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Les aventuriers du disque : Patrick Mathé et Frédéric Leibovitz

jeu, 03/09/2017 - 12:17

Les témoignages de Patrick Mathé (Flamingo, New rose, Last Call) et Frédéric Leibovitz (Jenner-Music, Cézame, Cobra, Koka Media) rejoignent la collection d'entretiens "Parole aux éditeurs phonographiques" publiés par la BNF.

Depuis plus de trois ans, le service du dépôt légal des phonogrammes de la Bibliothèque nationale de France (BNF) mène des entretiens autour de la production phonographique indépendante, pour poser les premières pierres d'une histoire, enfin reconnue, qui démarre à la fin des années 60, et se poursuit aujourd'hui. Des dizaines d'entretiens sont déjà disponibles dans cette collection (Gilbert Castro, Jean-Marie Salhani, Marsu, Jean Karakos, Richard Pinhas, Pierre Barouh…).
En savoir plus : Les aventuriers du disque (juillet 2015)

Deux nouveaux entretiens s'ajoutent désormais à cette collection disponible sur Gallica, le portail numérique de la BNF :

Entretien avec Patrick Mathé :

Parcours avant de devenir chef des ventes chez RCA-France
RCA-France, la chaîne de magasins Sirènes, le magasin Music Box et le label Flamingo
Fondation de la boutique et du label New rose
Les sous-labels de New rose, les disques en licence distribués par New rose
Les visuels
La distribution, contrats, pressage, tirage et arrivée du compact-disque
Productions et licences, enregistrements et concerts
Artistes et groupes
Les labels indépendants, les médias et la fin du label New rose
Le label Last call

Entretien avec Frédéric Leibovitz :

Parcours avant le stage aux Éditions Chappell en 1963
Les éditions Chappell, les éditions musicales Caravelle, Vogue, le service militaire, Jenner-Music
Les éditions musicales Rhinocéros, les éditions Frédéric Leibovitz
Le label Cézame
Le label Cobra
L'année 1979 et Argile
Studios d'enregistrement, distribution, visuel, pressage
Partenariat avec RCA
Koka media, illustration musicale et projets

Le portail de la collection
"Rencontres autour de l'édition phonographique"

Au SeaNaps, les siestes et la monnaie seront électroniques

mer, 03/08/2017 - 15:28

Les technologies de blockchain peuvent-elle révolutionner l'économie des festivals, et la rendre plus participative et distributive ? C'est ce que projette d'expérimenter le SeaNaps à Leipzig en septembre prochain.

Le festival SeaNaps, qui se déroulera au mois de septembre prochain à Leipzig, en Allemagne, est une déclinaison des Siestes électroniques nées à Toulouse. « Leur équipe va assurer la moitié de la programmation artistique et on retrouvera de nombreux aspects distinctifs de leur festival dans le notre » confie Maxime Faget [1], un Français expatrié à Leipzig, qui a créé l'association Habeatus, à l'origine du projet.

Gratuites, diurnes, et organisées en plein air au cœur de l'espace urbain, envahissant le plus souvent ses jardins publics, les Siestes électroniques occupent une place particulière dans le paysage festivalier français. Grâce à elles, « les musiques électroniques ont fait de la sieste leur meilleur avocat […]. Ainsi débarrassées de leur zone d'ombre, elles sont devenues respectables. Écoutables pour tout un public, étonné de découvrir qu'il existait des branches apaisantes » écrivait Le Monde en juillet 2006. Cette année, les Siestes fêteront leur seizième anniversaire à Toulouse, mais aussi leur septième édition à Paris. Et elles s'expatrieront à Leipzig, Milan et Conakry. En septembre dernier, elles avaient fait une incartade à Séoul, en Corée du Sud. Au total, une quinzaine d'éditions internationales ont déjà eu lieu.

Crypto-monnaie et connection bockchain

A Leipzig, la musique ne sera pas la seule composante électronique du festival SeaNaps. « En parallèle à notre proposition artistique, nous voulons expérimenter concrètement les opportunités offertes par la technologie de blockchain dans le domaine de l'innovation culturelle » annonce Maxime Faget. Tous les échanges marchands qui auront lieu dans le cadre du festival se feront de préférence avec une crypto-monnaie [2] créée pour l'occasion — le LIP — indexée sur l'euro afin d'éviter toute fluctuation intempestive.

« Les festivaliers se verront remettre des bracelets avec une puce RFID incorporée », explique t-il. Ces bracelets seront mis à disposition gratuitement dans tous les points de vente, où ils pourront être rechargés et servir à payer. Les vendeurs, de leur côté, utiliseront un smartphone supportant le protocole de communication sans fil NFC (Near Field Communication) pour encaisser le paiement des consommations et recharger le bracelet des festivaliers grâce à une application créée pour cet usage. « Nous utiliserons un réseau Wifi local relié à Internet, précise Maxime Faget, afin que les périphériques connectés des vendeurs puissent travailler en temps réel sans être ralentis par le trafic que génère la foule. »
« Une fois activée, ce qui ne nécessite pas que l'utilisateur s'enregistre, la puce RFID se voit associée une adresse de portefeuille, ou wallet, connectée à la blockchain publique Ethereum, sur laquelle il est possible de charger ou décharger des sommes de monnaie cryptée » poursuit-il. Chaque transaction en monnaie LIP effectuée sur le lieu du festival, ou auprès de ses partenaires marchands en ville (cinémas, bars, épiceries bio, etc.), sera enregistrée sur cette blockchain.

Equité et répartition vers les différents contributeurs

« L´utilisation de la blockhain est ici pensée comme un moyen d'améliorer les possibilités de paiement des artistes lors d'événements live et de sensibiliser les festivaliers à l´impact que leur mode de consommation peut avoir, à la fois sur la rétribution des artistes qu´ils supportent, mais aussi, dans notre cas, comme soutien à l´économie locale entourant l´événement » confie Maxime Faget.

A chaque transaction - lors de l´achat d´une boisson, par exemple -, un smart-contract, ou contrat auto-certifié s'exécutant automatiquement sur la blockchain publique Ethereum, activera une clef de répartition précédemment agréée par l'ensemble des contributeurs du festival. « Une part de chaque transaction sera ainsi instantanément et publiquement dirigée vers les différents portefeuilles associés. Nous souhaitons implémenter un smart-contract pour l'ensemble des transactions, spécifiant par exemple que 70 % de la somme revient au vendeur, 10 % aux artistes qui se produisent ce jour là, 5 % au personnel de sécurité, 5 % à celui qui s'occupe de l'hygiène et de la propreté, 5% pour couvrir divers coûts de matériel ou de communication, et enfin 5% à une association culturelle locale » poursuit Maxime Faget.
L'objectif est de formaliser les accords et les contrats entre tous les partenaires en amont, de les rendre transparents, équitables pour tous, et non discutables. Ce ne sera pas la seule source de revenus des artistes, qui bénéficieront par ailleurs d'un contrat indépendant de la vente de produits pendant le festival. Mais via ce procédé, leur impact sur l´affluence et sur les bénéfices du festival et de ses partenaires sera reconnu.

Questionnements et expérimentation

« Pour beaucoup de festivals gratuits, l'essentiel des revenus, hormis les subventions et le sponsoring, provient de la vente de boissons. Mais dans la chaîne de transaction, des paiements entre partenaires aux commissions prélevées, essentiellement par des établissements bancaires et financiers, l'artiste est souvent le dernier et le moins bien payé ». Utiliser une blockchain offre à l'équipe l'opportunité de tester comment des smart-contracts peuvent remettre en cause ce système établi. « Nous voulons questionner la manière dont le système économique culturel considère le travail de l'artiste », conclut le jeune Français.

Le projet soulève de nombreuses questions. Comment sécuriser le système contre le vol de bracelets ou de smartphones des vendeurs ? Pourra t-on malgré tout payer ses consommations en euros sonnants et trébuchants ? Qui sera autorisé à émettre des LIP ? Avec quel algorithme ? Les coûts techniques ne sont-ils pas rédhibitoires ? Maxime Faget apporte déjà quelques réponses. « Sur la blockchain publique Ethereum, le coût d'une transaction (aussi appelé « gaz » dans ce contexte) équivaut à un demi centime. Il faudrait donc effectuer 10 000 transactions pour arriver à un coût de 50 euros » confie t-il. C'est très inférieur au coût des transactions par carte bancaire, même si chaque achat générera plusieurs transactions sur la blockchain, et presque indolore. Et hormis les bracelets RFID, qui ne feront pas leur apparition pour la première fois sur un festival, les besoins en équipement sont minimes.
Pour le reste, le propos est justement d'expérimenter. « Il y a des questions auxquelles nous n'avons pas encore pensé. C'est pourquoi nous voulons que le processus de développement reste aussi ouvert que possible aux contributions, même s'il s'agit d'exprimer son scepticisme ». Les critiques ouvertes entraîneront toujours des améliorations, en termes d'efficience, d'équité et d'éthique.

Recherche et ancrage local

Au delà des partenaires privés et institutionnels qui soutiennent l'événement, Habeatus recherche la contribution et le soutien de partenaires techniques comme le SubLab (un fablab et un hacker space de Leipzig), l'association européenne Aerternam (qui travaille au développement d´applications de blockchain autour d'une charte des droits numériques fondamentaux), le Grassi Museum (Musée ethnographique de la ville qui accueillera une partie des concerts et laissera sa collection audio à la curiosité des artistes programmés) ainsi que plusieurs associations et festivals locaux.

L'objectif du projet SeaNaps est également d'avoir un impact mesurable sur l'économie locale. La crypto-monnaie LIP aura une durée de vie de cinq jours, soit deux de plus que celle du festival, afin que le public, qui trouvera facilement de bonnes raisons de s'attarder un peu plus à Leipzig, puisse dépenser le solde de son wallet dans la ville. Pendant les cinq jours, des boutiques, des commerces, des cinémas, des musées ou des salles de concert, qui s'associent à l'esprit équitable de cette expérimentation, proposeront le paiement en LIP.
« Les smart-contracts à l'œuvre seront alors un peu différents, commente Maxime Faget, moins axés sur la rétribution des artistes et beaucoup plus sur le financement d'associations locales dont les noms seront communiqués en amont. » De quoi impliquer directement les acteurs locaux. Et offrir l'opportunité aux festivaliers de participer plus avant au processus de redistribution équitable mis en œuvre. « Bien sûr, ce ne sera pas le seul moyen de récupérer l'argent restant sur son bracelet », précise t-il. Des stands dédiés sur le festival, et un site web actif pendant un mois après sa clôture, permettront de se faire rembourser.

Philippe Astor POUR ALLER PLUS LOIN :

- Blockchain et spectacle vivant (focus nov. 2016)
- La billetterie du futur (focus mai 2015)

[1] Maxime Faget était stagiaire à l'Irma en 2014

[2] Maxime Faget préfère parler de « shadow monnaie » ou monnaie locale complémentaire plutôt que crypto-monnaie

EditA 2017 aura lieu à Toulouse

mer, 03/08/2017 - 14:53

Le 13 mai prochain, le Metronum à Toulouse accueillera la troisième édition d'Edita, le salon de la création et de l'édition musicale. Au programme de cette première édition non parisienne, des tables rondes, un speed meeting, un atelier Sacem et des showcases.

C'est fort du succès des deux premières éditions que la fédération Eifeil, créatrice d'Edita, a choisi d'exporter son salon de l'édition musicale dans les métropoles régionales où la culture est au coeur des événements majeurs. Et pour 2017, c'est la ville de Toulouse qui a été choisie. L'événement prendra donc place au Metronum le 13 mai prochain. Organisées autour de sujets d'actualité, ces rencontres aborderont des sujets très variés : le métier d'éditeur, les financements de la création, le numérique, le transmédia, la musique à l'image… Des intervenants d'horizons divers animeront tous les panels et aborderont toutes les facettes de chaque sujet.

La journée sera ainsi rythmée par 4 tables rondes, 1 speed-meeting (rencontres entre auteurs, compositeurs et éditeurs de musique),1 atelier Sacem (rencontres avec les acteurs de la gestion collective) et 2 showcases qui viendront clore la journée. Le salon sera également l'occasion de retrouver les nombreux exposants, et de remettre le Prix lycéen de la création.

Éditeurs indépendants, labels-éditeurs et futurs éditeurs, créateurs (auteurs, compositeurs, réalisateurs…), managers et agents, producteurs audiovisuels et réalisateurs, mais aussi tous les publics, ce sont pas moins de 1 000 participants qui sont attendus pour cette troisième édition, toujours en entrée libre.

>> En savoir plus

L'Espace E accueille les entrepreneurs hip hop

mar, 03/07/2017 - 19:43

Le centre culturel hip hop La Place a lancé en décembre son appel à projets pour Espace E, une plateforme dédiée à l'accompagnement d'entrepreneurs qui accueille sa première promotion ce mois-ci.

Espace E a pour objectif d'accompagner les entrepreneurs hip hop en favorisant l'échange d'expériences, la diversité de profils et l'accès à un équipement permettant l'expérimentation. Pour mener à bien cette mission, cet espace entrepreneuriat de La Place propose jusqu'à 20 postes de travail réservés à la journée ou au mois et un programme d'accompagnement à la carte.

Suite à l'appel à projets lancé en décembre pour intégrer Espace E, la sélection des 20 lauréats retenus vient d'être dévoilée :

Rekyou : Market place de mise en relation d'artistes amateurs et de studios d'enregistrement.

Difstyle : Bureau d'accompagnement d'artistes en danse Hip Hop spécialisé en diffusion, production et organisation d'événements.

They R Different : Interviews, articles et créations textiles.

Street art up : Agence de promotion de l'art urbain.

Le retour des pionniers : Média prenant la forme d'un "google" des artistes Hip Hop français.

U.One Média : Groupe digital transmédia consacré à la street culture.

Nohell : Collectif d'artistes et label de musiques urbaines 360° - évènementiel, communication, management artistique et production audiovisuelle.

Too High Spirit : Ecole de pensée artistique, dont l'objectif principal est de penser le monde à travers la pratique des arts.

Camion Scratch : École de scratch itinérante d'Europe, le camion scratch se transforme à chaque évènement et toutes les disciplines issues de la culture Hip Hop y sont pratiqués.

Background : Tourisme alternatif qui propose de découvrir Paris à travers le prisme de sa culture Hip Hop. Les expériences proposées reposent sur la rencontre d'artistes qui dévoilent le « work in progress » de leur travail et réalisent une médiation directe au sein de leur contexte de création.

Sebery Investment : Conseil en gestion de patrimoine éthique pour les artistes Hip Hop et les sportifs de hauts niveaux.

Grand Dandysme : Conseil stylistique et réalisation de pièces uniques et sur mesure, que ce soit pour la scène ou les clips.

Din Records : Label de musique fondé par Proof et Sals'a, anciens membres du groupe Ness & Cité. Les artistes actuels du label sont Médine, Alivor, Brav et Tiers Monde.

In Live we trust : Agence de direction artistique spécialisée dans les cultures urbaines fondée par Raphael Favero-Longo.

Ready or not : Événements, label musical et market place spécialisée Hip Hop.

One Two Three Rap ! : Association pédagogique créée en 2012 oeuvrant pour l'empowerment de la jeunesse en proposant l'apprentissage de l'anglais à travers la culture américaine et la Hip Hop based Education.

Wespot : La première application géolocalisée pour trouver des spots et des training de sport urbain.

Dezignlabz : Agence Graphique officiant essentiellement dans le design, le packaging et la communication visuelle. Elle est à l'origine d'une centaine de pochettes de disque.

RStyle : Depuis plus de 17 ans, l'équipe s'active à la promotion et à la valorisation des cultures urbaines, du graffiti à la danse en passant par le sport et le cinéma.

1000 visages : Association fondée par Houda Benyamina. Entourée d'un groupe de jeunes cinéastes issus de milieux populaires, elle a pour ambition de rendre le milieu du cinéma plus accessible aux personnes éloignées de l'offre culturelle.

Le site d'Espace E - La Place

Agenda pro. : semaine du 6 au 10 mars

lun, 03/06/2017 - 10:40

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, congrès, etc.

7 MARS

TABLE RONDE
Entreprendre dans la culture
Aix-en-Provence


8 MARS - 11 MARS

RENCONTRE
La chanson : valorisation, collaboration et la chanson de demain
Marseille


8 MARS - 10 MARS

CONFÉRENCE
International Live Music Conference
Londres


8 MARS

SALON
Salon audio-numérique
Reims

8 MARS

ATELIER
Crowdfunding avec Ulule à La Place hip hop
Paris


9 MARS

CONFÉRENCE
Auteurs & co
Paris


9 MARS

SOIRÉE
French Tech Culture #2
Arles


9 MARS

ASSISES DES DAC
Culture et citoyenneté, quels défis à relever ?
Strasbourg


10 MARS

FORUM
Music Industry Careers Day
Tottenham

RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

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