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GAËL FAYE : LE LIVE REPORT !

Live Report du Concert de Gaël Faye + J.P. Manova - 03 Mars 2017
 
 
Ce soir c’est JP Manova qui ouvre la scène, ou plus précisément, DJ EMII, son acolyte féminine pour la soirée. 
Quelques instants après elle notre rappeur de Barbès débarque pour lancer son flow sur « 19h07 », titre de son premier album sorti en 2015. 
 
C’est armé d’une solide présence scénique et de nombreuses années d’expérience qu’il nous propose 9 morceaux dont « pas de bol », « is everything right », « Sankara », « A quel point » … qui dépeignent notre société et ses difficultés, ses contraintes, ses absurdités, le tout avec un peu d’humour. 
Les clips de ces morceaux sont tous visibles sur le net.
 

 

Les beats sont forts, le flow percutant et captivant, le public est dedans et chante même sur quelques refrains, il y a des connaisseurs dans la salle !

 

 

Malgré quelques soucis techniques il ne perd pas le nord, lance même un défi à DJ EMII de nous ambiancer avec une chanson triste. 
Ce sera « Non je ne regrette rien » d’Edith Piaf qui s’enchainera en « Fu-gee-la » des Fugees…
 
Leur set fut cours mais parfait pour annoncer la venue de Gaël Faye juste après eux.
 
Il faut savoir que c’est la première date d’une nouvelle tournée pour Gaël, tournée qui annonce le prochain album pour cette année, « Rythmes et botanique » et qu’il a choisi l’EMB pour le faire savoir car il se sent en confiance ici.
 
Ce sont ses complices qui arrivent en premier, DJ Blanka pour se mettre aux platines, et Guillaume Poncelet qui s’installera au piano, dos au public.
 
Dans la pénombre Gaël arrive sagement, prend le micro et nous balance d’emblée de nouveaux morceaux inédits mais qui pourtant nous semblent si familier tant l’envie de partage et l’implication qu’il y met sont parfaites. 
 
Il y aura « Solstice », « Dinosaures », « Tôt le matin », puis un mot pour nous expliquer l’origine de ces thèmes et indiquer que l’album a été conçu au bord du Lac Kivu, au Rwanda, son pays d’origine ou il vit maintenant et passe la plupart de son temps.

 

 

Personnellement J’ai beaucoup aimé « Trop courir » avec sa belle intro au piano et ses paroles critiquant notre monde moderne, ainsi que « Paris Métèque » et son ode à notre capitale si cosmopolite et dure à a fois.
 
Il y également « Tropical » sur lequel le public ondule tout en douceur grâce aux airs latins lancés par DJ Blanka, et « Ballade brésilienne » ou là je suis impressionné par Guillaume Poncelet, qui jouant l’air au piano de la main gauche, saisira sa trompette de la main droite, utilisant les 2 instruments simultanément.
 
Après cela Gaël fait séparer la foule en 2, (un paradoxe pour celui qui cherche toujours à rassembler les gens), le but étant simplement de faire chanter -faya faya- aux spectateurs lors du refrain de sa chanson « Freestyle faya », chanson qui se terminera par une ovation… le public adore.
 
Dans la foulée on a droit à une petite battle entre DJ Blanka et Guillaume à la trompette, avant que Gaël n’entonne « je pars », un morceau d’inspiration cubaine bien connu de son premier album et dans lequel DJ Blanka nous glissera un petit mix avec du Coolio et « Gangster’s paradise », et effectivement à la fin…, il part !
 
Mais pas d’inquiétude car très vite le revoilà pour nous parler de son premier album, mais aussi de son roman racontant son enfance et ses longues après-midi d’ennui. 
 
Il apprécie les réactions positives du public à ses évocations car on le sent ému et heureux au moment de chanter « L’ennui des après-midi sans fin ».

 

 

C’est ensuite en mode piano/voix qu’il interprètera cette chanson pleine d’humanité qu’est « Metis », les gens chantant avec lui, les bras levés, et Gaël dansant, se déhanchant comme il aime, et savourant à fond le moment.
 
Il terminera son set et cette belle soirée par « ma femme », cet hommage à sa femme, sa première inspiration, sa muse toujours présente à ses côtés pour l’encourager et qu’il a voulu remercier au travers de ce morceau conçu avec Guillaume, son fidèle acolyte depuis le début. 
 
DJ Blanka lui s’occupera avec ses machines de simuler une section de cuivres pour ce morceau très punchy (mais très beau) à la fois dans ses paroles et dans sa musique.
 
PS : Ces quatre derniers morceaux figurent sur son premier album « Pili Pili sur un croissant au beurre » sorti en 2013, pour les autres on espère les trouver sur le prochain, qui s’appellera « rythmes et botanique ».

 

 

Live report réalisé par Arnold Pijot.

ajouté par La Com'

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