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JUPITER OKWESS + VAUDOU GAME : LE LIVE REPORT !

Live Report de Vaudou Game + Jupiter Okwess - EMB Sannois – 24/03/2017

 
L’afrique vient à nous ce soir avec sa bonne humeur et sa chaleur pour lancer officiellement le printemps 2017. 
Au menu nous avons Vaudou Game et Jupiter Okwess, 2 styles différents pour un même continent. 
 
D’abord il y a Peter Solo, alias Vaudou Game, ce natif du Togo ouvre la soirée avec son groupe comprenant Vincent aux claviers, Jérôme au saxophone, Guilhem au trombone, Simon à la basse et Hafid à la batterie pour nous jouer quelques morceaux.
 
 
 
 
En 2014 ils avaient sorti un très bon premier album d’afro-funk avec dedans PAS CONTENTE, ce tube qui avait investi mes radios préférées. 
 
Leur 2eme album KIDAYU est sorti il y a peu, et en digne successeur du précédent il contient le très bon single LA VIE C’EST BON, qui sera repris en cœur par le public très réceptif aux paroles de Peter !
Torse nu mais vêtu de son pantalon vert préféré, il va nous interpréter plusieurs nouveaux extraits de ce nouvel album comme NATURAL VAUDOU, CHERIE NYE, DON’T GO et ON SE POUSSE qui seront entrecoupés d’explications sur le vaudou tel qu’on le connait au Togo, son pays d’origine. 
 
Il aime communiquer, il nous demande par exemple si la vie c’est bon à Sannois, et insiste pour qu’on dise oui, expliquant que la vie devient belle quand on le dit. 
Il est rempli de bonne énergie ce Peter, très communicative en plus, le public chantant avec lui le refrain de ses tubes, et ne perdant pas une miette de son déhanché, le sourire toujours accroché aux lèvres. 
 
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Ensuite c’est la venue de Jupiter & Okwess, combo congolais qui a déjà passé plus de 30 ans sur les scènes du monde entier à partager ses rythmes endiablés, mélange de rumba congolaise, d’afrobeat, de funk, de rock… qui va enflammer l’EMB. 
 
Jupiter alias le Général Rebelle c’est le leader, plus de 40 années de carrière, il a commencé à mélanger les sonorités africaines et les grooves occidentaux dès les années 70 au retour d’un séjour en Europe. 
 
Okwess International c’est son groupe, dont la plupart des membres ont été renouvelés au début des années 2000 et avec aujourd’hui Montana à la batterie (vêtu de son masque de luchador, ces fameux catcheurs mexicains), Yendé à la basse et au chant parfois, Eric et Richard aux guitares et Blaise aux percussions et au chant. 
 
 
 
 
Ils viennent de sortir un nouvel album KIN SONIC, et enchainent les concerts pour le présenter. 
 
Ce qui frappe d’entrée c’est la puissance rythmique quand le premier morceau KWE-NGIENDA est lancé, un classique du groupe qui semble ne jamais vouloir prendre de pause. 
 
Ca se déhanche, sur scène comme dans la salle, il n’en fallait pas plus pour que le public adhère.
 
Ils vont ensuite nous jouer la plupart des morceaux du nouvel album pour 1h20 de transe musicale, il y aura notamment BENANGA qui parle d’une fête de mariage, PONDJO PONDJO qui est une invitation à pénétrer au fin fond de la forêt africaine et MUSONSU, une chanson hommage à la femme. 
 
C’est l’occasion d’en faire monter sur scène, les premières sont hésitantes mais vite suivies par d’autres pour venir danser au milieu des musiciens. 
 
Même quelques hommes se joignent à la fête, on dirait une troupe de danseurs, joyeux et heureux, le moment sera vraiment à retenir dans cette soirée endiablée. 
 
 
 
 
Il y aura bien d’autres morceaux de joués, comme l’envoutant NGANDJO sur lequel nous entendrons la jolie voix de Yendé, le très énergique et déjanté OFAKOMBOLO ou encore HELLO et son rythme hypnotisant dont on peine à se défaire, je l’ai adoré celui-là. 
 
Certains de ces titres étaient déjà sortis l’an dernier sur un EP nommé TROPOSPHERE, en collaboration avec Damon Albarn (le leader de Blur, Gorillaz… et habitué depuis quelques temps aux collaborations groove et afro, comme avec Tony Allen, Bobby Womack…). 
 
Cette collaboration est la preuve d’une reconnaissance internationale et populaire méritée pour Jupiter, qui n’est pas prêt de prendre sa retraite vu sa prestation de ce soir, croyez-moi. 
 
Juste après 13 titres joués et la traditionnelle présentation des musiciens, le public les acclament tellement que c’est reparti pour quelques morceaux, ca danse, saute, remue du bassin, seul ou à 2, tout le monde à sa manière prend du plaisir à bouger sur cette musique qui ne s’arrête jamais. 
 
(J’ai même vu pendant ce rappel un groupe d’une dizaine personne faire la chenille, preuve que la musique peut complètement désinhiber les gens! Mais chut cela restera entre nous)
 
En tout cas après cela, il était évident que le week-end serait ensoleillé.
 
Live report réalisé par Arnold Pijot.
 

 

ajouté par La Com'

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