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THE SONICS + LYSISTRATA : LE LIVE REPORT

Live Report de The Sonics + Lysistrata (28/04/2017)
 
 
 
 
Ce soir c’est Rock N’Roll à l’EMB, avec les légendaires Sonics, le groupe de rock garage des 60’s qui a inspiré certaines de nos idoles. 
 
Et juste avant eux pour chauffer la salle il y a Lysistrata, un jeune trio français de rock alternatif qui va nous déboucher les oreilles. 
 
Composé de Ben à la batterie, Max à la basse et Théo à la guitare, ce trio va entamer son set par un morceau ambiance métal, ou les 3 amis donnent (fort) de la voix ensemble comme pour nous indiquer qu’ils ne sont pas là pour plaisanter. 
 
 
 
 
Ils sont plein d’énergie et vont nous interpréter dans la foulée 5 autres titres très percutants, instrumentaux ou bien chantés tour à tour par Max, Théo ou Ben, dans une ambiance il est vrai plutôt mitigée au départ. 
 
Mais à force de travail et de conviction ils ont réussi à séduire ce public qui n’était pas là pour eux, à chaque morceau joué les applaudissements étant plus intenses. 
 
On pourra dire qu’ils ont donné de leur personne. 
 
 
 
 
Mais revenons-en à nos légendes des 60’s (qui vont se faire attendre pendant près de 40 minutes). 
 
Quand le speaker lance un puissant « Ladies and Gentlemen, this is The Soniiiiics », pour annoncer l’arrivée du groupe sur scène, on s’aperçoit qu’il n’y a ce soir qu’un seul membre d’origine de ceux qui ont inspiré le punk et influencé Iggy Pop, Kurt Cobain, Robert Plant et bien d’autres, c’est Rob Lind le saxophoniste. 
 
 
Le reste de la bande avec malgré tout une moyenne d’âge assez élevée également, se compose de musiciens qui ont plus que fait leurs preuves dans d’autres groupes, Jake Cavaliere aux claviers, Dusty Watson à la batterie, Evan Foster à la guitare et Freddie Dennis à la basse et au chant, tous vêtus de chemises country noires aux motifs brodés de rouge. 
 
Freddie m’impressionne d’entrée avec la puissance et la justesse de son chant lorsque résonne un de leurs hymnes, CINDERELLA, issu de leur second album de 1966 et qui va lancer leur show. 
 
Suivront SHOT DOWN, sur lequel Rob (70 ans passés) après quelques hésitations sur son placement et son jeu de scène avec Evan (le plus jeune de la bande ce soir) fait sonner tour à tour son saxophone et son harmonica, puis C’MON EVERYBODY, reprise du tube d’Eddie Cochran qui fait danser toute la salle, nous rappelant ainsi que le rock n’a pas d’âge. 
 
Après un petit speach sur leur dernier album sorti en 2015, Rob qui a toujours le sourire lance SUGAREE, un nouveau morceau, avant de revenir en 1965 avec HAVE LOVE WITH TRAVEL que le public de connaisseurs reconnait dès les premières notes et applaudit de plaisir aussitôt. 
 

 
Sur BACK IN THE CAR, Rob fait participer le public en l’invitant à lancer avec lui 3 fois de suite des Yeaaaah avec le poing levé. On ne se fait pas prier tellement que l’on est dans l’ambiance, les solos de guitare d’Evan chauffent encore plus l’atmosphère, on est dans une vraie soirée de Rock N’Roll, les gens dansent, de petits pogos se lancent au milieu du public, on est revenus 40 ans en arrière et c’est bon. 
 
Vient maintenant LOUIE LOUIE, un classique de 1966 sur lequel le public fera une ovation aux Sonics, puis BOSS HOSS venu tout droit de leur premier album de 1965, tout comme MONEY sur lequel Rob, Evan et Freddie, s’essayent à une petite danse sympathique comme pour montrer qu’ils sont toujours en jambe.
 
Nous avons droit ensuite à leur version hyper punchy du déjà très énergique LUCILLE de Little Richards et sur laquelle chantera Jake, le clavier. Cela donnera encore l’occasion à certains spectateurs de tenter de petits pogos, mais avec un public qui n’a plus 20 ans non plus cela cessera vite.
 
 
Quelques petits remerciements à l’attention de leur première partie, Lysistrata, et du public chaleureux de ce soir, et cela sent la fin.
 
Il y a une pause de quelques minutes, avant un rappel de 3 titres entamés avec un solo de guitare d’Evan qui sait ce qu’il fait, il envoi du lourd, et ça enchaine sur DOCTOR, puis STRYCHNINE et enfin l’incontournable WITCH, leur premier tube avec lequel ils ont l’habitude de conclure tous leurs concerts. 
 
Ce classique est toujours l’occasion de faire participer le public plus que ravi, et de finir le show de la meilleure des manières. 
 
Ils nous ont joués 21 morceaux en 1h10, un set de courte durée, mais on les excuse vu leur âge et surtout avec l’intensité et le cœur qu’ils y ont mis ce soir, on se dit que ce n’est pas bien grave.
 
Live report réalisé par Arnold Pijot.

ajouté par La Com'

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