive Epic chez Sony, représentant de la SCPP qui a assuré cette présidence de 2014 à2016.

360 Paris Music Factory : "un lieu connecté avec le monde"

lun, 01/23/2017 - 16:34

Le 360 Paris Music Factory, un bâtiment de cinq étages entièrement dédié aux musiques du monde, ouvrira ses portes au printemps 2018 dans le quartier de la Goutte d'or à Paris. Rencontre avec son fondateur Saïd Assadi.

- Pouvez-vous présenter le projet 360 Paris Music Factory ?

360 Paris Music Factory, c'est un lieu nouveau et un modèle économique innovant pour la culture, qui couvre l'ensemble des maillons de la chaîne, de la conception jusqu'à la diffusion. C'est un pôle qui regroupera des entreprises et des associations culturelles qui s'inscrivent dans le champ de l'économie sociale et solidaire. Le lieu proposera plusieurs espaces : salle de diffusion, lieu de répétition, lieu de résidence/création, des bureaux partagés pour les entreprises, l'espace incubateur et le restaurant. Ce lieu est dédié aux musiques du monde, entendu au sens de lieu ouvert aux grandes voix de ce monde, qu'elles soient d'ici ou d'ailleurs. Ce qui n'empêche nullement de nous donner la liberté d'accueillir d'autres esthétiques, mais aussi d'autres disciplines. Le lieu sera modulable et adaptable à la danse, au théâtre, à des expositions, etc.

Il s'agit d'un projet privé d'intérêt général. L'investissement est aujourd'hui à hauteur de 4,5 millions d'euros, dont 10% seulement sont assurés par la Ville de Paris et la Région Ile de France. Et nous solliciterons bien sûr les dispositifs existants pour les projets à venir de création.

Autre aspect important du projet : sa dimension technologique. Vous pouvez-nous en dire plus ?

360 Paris Music Factory sera un lieu connecté : avec son environnement direct, et avec le monde. Être présent sur tous les maillons de la chaîne, c'est offrir à un projet l'ensemble des possibilités, donc de travailler à 360° : résidence de création, répétition, enregistrement, production phonographique, édition, diffusion, formation, action culturelle… Et ce, dans un lieu entièrement équipé pour diffuser en direct et en différé partout dans le monde. Tous les espaces seront reliés par un réseau permettant une diffusion audiovisuelle instantanée. Il n'y aura qu'à brancher une caméra et appuyer sur play ! N'oublions pas que certains artistes,qui n'ont qu'un public de niche à Paris, sont de véritables stars dans leur pays d'origine. L'idée est aussi de rendre accessibles tous ces contenus le plus largement possible. Nous l'avons vu avec certains de nos concerts d'artistes brésiliens diffusés sur Arte live web. Alors que le concert accueillait 750 personnes, plusieurs dizaines de milliers de personnes le suivait en direct depuis le Brésil !

- Ce projet est-il le prolongement naturel du travail que vous menez depuis de nombreuses années avec Accords croisés et le festival Au fil des voix ?

C'est bien évidemment l'expérience du travail de ces 20 dernières années qui a nourri les réflexions pour aboutir à ce projet. La question centrale est la suivante : comment développer des carrières d'artistes quand on est une petite structure avec une économie réduite ? Dans le même temps, les différentes crises ont amené une concentration forte dans le spectacle vivant, qui se ressent sur les programmations. Et les restrictions budgétaires ont rendu encore plus complexe l'existence des structures les plus fragiles. C'est dans ce contexte que nous avons mené nos réflexions pour bâtir un modèle économique pour un outil au service de nos musiques.

Ce sont les mêmes valeurs qui avaient guidé la création d'Accords croisés : favoriser la rencontre et l'échange entre les artistes venus d'horizons divers, dans un esprit de mutualisation. Et il y a 10 ans, nous avons créé le festival Au fil des voix, avec pour objectif de présenter les nouveautés scéniques et discographiques de l'année, au public, aux journalistes et aux programmateurs. D'où le fait que celui-ci ait lieu en janvier-février. Forts de ce parcours, nous nous sommes demandé comment aller encore plus loin dans la mutualisation pour réduire les coûts tout en augmentant la production.

- Y a-t-il aussi une volonté de travailler avec les structures présentes sur le XVIIIe arrondissement, comme le Mila ou le centre FGO ?

L'idée est d'être le plus horizontal et synergique possible, pour fédérer les structures et les énergies. Nous allons donc favoriser les collaborations en interne, entre les entreprises accueillies et les startups incubées, et en externe, avec les structures du quartier, qu'il s'agisse d'associations, de dispositifs d'accompagnement ou de lieux de création.

L'ouverture est prévue au printemps 2018. Les travaux ont démarré ?

Les travaux ont officiellement démarré depuis le mois de novembre. Et nous faisons tout pour ouvrir au printemps 2018 !

EN SAVOIR PLUS

Musiques d'ici, diasporas et empathie

jeu, 01/19/2017 - 16:26

Le Collectif Musiques et Danses du Monde en Ile-de-France, la FAMDT, les festivals Au Fil des Voix et Villes des Musiques du Monde organisent une rencontre intitulée : Musiques d'ici, diasporas et empathie. Elle aura lieu le 1er février au Foyer de l'Alhambra.

Le 1er février 2016 aura lieu la rencontre Musiques d'ici, diasporas et empathie au Foyer de l'Alhambra. Ce rendez-vous est organisé par le Collectif Musiques et Danses du Monde en Ile-de-France, la FAMDT, les festivals Au Fil des Voix et Villes des Musiques du Monde.

Cette rencontre réunira des représentants de différentes structures et des opérateurs menant des projets emblématiques. Elle donnera également la parole à des musiciens d'origine étrangère travaillant à faire vivre leurs cultures musicales en France et celles de musiciens français se réappropriant des cultures musicales mal connues des institutions et de l'enseignement de la musique.

14h30 – 16h15 : Table ronde 1
Musiques des diasporas
À partir des problématiques énoncées, les points de vue d'artistes et de producteurs représentant des diasporas ultramarines et étrangères établies en Ile-de-France.

Modération : Marie Poinsot (Hommes & Migrations)
Intervenants (sous réserve de changements) : Saïd Assadi (Accords Croisés / Iran), Max Diakok (LaFanMiKaRéSol / Guadeloupe), Jean-Didier Hoareau (artiste Maloya / La Réunion — sous réserve), Tatiana Lambolez (Altan Art / Sibérie orientale), Senthil Paramalingam (Yal / Sri Lanka - Inde du Sud), Hilaire Penda (Rares Talents / Afrique Centrale — sous réserve), Aumar Poulho Sow (Laawan / Afrique de l'Ouest — sous réserve)

16h30 – 18h15 : Table ronde 2
Empathie pour les musiques d'ailleurs
À partir des problématiques énoncées, les points de vue d'artistes dont le travail vise à se réapproprier des cultures essentielles à leur équilibre.

Modération : François Bensignor (Collectif MDM IdF)
Intervenants (sous réserve de changements) : Denis Cuniot (Artiste, directeur adjoint Ariam IdF / musique klezmer), Marianne Entat (Artiste de l'ensemble Tsuica / musique tsigane), Tania Pividori (Artiste du groupe Sanacore / tradition italienne), David Georgelet (Artiste du groupe Akale Wube / éthio-jazz), Natascha Rogers (Artiste / percussions et rumba cubaine)

Au terme de la journée, il sera annoncé le lancement de la dynamique pour la création du Prix des Musiques d'Ici / Diaspora Musique Awards.

>> Informations et inscriptions

La Felin propose son modèle de relevé de royautés

mer, 01/18/2017 - 14:27

Dans le cadre de la mission Schwartz, la Felin a travaillé avec des syndicats d'artistes, de managers, producteurs et du ministère de la Culture, pour produire une matrice de relevé de royautés exhaustive pour les artistes, rapide et efficace à mettre en place pour les labels.

Le relevé de royautés est un compte des revenus générés par l'activité de production du label. Il indique la répartition due aux artistes ou aux licences. Dans le cadre de la mission Schwartz, la Felin a travaillé avec des syndicats d'artistes, de managers, producteurs et du ministère de la Culture, pour produire une matrice de ce relevé. Elle est à la fois exhaustive pour les artistes, rapide et efficace à mettre en place pour les labels.

Les ventes physiques et digitales sont résumées et les différents abattements et provisions explicités. Un glossaire permet une meilleure compréhension des termes utilisés. L' artiste peut obtenir sur simple demande au label, un détail des ventes par pays. Le but ? Faire un relevé clair qui ne soit pas compliqué à compléter par les labels, qui ne disposent pas tous de logiciels de gestion et de comptabilié puissants dédiés à la musique.

D'autre part, la Felin propose un accompagnement des labels sur les tableaux croisés dynamiques, outils puissants pour extraire les chiffres nécessaires des relevés de distributeurs.

>> Télécharger le relevé de royautés

"Conçues pour durer" : un colloque international sur les musiques hip-hop

mer, 01/18/2017 - 11:38

Du 1er au 3 janvier, la Maison des métallos à Paris accueille le premier colloque international et interdisciplinaire en France sur les musiques hip-hop. Durant trois jours, universitaires, professionnels et artistes, français et internationaux, échangeront sur les acquis et les nouvelles perspectives de la recherche scientifique sur les musiques hip-hop dans les mondes francophones et au-delà.

"Conçues pour durer : Perspectives francophones sur les musiques hip-hop" est un colloque qui interroge la place des musiques hip-hop à une échelle internationale.

Du 1er au 3 février, et à travers 8 sessions, les intervenants s'intéresseront aux acquis et aux nouvelles perspectives de la recherche scientifique sur les musiques hip-hop dans les mondes francophones et au-delà.

Ce colloque est mené par :
Alice Aterianus-Owanga, postdoctorante en anthropologie FMSH / IFAS, chercheure associée au IIAC/LAHIC – UMR8177
Emmanuelle Carinos, masterante en littérature, ENS/EHESS
Séverin Guillard, docteur en géographie, Lab'Urba – EA3482
Karim Hammou, chargé de recherche au CNRS, Cresppa – UMR7217
Virginie Milliot, maîtresse de conférence en anthropologie à l'université Paris Ouest, Lesc – UMR7186
Marie Sonnette, maîtresse de conférence en sociologie, université d'Angers, laboratoire ESO – UMR6590

Le colloque se déroulera principalement à la Maison des métallos, 94 Rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris (mercredi 1er, mardi 2, mercredi 3 février 2017 en journée). La première soirée (1er février 2017) se déroulera à La Place, centre culturel hip-hop, 10 passage de la Canopée, 75001 Paris.

Entrée gratuite mais la réservation est conseillée à l'adresse suivante : reservation.colloquehh@gmail.com Mercredi 1er février

10h : Conférence de Murray Forman
« Hip-Hop Studies : Contested Pasts/Projected Futures » (« Les Hip Hop studies : passés en débats / futurs en projet ») Murray Forman, professeur en Media and Screen Studies à la Northeastern University.

11h30-13h. Session 1 : Scènes locales

14h30-16h. Session 2 : Esthétiques

16h30-18h. Session 3 : Institutionnalisations

19h-20h. Table-ronde 1 : Quels lieux pour le hip-hop ? Les centres culturels de Lille, Paris et Dakar : entre structuration artistique et projet urbain. (La Place, Centre culturel hip-hop)

Jeudi 2 février

10h30-12h30. Session 4 : Authenticités

15h30-17h30. Session 5 : Expériences musicales

19h30-20h30. Table ronde 2 : Des artistes hip-hop au cœur des mobilisations politiques : exemples internationaux

Vendredi 3 février

9h30-11h30. Session 6 : Ecritures

12h-13h. Table ronde 3 : Les musiques hip-hop au-delà du rap

14h30-16h. Session 7 : Outils d'analyse

16h30-18h. Session 8 : Représentations

18h30. Conférence de conclusion, par Kohndo

19h30. Showcase avec D' de Kabal

>> Programme complet et détaillé

La sélection 2017 du Chantier des Francos

mar, 01/17/2017 - 17:05

Le Chantier des Francos accueillent des artistes et les aident à perfectionner leur prestation scénique, d'appréhender leur entrée dans la filière musicale et de favoriser leur insertion professionnelle. La sélection 2017 des artistes qui seront accompagnés a été dévoilée.

Le Chantier des Francos a dévoilé la liste des artistes qui seront accompagnés cette année 2017. Ils bénéficieront d'un accompagnement intensif par une équipe pédagogique issue de la filière musicale.

Cet accompagnement est à destination des artistes en début de carrière. Il se concentre sur l'insertion professionnelle par la scène et comprend également un dispositif de promotion. Des artistes comme Christine and the Queens, Feu ! Chatterton, Jabberwocky ou Carmen Maria Vega en ont bénéficié.

La sélection 2017 est composée de :

- AFTER MARIANNE
AGAR AGAR
ARIEL ARIEL
BARBAGALLO
FIONA WALDEN
INÜIT
JULIETTE ARMANET
NUSKY & VAATI
OCTAVE NOIRE
PALATINE
PART TIME FRIEND
PI JA MA
RAKIA
THÉRAPIE TAXI
TEME TAN
VOYOV >> Plus d'informations

Cafés-concerts : comment y organiser un spectacle ?

mar, 01/17/2017 - 14:10

En 30 fiches pratiques déclinées en 3 problématiques (organisation, social et sécurité du spectacle), ce guide regroupe de façon synthétique une partie de la réglementation applicable lors de l'organisation d'un concert dans les cafés, hôtels et restaurants.

30 fiches pratiques déclinées en 3 problématiques que sont l'organisation, le social et la sécurité du spectacle dans les lieux de type N - 5 e catégorie (cafés, hôtels, restaurants). C'est ce que regroupe le Guide pratique de l'organisation de spectacles réalisé par le Collectif Culture Bar-Bars. L'accès aux informations est facilité par un schéma initial permettant de naviguer de fiche en fiche et d'aller ainsi directement à la réponse correspondant à votre question.

Enrichi d'un glossaire, d'annexes pratiques et d'une foire aux questions, ce guide est l'outil indispensable pour aborder dans les meilleures conditions votre activité d'organisateur de spectacles dans les cafés-concerts.

>> Se procurer l'ouvrage

Midemlab : lancement de l'appel à candidature 2017

lun, 01/16/2017 - 17:25

Le Midemlab, compétition qui s'adresse aux startups du secteur de la musique, a lieu en parallèle du Midem (6 au 9 juin 2017). L'appel à candidatures pour l'édition 2017, la dixième, est lancé. Les startups peuvent concourir dans quatre catégories.

En 2017, le Midemlab fête ses 10 ans. Cette compétition s'inscrit dans le cadre du Midem (propose aux startups du secteur de la musique qui offrent des solutions innovantes et de nouvelles expériences de consommation de participer à une compétition. Quatre catégories sont ouvertes :
Création musicale et éducation,
Découverte et distribution,
Marketing et Data/analytics,
Technologies expérimentales (VR/AR, high-resolution, IoT & hardware).

20 projets seront sélectionnés et pourront pitcher devant des professionnels.

Les startups qui souhaitent peuvent le faire jusqu'au 20 mars via le formulaire en ligne.

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80 ans de la SDRM : droit mécanique, un droit d'avenir !

lun, 01/16/2017 - 15:28

La SDRM vient de fêter ses 80 ans. Pour célébrer cet anniversaire, un documentaire et un ouvrage retracent son histoire. Le chemin a été long pour installer le droit de reproduction mécanique. Un droit qui impacte le secteur musical dans son ensemble, qui a évolué au fil des avancées technologiques - démultiplié par le numérique et le streaming - et dont la répartition a été déléguée en 2016 à la SACEM.

« Le droit de reproduction mécanique est doté d'un avenir certain (…) Tout simplement parce que, dès que vous écoutez un titre en ligne, vous enclenchez un droit de reproduction mécanique, y compris dans une mémoire tampon ». Un constat plein de promesses, dressé par Jean-Marie Salhani, éditeur historique qui vient de laisser la présidence de la SDRM à Patrick Lemaître il y a quelques mois. Le montant perçu par la SDRM s'élève à 246,6 millions d'euros pour 2016, soit une augmentation de 0,6% par rapport à l'exercice précédent (245,2 millions d'euros en 2015).

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Hexachords a créé une IA pour les compositeurs de musique

ven, 01/13/2017 - 10:56

Ça y est, Hexachords lance ses expérimentations. Après 5 ans de développement, la startup spécialisée dans l'intelligence artificielle pour la musique sort Orb Composer, un système expert pour assister les compositeurs de musique. On s'est entretenu avec Richard Portelli, CEO de la startup, qui nous a présenté le projet, la technologie et les perspectives pour la composition musicale.

À mi-mois, on lève la tête du guidon et on s'intéresse à l'innovation. Starting Blocks c'est des entreprises, des activités innovantes, et celles et ceux qui les font ! Et tout ça, dans la musique !

Sites web Hexachords - Répertoire Irma

Google Magenta, Flow Machine de Sony, Watson Beat d'IBM, l'intelligence artificielle se met à produire de la musique. À côté des projets basés sur des technologies de machine learning, une startup toulousaine prépare la sortie d'un logiciel pour assister les compositeurs de musique dans leur processus de création. En phase de développement de l' « IHM » (interface homme-machine), ils fédèrent une communauté de compositeurs pour connaître leurs attentes et, si c'est avec la musique orchestrale que la startup a conçu sa technologie pour la difficulté du challenge, elle s'adresse à tous les compositeurs, « professionnels pointilleux » comme « amateurs passionnés », qui créent de la musique quel qu'en soit le style.

À l'origine de l'intelligence artificielle

Déjà en master de physique à l'École normale sup entre Lyon et Paris, Richard nourrissait l'idée de faciliter la composition musicale : « avec des amis passionnés de musique, on faisait le constat que beaucoup de choses répétitives peuvent être automatisées dans la musique et on trouvait dommage que du temps soit utilisé pour des processus relativement calibrés ». Après son diplôme, Richard se tourne vers la programmation informatique qu'il apprend en autodidacte. Il trouve des « jobs » de développeur et de chef de projets dans des sociétés d'informatique à Sophia-Antipolis et passe ses soirées sur sa propre technologie en attendant de s'y consacrer pleinement.

Puis Richard revient vivre à Toulouse et crée Hexachords en juin 2015. Là, il rencontre Gaël Tissot, pianiste passé par le CNSM de Lyon qui donne en parallèle des cours de musique et de MAO, et Mathieu Calvo qui s'occupe du développement commercial. « J'ai contacté Gaël il y a quelques années pour avoir des conseils d'orchestration et j'étais client de la boîte de prestation informatique de Mathieu ». Vite pris par l'aventure startup, tout deux sont venus compléter l'équipe.

Installé à l'incubateur Theogone-CEEI, l'équipe tâtonne pour construire le cœur de leur startup : une intelligence artificielle capable de produire de la musique. « On est passionnés de musique, on a le nez dans des partitions toute la journée pour essayer de comprendre comment ça marche. On est aussi passés par des musiques pourries et on s'est parfois demandé comment on allait automatiser tel process… on a connu des périodes de doute. C'est pour cela qu'on est contents du résultat ». Remarquée, leur R&D a obtenu le soutien de la BPI (Lauréat de la Bourse French Tech, Prestation Technologique Réseau (PTR)).

Comme l' « orbe du magicien »

La promesse d'Hexachords, c'est de « mettre la technologie à la disposition des compositeurs de musique pour qu'ils en fassent quelque chose de créatif, qu'elle s'intègre à leur processus de composition avec plein de paramètres musicaux, se servir de l'intelligence artificielle pour tirer la composition vers le haut ». Pour ce faire, les chercheurs ont identifié deux processus à l'œuvre dans le travail créatif. Construire la structure tout d'abord, c'est-à-dire rechercher la musique que l'on veut produire. Quatre paramètres dits de « haut niveau » – humeur, noirceur, contraste, couleur musicale – permettent de définir cette matière qui peut être retravaillée : « une intro sombre avec du violon, un thème avec quelque chose de cuivré, par exemple ». Vient ensuite le travail de la partition qui consiste à transformer la structure en quelque chose de nouveau avec d'autres paramètres dit de « bas niveau » – instruments, tonalité, structure, tempo, rythmes, grilles d'accords. Pour Richard, la recherche de la structure de la musique occupe beaucoup de place dans la création et l'Orb Composer peut le libérer de cette partie tout en facilitant le travail de la partition. « On l'a appelé "Orb", comme l' "orbe du magicien" ».

L'Orb compose des morceaux à partir des propriétés de 1 000 instruments/articulations selon Richard. « La base d'instruments c'est pour les sons d'instruments figés : un violon c'est un violon, qui pourra jouer avec plusieurs articulations possibles. Si un compositeur veut travailler avec un son filtré sur certaines fréquences pour donner des effets particuliers, c'est à lui de jouer. C'est illimité ! Un compositeur de musiques électroniques peut utiliser la basse électronique qu'il veut, customiser le son de cette basse… ». L'intelligence artificielle intervient pour suggérer des associations selon des recherches, grâce à des modèles mathématiques et une batterie d'algorithmes pour le choix des instruments, des notes, la création de mélodies… « Une mélodie chantée par des chœurs ou jouée par un piano n'a pas du tout les mêmes propriétés. Pour les voix, on recherche des intervalles très faibles, alors que des instruments sont sur des intervalles plus importants. On essaie de reproduire ce niveau de finesse. Le plus compliqué, c'est le choix des instruments : on a construit un modèle complexe pour les articulations, les contextes… ». La startup automatise certaines contraintes en essayant de préserver la part de liberté du compositeur de travailler le son des instruments, de prendre des parties, changer des doublures, modifier la mélodie, en ajouter… « Il y a une infinité de possibilités pour innover », insiste Richard. (Versions "avant/après" composées par l'Orb et Gaël Tissot à écouter en bas de page).

Pour protéger l'Orb, les startupers ont choisi le secret : « notre techno est purement numérique, le code mathématique n'est pas brevetable et ça coûte très cher ».

L'interface compositeur-machine

La startup a pivoté quelques mois auparavant alors qu'elle projetait de sortir « Hexatracks », une marketplace pour la musique produite par la techno à destination des productions audiovisuelles : « on s'est rendu compte qu'on allait court-circuiter les compositeurs ». L'Orb Composer est un repositionnement opéré en leur faveur. « On est les seuls à proposer un assistant logiciel pour les compositeurs. Notre techno crée des productions réalistes et customisables, ce n'est pas expérimental. Je trouve intéressant de marier l'IA et l'artistique, d'inciter les échanges entre les deux. Nous, on est vraiment pour la compréhension de la musique, mais on ne veut pas déléguer cet apprentissage aux machines ».

L'équipe d'Hexachords a lancé le bêta-test auprès des compositeurs pour préparer le développement de l'interface homme-machine, c'est-à-dire la partie visible et actionnable du logiciel, celle qui va permettre aux compositeurs d'interroger l'Orb et de recevoir ses réponses. « On récupère les attentes concernant tous les paramètres possibles, leur manière de percevoir la musique, de la penser selon leur envie, de traduire ces envies en mots pour après commencer à composer ». S'en suit une série d'aller-retour pour recueillir les impressions des compositeurs, comprendre leur mise en mots et réajuster les paramètres. « Les critères de bas niveau sont assez intuitifs chez les compositeurs tandis qu'il est parfois plus difficile de mettre des mots comme le caractère "sombre" d'une musique. On recherche le vocabulaire utilisé ».

Un système expert pour tous les compositeurs de musique

Hexachords s'adresse à tous les niveaux de compositeurs : « [celui] du dimanche, amateur passionné, comme le compositeur pointilleux qui recherche une signature rythmique particulière ». Ils envisagent 3 versions de logiciel avec différents degrés de possibilités. « La majorité des gens compose en 4/4, mais pour la composition de musique orchestrale plus pointilleuse, cela ne suffira pas. Cela permet de faire une gamme de fonctionnalités pour qu'il y en ait pour tous les goûts et les budgets ». De 200 € pour l'offre d'entrée, 400 € pour une version intermédiaire, à 800 € pour la « version ultime ».

Et d'autres pistes se profilent grâce à des rencontres avec des acteurs du marché désireux d'intégrer l'Orb dans d'autres logiciels et devices. « La techno n'est pas très gourmande, on pourrait la mettre dans des claviers MIDI, dans des jouets par exemple, faire une API pour des jeux vidéo… » Et pour les mois à venir : « on va avoir besoin de carburant pour commercialiser le logiciel et on préfère s'adresser aux clients avant tout. On aurait encore 3 ans de développement devant nous je ne tiendrais pas le même discours. Là, on a des choses à montrer ». Alors Hexachords fera la démonstration de ses talents au prochain MusikMesse qui aura lieu début avril à Francfort.

Fabrice Jallet (sur Twitter avec un F)

Versions "avant/après" composées par l'Orb et Gaël Tissot et d'autres exemples

URights : la Sacem et IBM développent une plateforme de gestion des droits d'auteur pour la musique en ligne

jeu, 01/12/2017 - 17:23

Les deux sociétés annoncent une alliance stratégique d'une durée de 10 ans pour développer URights, une nouvelle plateforme hébergée sur le Cloud d'IBM, destinée à protéger la valeur de la musique en ligne pour les créateurs et éditeurs.

Avec la croissance exponentiel des échanges de données de la musique en ligne (presque deux fois plus d'actes de téléchargement et de streaming en 2016 qu'en 2015), la plateforme de collecte et de répartition des droits URights a pour objectif d'améliorer l'identification des droits liés aux œuvres exploitées sur le web. La Sacem espère ainsi apporter une valeur ajoutée aux ayants droit en optimisant l'analyse des données et la reconnaissance de leurs créations pour leur garantir une rémunération plus juste.

URights a été conçue dès l'origine de façon ouverte afin que d'autres partenaires dans le monde, tels que les organisations de gestion collective, puissent l'utiliser en évitant des redondances de coûts. Elle offre également à la Sacem la possibilité de gérer les droits d'auteur des créateurs et éditeurs dans des domaines tels que les contenus audiovisuels et de s'ouvrir à d'autres types de droits.

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RégieCamp : le rendez-vous des régisseurs

jeu, 01/12/2017 - 16:50

Tonnerre productions et Les formations d'Issoudun organisent les premières rencontres professionnelles des régisseurs/euses des musiques actuelles les 8 et 9 février à Issoudun.

Ce nouveau rendez-vous - qui a pour vocation de devenir annuel - consiste à réunir les professionnels chargés de l'organisation et de la mise en œuvre des spectacles de musiques actuelles et d'y convier leurs homologues des autres champs artistiques ou techniques.

Au programme, "travail et divertissement" annoncent les organisateurs, avec des ateliers/débats autour de quatre thèmes (programme en cours de finalisation), des espaces dédiés aux échanges autours du métier de la régie, des expositions de photos, des activités ludiques et des concerts.

Plus d'information

L'Hadopi renforce la réponse graduée

mer, 01/11/2017 - 17:46

La publication du rapport d'activité 2015-2016 de l'Hadopi délivre un ensemble de données relatives à l'observation de l'offre légale en ligne et confirme le renforcement de la "réponse graduée" comme dispositif de lutte contre la piraterie.


Le 10 janvier, la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) a présenté son dernier rapport d'activité lors d'une conférence de presse. L'occasion d'afficher un renforcement de son activité (qui fait suite à une augmentation de son budget qui s'élèvera à 9M€ en 2017), et d'annoncer également la nomination du contrôleur général et énarque Jean-Michel Linois-Linkovskis comme nouveau secrétaire général de l'instance.

Les chiffres clés de la réponse graduée :

• Hadopi a envoyé plus de 7,5 millions de "premières recommandations" aux internautes fraudeurs entre 2010 et 2016. Seuls 72 ont finalement été condamnés.

• Dans près de 62% des cas, il n'y a pas de nouvelle saisine après l'envoi d'une première recommandation.

• Le nombre de premières recommandations envoyées à augmenté de 25% par rapport au précédent exercice.

Les chiffres clés de l'observation et de l'offre légale :

• Sur les 425 sites et services culturels recensés sur offrelegale.fr, 10% relèvent du domaine musical.

• Parmi les oeuvres introuvables signalées, 13% sont des oeuvres musicales.

• 25% des internautes ont déjà piraté une oeuvre qu'ils avaient acquis en format physique.

Les principaux projets et propositions de l'Hadopi présentés dans le rapport d'activité :

• Observer l'évolution des usages licites et illicites
• Promouvoir l'offre légale et informer les consommateurs
• Mettre en oeuvre la réponse graduée
• Lutter contre les services illicites
• Faciliter le bénéfice des exceptions et l'interopérabilité

Lire le Rapport d'activité 2015-2016 Hadopi

Fedelima : les métiers techniques du spectacle et leurs enjeux

mer, 01/11/2017 - 15:14

La Fedelima, réseau national des lieux de musiques actuelles et de jazz, organise les "Rencontres techniques" qui auront lieu à Stereolux (Nantes) les 25 et 26 janvier. Elles seront l'occasion d'approfondir les différentes thématiques et enjeux liés à la gestion technique des salles de spectacles.

Au programme :

Parcours "spécificités métiers techniques" avec deux sujets concernant "l'audiovisuel et des réseaux numériques" et "l'accompagnement des pratiques".

Parcours "ressources humaines" avec deux temps dédiés aux "outils de management : comment arriver à impliquer une équipe composée à la fois d'intermittents et de permanents ?" et "aux responsabilités des directions techniques et des régies générales et la relation de ces fonctions avec les autres responsables du projet (direction générale, direction financière..)".

Parcours "relations avec les partenaires institutionnels" avec deux sujets consacrés à "la relation locataire – propriétaire : les conventions d'occupation des équipements" et à "la recherche financière sur de l'investissement matériel et bâti".

Deux sujets supplémentaires autour "des risques auditifs : où en est-on de la législation ?" et de "l'accueil du jeune public : spécificités et législation".

PROGRAMME & INFOS PRATIQUES

Parcours d'artistes en Région Hauts-de-France

mar, 01/10/2017 - 17:43

Le Patch, pôle des musiques actuelles en Picardie, en partenariat avec le réseau Raoul en Nord-Pas-de-Calais, publie une enquête sur la situation des artistes du secteur des musiques actuelles, professionnels ou non, résidant en Région Hauts-de-France. Les résultats sont établis à partir d'un panel de 500 réponses.

Après la réalisation d'un État de lieux des locaux de répétition en Hauts-de-France publié en septembre par le collectif Croma, cette enquête a pour objectif de permettre de mieux comprendre les parcours d'artiste installés dans la région : Comment ont-ils appris la musique ? De quels accompagnements ont-ils bénéficiés ? Dans quels lieux se sont-ils produits et dans quelles conditions ? Quelles sont leurs ressources financières et matérielles ?

Trois fascicules thématiques, publiés en décembre 2016, mars et juin 2017, présentent les résultats de l'enquête. Le premier document publié en décembre par Le Patch se consacre à l'étude du profil des musiciens, (caractéristiques générales, formation et pratique). Suivront deux autres publications : une sur les activités et conditions de vie, et une sur l'accompagnement des musiciens et les enjeux pour la filière.

Les enseignements du premier fascicule :

Le profil type du musicien des Hauts-de-France : un homme de 35 ans, amateur, qui vit dans une grande agglomération de la région (Lille ou Amiens), appartenant majoritairement à une catégorie socioprofessionnelle supérieure.

En creux, apparition de certains déséquilibres : de genre (13% de femmes), de répartition territoriale (zones de concentration et zones de vide), d'accès aux pratiques (en fonction des catégories socioprofessionnelles).

D'un côté des musiciens bien formés : 7 ans en moyenne (jusqu'à 10 ans pour les musiciens professionnels qui représentent 26% de l'échantillon). D'un autre côté, une forte proportion d'autodidacte (46%).

Des musiciens interprètes, auteurs, compositeurs, occupant souvent la place du leader artistique, et ouverts sur une pluralité d'esthétiques et pratiquant une diversité d'instruments.

Télécharger l'enquête Profil des musiciens en Hauts-de-France

Consolider l'emploi dans les projets de musiques actuelles

mar, 01/10/2017 - 16:57

A l'occasion du festival Träce, la FEDELIMA, le RIF et Opale/CRDLA Culture organisent une rencontre autour de l'emploi dans les musiques actuelles le 17 janvier prochain au Tamanoir à Gennevilliers. Une étude sur l'emploi permanent dans les structures de musiques actuelles y sera présentée.

Cette rencontre s'articulera autour de l'étude sur l'emploi permanent dans les structures de musiques actuelles (parution début 2017). Menée conjointement par la FEDELIMA, le RIF et Opale/CRDLA Culture, elle vise à offrir une photographie précise de la situation de l'emploi dans les structures membres de ces réseaux, à travers des données portant sur les salarié-e-s (âge, sexe, salaire, niveau de diplôme, type de postes, etc.), croisées avec des données économiques et budgétaires.

La présentation des résultats de cette étude sera complétée par des témoignages permettant d'aborder quelques enjeux actuels et à venir liés à l'emploi culturel, et de présenter différents leviers pour consolider et pérenniser les moyens humains dans les projets musiques actuelles : le nouveau Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle vivant, le GIP (Groupement d'Intérêt Public) cafés culture, la mutualisation et le partage d'emploi, la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), la formation et l'accompagnement.

Plusieurs professionnels interviendront :
Véra BEZSONOFF (chargée de mission à la Fedelima)
Marion BLANCHARD LAGOEYTE (chargée d'observation et d'administration au RIF)
Patricia COLER (déléguée générale de l'UFISC)
Samia DJITLI (coordinatrice du GIP Cafés-Culture)
Emmanuelle HULOT (co-directrice de la Fraca-Ma)
Luc DE LARMINAT (directeur d'Opale/CRDLA Culture)
Denis TALLÉDEC (directeur du collectif Culture Bar-Bars)
Un(e) représentant(e) du ministère de la culture et de la communication
La rencontre sera modérée par Franck MICHAUT (directeur du RIF).

Une étude sur l'emploi permanent dans les structures de musiques actuelles sera présentée à cette occasion et sera commentée par des témoignages permettant d'aborder quelques enjeux actuels et à venir liés à l'emploi culturel.

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Les aspects sociaux et fiscaux liés à l'activité d'artiste-auteur

lun, 01/09/2017 - 17:40

Quelles rémunérations relèvent du droit d'auteur ? Comment déclarer fiscalement les droits d'auteur ? A quelles charges sociales et taxes sont-ils soumis ? Le compte-rendu de la rencontre organisée par ArtCena en juin dernier autour de ces questions rappelle et précise les modalités en la matière.

Cette table-ronde juridique mise en place par le Centre national du théâtre – devenu ArtCena depuis l'alliance avec HorsLesMurs (ex-centre national des arts de la rue et du cirque) – réunissait Véronique Perlès, directrice des affaires sociales de la SACD et représentante de la SACD dans les organismes professionnels que sont l'AGESSA et l'AFDAS, Maîtres Caroline Bironne et Yves Querol, avocats fiscalistes.

Ce compte-rendu retrace leurs échanges et évoque successivement les types de rémunérations relevant du droit d'auteur, la nature fiscale des droits perçus (traitements et salaires, BNC, TVA, etc.) et le régime social des auteurs (cotisations sociales, assurance, retraite complémentaire, etc.).

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Musique & image au Festival du film d'Aubagne

lun, 01/09/2017 - 17:36

Le festival international du film d'Aubagne (15-25 mars) lance deux appels à candidatures auprès des compositeurs : l'un ouvre accès à une master class sur la composition musicale pour le cinéma, et le second à un meeting professionnel avec des producteurs et des réalisateurs.

Ces appels à candidatures ont pour vocation d'encourager la créativité des compositeurs. Ces derniers ont jusqu'au 30 janvier pour déposer leurs candidatures.

Masterclass de composition de musiques de films menée par Jérôme Lemonnier.

Elle se déroulera du 20 au 25 mars 2017 et accueillera 8 compositeurs. Ils livreront au terme de cette master class une représentation publique sous forme de ciné-concert, orchestré par un compositeur référent et interprété par les participants.

Meeting professionnel Musique et Image en collaboration avec la Sacem et la Sabam.

Le compositeur aura un délai d'un mois pour créer sa maquette musicale et 90 minutes pour convaincre le binôme producteur/réalisateur lors d'une rencontre le jeudi 23 et/ou le vendredi 24 mars 2017.

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La production française au top du Top album Snep 2016

jeu, 01/05/2017 - 17:08

Le Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP) a dévoilé jeudi 5 janvier le classement des 200 meilleures ventes d'albums de l'année 2016. 18 des 20 meilleures ventes et 35 des 50 premiers concernent des artistes produits en France.

L'année 2016 confirme à nouveau le succès et la vitalité de la production française, puisque 18 des 20 meilleures ventes ou équivalents-ventes et 35 des 50 premiers concernent des artistes produits en France.

Avec plus de 730 000 ventes d'albums ou équivalent-ventes, Renaud est en tête de ce palmarès 2016. Le Top 5 est complété par Céline Dion, Kids United, qui placent 2 albums dans le top 5, et de M. Pokora. À côté des talents confirmés, de jeunes talents ont rencontré un grand succès dès leur premier album. C'est le cas de Kids United, Claudio Capéo et Jain qui intègrent directement ce Top 20.

18 des 20 meilleures ventes et 35 des 50 premiers concernent des artistes produits en France.

Le volume d'albums écoulés pour ces 200 meilleures ventes de l'année s'élève à 17 millions, cumulant les ventes physiques, les téléchargements et le streaming. Le streaming représente à lui seul un quart de ces volumes et l'ensemble du numérique plus de 30%.

LA PRODUCTION MUSICALE FRANCAISE AU TOP DE L'ANNEE 2016 ! 75% des meilleures ventes sont des productions locales https://t.co/3VEJA1Pdqd pic.twitter.com/iE9MRcdKb5

— snep (@snep) 5 janvier 2017

Guillaume Leblanc, Directeur général du SNEP, déclare : « Nous pouvons nous réjouir de la belle performance de la variété et de la pop françaises qui cumulent près de la moitié de ces volumes de consommation (48%). Si l'on y ajoute les musiques urbaines produites en France, le score des productions locales atteint plus de 75% des meilleures ventes de l'année ».

Le streaming audio poursuit sa progression

Les résultats de l'année 2016 confirment également la montée en puissance du streaming. Le succès de ce mode de consommation de la musique se traduit par une progression spectaculaire des écoutes : 28 milliards de streams pour l'année 2016, soit une hausse de 55% par rapport à 2015 et un doublement par rapport à 2014.

Vent en poupe pour le streaming audio en France : 28 mds d'écoutes en 2016 (+55% par/2015 et x2 par/2014) pic.twitter.com/t0dC1fPDsr

— snep (@snep) 5 janvier 2017

Aujourd'hui, 540 millions de titres qui sont écoutés chaque semaine sur les plateformes de streaming audio.

Le TOP streaming, classement des 200 meilleures écoutes hebdomadaires, a cumulé 3,8 milliards d'écoutes contre 2,8 milliards en 2015. Les volumes du top 200 sont passés de 151 millions d'écoutes mensuelles en janvier 2015 à 544 millions en décembre 2016. Ils ont donc plus que triplé en 2 ans.

Cheap thrills (SIA feat. Sean Paul) en tête du classement streaming 2016 avec 63 millions d'écoutes. TOP 10 des titres en streaming

63 titres ont généré plus de 20 millions de streams en 2016 (24 en 2015)
Les 200 titres les plus streamés en 2016 ont tous dépassé les 10 millions de streams (une centaine seulement en 2015).
SIA flat. Sean Paul (Cheap thrills), prend la tête du classement streaming 2016 avec 63 millions d'écoutes.

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